Linux

🔗 Les alias Linux : créer des raccourcis dans le terminal

Les alias permettent de créer des raccourcis personnalisés pour des commandes Linux. Ils sont très utiles pour simplifier des commandes longues ou ajouter des options par défaut.


📑 Sommaire


🔧 Qu’est-ce qu’un alias ?

Information
Un alias est un raccourci qui remplace une commande par une autre.

Exemple :

ll = ls -l

Lorsque vous tapez ll, Linux exécute en réalité ls -l.


📂 Exemple classique : ll, la et l

Sur certaines distributions, ces alias ne sont pas activés par défaut.

ll

Peut donner :

ll : commande introuvable
Attention
Les alias peuvent varier selon les distributions (Ubuntu, Debian, CentOS, Fedora...).

Les commandes équivalentes sans alias sont :

ls -l
ls -la
ls -CF

---

➕ Créer un alias

Syntaxe

alias nom='commande'

Exemple simple

alias ll='ls -l'

Exemple avec options

alias la='ls -la'
alias l='ls -CF'

---

Astuce
Les alias sont actifs uniquement dans le shell courant (temporaire).

---

📋 Lister les alias existants

alias

Exemple de sortie :

alias ll='ls --color=auto -l'
alias la='ls --color=auto -la'

---

🗑️ Supprimer un alias

Syntaxe

unalias nom

Exemple

unalias ll

Cela supprime l’alias uniquement dans la session actuelle.

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Supprimer tous les alias

unalias -a

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🚫 Exécuter la commande sans alias

Si un alias existe mais que vous voulez exécuter la commande originale :

\ls

Le backslash ignore les alias.

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Important
Un alias peut masquer une commande système. Toujours vérifier avec type.

---

Vérifier si une commande est un alias

type ls

Exemple :

ls is aliased to `ls --color=auto'

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⚙️ Exemples pratiques réels

🧩 1. Alias pour cp sécurisé

Ajout du mode interactif pour éviter les écrasements accidentels :

alias cp='cp -i'

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🧩 2. Alias de sauvegarde automatique

alias safecp='cp --backup=numbered'

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🧩 3. Alias utile pour logs

alias log='journalctl -xe'

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🧩 4. Alias dangereux à éviter

alias rm='rm -i'

Utile pour éviter les suppressions accidentelles, mais peut gêner les scripts.

---

🔁 Exemple complet : cp + alias + suppression

alias cp='cp -i'

cp fichier1 fichier2

Résultat : confirmation avant écrasement.

Supprimer l’alias :

unalias cp

---

💾 Rendre les alias permanents (.bashrc)

Information
Les alias créés avec la commande alias disparaissent à la fermeture du terminal.

Pour les conserver :

nano ~/.bashrc

Ajouter :

alias ll='ls -l'
alias la='ls -la'
alias l='ls -CF'

Puis appliquer :

source ~/.bashrc

---

Alternative : sans modifier .bashrc

Vous pouvez aussi créer des alias uniquement pour la session actuelle :

alias ll='ls -l'

Ils seront supprimés à la déconnexion.

---

Bonnes pratiques

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📌 Résumé

Commande Action
alias ll='ls -l' Créer un alias
alias Afficher les alias
unalias ll Supprimer un alias
unalias -a Supprimer tous les alias
\ls Ignorer les alias
type ls Vérifier alias/commande

---

À retenir
Les alias sont des raccourcis temporaires puissants pour améliorer la productivité dans le terminal Linux.

Ajouter un utilisateur sudo

sudo.jpg

La commande sudo est un programme conçu pour permettre aux utilisateurs d'exécuter des commandes avec les privilèges de sécurité d'un autre utilisateur. Par défaut, l'utilisateur root

Dans ce guide, nous allons vous montrer comment créer un nouvel utilisateur sur un système Debian et lui donner un accès sudo

Vous pouvez utiliser ce compte utilisateur pour exécuter des commandes admins sans vous connecter à votre serveur Debian en tant qu'utilisateur root.

Créer un utilisateur Sudo

Suivez les étapes ci-dessous pour créer un nouveau compte utilisateur et lui donner un accès sudo. Si vous souhaitez configurer sudo pour un utilisateur existant, passez à l'étape 3.

1. Se connecter à la machine Linux

Se connecter en premier lieu avec le compte root de la machine

2. Création d'un compte utilisateur

Créer un utilsateur en utilisant la commande adduser. Ne pas oublier de remplacer username par le nom d'utilisateur à créer :

adduser username
Le terminal vous demande de taper le mot de passe pour le nouvel utilisateur et de confirmer. Pensez à créer un mot de passe suffisamment sécurisé  (combinaison de lettres, chiffres et caractères spéciaux).
Adding user `username' ...
Adding new group `username' (1001) ...
Adding new user `username' (1001) with group `username' ...
Creating home directory `/home/username' ...
Copying files from `/etc/skel' ...
New password:
Retype new password:
passwd: password updated successfully

Une fois que vous avez défini le mot de passe pour l'utilisateur, la commande créée un répertoire de base pour l'utilisateur, copie plusieurs fichiers de configuration dans le répertoire de base et vous invite à définir les informations du nouvel utilisateur. Si vous souhaitez laisser toutes ces informations vides, appuyez simplement sur ENTER pour tout accepter sans rien remplir.

Changing the user information for username
Enter the new value, or press ENTER for the default
    Full Name []:
    Room Number []:
    Work Phone []:
    Home Phone []:
    Other []:
Is the information correct? [Y/n]

3. Ajouter l'utilisateur au groupe sudo

Par défaut, sur les systèmes Debian, les membres du groupe sudo ont un accès sudo. Pour ajouter un utilisateur au groupe sudo, utilisez la commande usermod .
Remplacer username par le nom d'utilisateur créé plus haut :

usermod -aG sudo username

Tester l'accès sudo

Basculer sur le compte utilisateur créé :

su - username
Utiliser la commande sudo whoami pour savoir si vous êtes connecté avec le bon compte :
sudo whoami
Si l'utilisateur a un accès sudo, le résultat de la commande whoami sera root:
root

Le cas où sudo n'est pas installé. 

Dans cette partie nous allons voir le cas ou sudo n'est pas installé par défaut. C'est le cas par exemple sur la version cd de Debian. 

I L'installation de sudo en fonction de l'OS.

Dans le cas d'un debian ou ubuntu : 

apt-get install sudo

Dans le cas d'un red hat ou CentOS :

yum install sudo

II Ajout de droits sur un utilisateur : 

Dans ce cas, la création d'un utilisateur est nécessaire. Il faut donc faire en sorte d'avoir les droits root. 

adduser <nomuser>
su #se mettre en root

On va donc ensuite modifier le fichier qui modifie les droits sudo via cette commande :

visudo

Conclusion

Vous avez appris à créer un utilisateur avec les privilèges sudo. Vous pouvez maintenant vous connecter à votre serveur Debian avec ce compte utilisateur et utiliser sudo pour exécuter des commandes admins

DDClient - DynDns Client

Automatiser la gestion des adresses IP dynamiques

ddclient permet d'automatiser la mise à jour d'une adresse IP dynamique reliée à un nom de domaine (de 213.95.41.11 à www.ubuntu-fr.org par exemple). Ce système est extrêmement pratique quand il s'agit de créer un serveur web personnel accessible rapidement via un nom de domaine, alors que votre adresse IP change régulièrement.

Installez le paquet ddclient.

sudo apt install -y ddclient

La touche espace sert à sélectionner la redirection "[] Nomduhost.dyndns.com"

Commencez par générer le fichier de configuration en tapant :

sudo dpkg-reconfigure ddclient

Tout d'abord, vous devrez spécifier le service à utiliser. Le ou les noms de domaines qui pointeront vers l'adresse IP dynamique. L'identifiant et le mot de passe avec lesquels vous vous êtes inscrit au service.

ddclient peut prendre connaissance de l'adresse IP dynamique de diverses manières :

Paramètre Signification
web à partir d'une page web
if par une interface réseau (ex : ppp0, eth0…)
fw en interrogeant le routeur
cmd en exécutant une commande
Si vous avez choisi une autre option que « web », il sera nécessaire de modifier le fichier « /etc/ddclient.conf » par la suite afin de spécifier l'interface, l'adresse IP du routeur ou la commande à employer.

Si vous êtes derrière un routeur, ce n'est pas l'ordinateur qui initiera la connexion. Par conséquent, répondez « Non » à la question « Faut-il lancer ddclient lors de la connexion PPP ? ».

L'avant-dernière question vous propose de faire tourner ddclient en tâche de fond (daemon). Puisque le but est d'automatiser la mise à jour de l'adresse IP, répondez « Oui ».

Enfin, vous pouvez définir un délai entre les vérifications. Par défaut, celles-ci s'effectueront toutes les 300 secondes (5 minutes).

ddclient.conf

Maintenant que vous avez répondu aux questions, nous pouvons modifier le fichier « /etc/ddclient.conf » afin d'affiner les réglages.

Celui-ci se présente sous cette forme :

pid=/var/run/ddclient.pid 
ssl=yes
protocol=dyndns2            #ou zoneedit1 si vous utilisez zoneedit
use=web
server=members.dyndns.org   #ou dynamic.zoneedit.com si vous utilisez zoneedit
login=identifiant
password='motdepasse'
nom.de.domaine              #si plusieurs nom de domaine, separez par ','

Exemple de configuration DynDns OVH :

protocol=dyndns2

use=web
server=www.ovh.com
login=my-domain.com-user
password='passworddemy-domain.com-user'
subdomain.my-domain.com

use=web
server=www.ovh.com
login=my-domain.com-user1
password='passworddemy-domain.com-user1'
subdomain1.my-domain.com

# ...

Si vous utilisez l'option « ssl=yes », veillez à ce que le paquet libio-socket-ssl-perl soit installé. Votre version de ddclient doit être supérieure à 3.7.0 (cf. le site de DynDNS).
Option Signification
ssl connexion sécurisé lors de l'échange avec DynDNS
protocol service utilisé pour effectuer la liaison
use comment identifier l'adresse IP
server serveur utilisé pour effectuer la mise à jour
login l'identifiant pour le service
password le mot de passe pour le service
wildcard Définit si les adresses du type *.nom.de.domaine fonctionnerons

Intéressons nous à l'option use. Celle-ci accepte plusieurs paramètres :

Paramètre Signification
web donne l'adresse IP à partir d'une page web (par défaut)
cmd donne l'adresse IP en exécutant une commande
fw donne l'adresse IP en interrogeant un routeur
if donne l'adresse IP à partir d'une interface réseau (ex. : ppp0, eth0, etc.)
ip donne l'adresse IP à partir d'une adresse IP

Pour utiliser la plupart de ces paramètres, il vous faudra rajouter quelques lignes au fichier de configuration.

Exemple d'obtention à partir d'une interface réseau :

use=if
if=ppp0

Exemple d'interrogation d'un routeur :

use=fw
fw=ip_du_routeur
fw-login=identifiant_du_routeur
fw-password=motdepasse_du_routeur
Par défaut, ddclient récupère la première adresse IP qu'il trouve. Lorsque l'option fw est utilisée, il est possible que votre routeur ne fournisse pas la bonne. Pour palier ce problème, vous avez la possibilité de spécifier directement le modèle du routeur. Pour obtenir la liste des routeurs pris en charge par la version de ddclient installée, saisissez la commande suivante :
ddclient --help | grep use=

Pour vérifier que la configuration fonctionne:

sudo ddclient -daemon=0 -debug -verbose -noquiet
ddclient utilise un fichier cache en local afin d'éviter de trop solliciter le serveur (certains serveurs limitent la périodicité des mises à jour). On peut alors voir apparaître le message skipped: IP address was already set to xxx.xxx.xxx.xxx

Il est alors nécessaire de supprimer le cache local, afin de forcer ddclient à mettre à jour le serveur :

sudo rm /var/cache/ddclient/ddclient.cache

Exemple de configuration pour le service noip (fichier ddclient.conf) :

ssl=yes
protocol=noip
use=web, web=checkip.dyndns.com/, web-skip='Current IP Address'
server=dynupdate.no-ip.com
login=votrelogin
password='motdepasse'
votreserveur.no-ip.biz

Ajout d'un enregistrement MX à votredomaine.dyndns.org

→ Voir l'article Wikipédia pour la définition et son utilité.

L'astuce ici est de créer un second enregistrement sur votre compte dyndns.org du style mxvotredomaine.dyndns.org et qui sera également mis à jour par le démon.

Après avoir créé mxvotredomaine.dyndns.org, il vous faut modifier le fichier /etc/ddclient.conf de la sorte :

pid=/var/run/ddclient.pid
protocol=dyndns2
use=web
#use=if; if=web
server=members.dyndns.org
login=votre_login
password='votre_password'
mx=mxvotredomaine.dyndns.org    ← Adresse de l'enregistrement MX
backupmx=no                     ← Votre enregistrement MX est prioritaire
votredomaine.dyndns.org,mxvotredomaine.dyndns.org    ← Mise à jour de l'adresse MX

Rechargez ensuite ddclient :

sudo /etc/init.d/ddclient force-reload

Réglage complémentaire avec FreeDNS

Si vous utilisez un sous-domaine fourni par FreeDNS, il se peut que vous soyez confronté à ce message d'erreur :

FATAL: Error loading the Perl module Digest::SHA1 needed for freedns update.
FATAL: On Debian, the package libdigest-sha1-perl must be installed.

En attendant que le problème soit corrigé, il est possible de modifier le fichier /usr/sbin/ddclient et de remplacer « require Digest::SHA1 » par « require Digest::SHA » et « import Digest::SHA1 » par « import Digest::SHA ».

Source : Ask Ubuntu : How can I get ddclient to work with FreeDNS?

Pour supprimer cette application, il suffit de supprimer son paquet. La configuration de l'application sera conservée ou supprimée selon la méthode de désinstallation que vous choisirez.

Grub

Apprenez à maitriser Grub !

Déjà, qu'est ce que Grub ?

Derrière ce nom barbare se cache un programme très utile aux utilisateurs de Linux.
En vérité Grub est ce qu'on appelle un chargeur d'amorçage, ou (pour les anglophones bootloader). L'acronyme signifie the GRand Unified Bootloader ou littéralement le Grand Chargeur Unifié.

Je sais, ça ne veux rien dire ^^ mais ne vous inquiétez pas, nous allons clarifier ça tout au long de ce tutoriel.

Histoire et fonctionnement de Grub

Parlons tout d'abords du bien connu projet GNU.

Sa création

Le projet GNU a été créé par Richard Stallman en 1984 alors qu'il travaillait au MIT (au laboratoire d'intelligence artificielle). Il souhaitait selon ses dires créer un système d'exploitation libre et complet pour "ramener l'esprit de coopération qui prévalait dans la communauté informatique dans les jours anciens".

La mascotte de GNU est un gnou (en raison de sa prononciation anglophone).

Image utilisateur

Le terme GNU est un acronyme récursif pour Gnu's Not Unix (Gnu N'est pas Unix).
Il faut savoir qu'au moment de la création du projet GNU, le système UNIX était déjà bien lancé et reconnu par les informaticiens. GNU fut donc créé dans le but d'être compatible avec ce système.

En 1985, Stallman fonde la Free Software Foundation, structure logistique, légale et financière du projet GNU.
La FSF finance le développement du projet GNU et ce sont pour la plupart des communautés étudiantes américaines qui ont rendu ce projet viable. Le projet GNU se développe rapidement si bien que plusieurs sociétés contribuent au projet GNU en revendant ses logiciels, ou en offrant un support technique.

En 1990, GNU dispose de son propre éditeur de texte (Emacs), de son compilateur (GCC) et de la plupart des bibliothèques dont dispose Unix. Mais il manque encore un noyau.

Les systèmes 100% GNU sont des utopies mais il existe certains systèmes s'en approchant (comme Debian).
La totalité des distributions de Linux sont plus ou moins apparentées au projet GNU au point que Richard Stallman défendait l'appellation distribution GNU/Linux.

A ce stade, il manquait encore une pièce du puzzle : le noyau, et c'est ici que Linux fait son apparition.


L'arrivée de Grub

Grub est un programme de multiboot libre et gratuit.

Ce genre de programme se nomme bootloaderouchargeur d'amorçage. Il permet de choisir entre plusieurs systèmes d'exploitation (OS) sur une seul machine.

Grub a été créé en 1995 par Erich Boleyn à l'université de l'Utah. Avec l'aide de Brian FORD, il a créé un lanceur de multiboot. Erich a compris qu'il aurait plus vite fait d'écrire son propre chargeur plutôt que d'en modifier un autre.

Erich a ajouté de nombreuses fonctions à GRUB, mais d'autres priorités l'ont empêché de suivre les demandes du nombre croissant d'utilisateurs. En 1999, Gordon Matzigkeit et Yoshinori K. Okuji ont adopté GRUB comme un projet GNU officiel.

Sa principale fonction est de pouvoir supporter la spécification multiboot.
Ses concepteurs voulait qu'il soit en même temps :

  • Simple d'utilisation ;

  • Fonctionnel pour les experts et les concepteurs de noyau ;

  • Qu'il soit compatible avec les systèmes du moment.

Grub possède une interface de commande. Elle s'affiche automatiquement si il manque un fichier de configuration ou si il y a une erreur.

Contrairement à LILO, GRUB n'a pas besoin d'être réinstallé pour mettre à jour sa configuration. Une simple commande permet sa mise à jour sudo update-grub

GRUB est par ailleurs très flexible : il permet de charger aussi bien des systèmes compatibles avec le multiboot que des systèmes non-compatibles avec cette fonction (comme Microsoft Windows). Il supporte en outre beaucoup de systèmes de fichiers comme ext3, VFAT ou NTFS. GRUB est également compatible avec le mode Logical Block Address (anglais et pas très utile ici ^^ ).


Le boot

Venons en au boot.

What ?

Héhé :p

Derrière ce pavé se cache une notion fondamentale de l'informatique. Tout d'abord, en anglais, TO BOOT signifie INITIALISER.
En informatique, la procédure de boot est le démarrage de l'ordinateur en "passant la main" à un système d'exploitation.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Que se passe-t-il entre le moment où vous appuyez sur le bouton de mise sous tension de votre ordinateur et le moment où vous voyez le logo de votre OS avec sa barre de chargement ?

Image utilisateur

Pendant le moment ou vous voyez les écrans publicitaires avec les marques et logos de votre PC, un programme se charge : le BIOS.

Le BIOS (ou Basic Input Output System) va lire le MBR (Master Boot Record), premier secteur d'un disque dur ou se trouve la table des partitions et un programme : le bootloader.

Ce superbe programme, stocké sur la ROM (mémoire morte) ou sur la mémoire vive, va extraire le noyau du système d'exploitation (kernel en anglais) qui fera le lien entre logiciel et matériel et donne sa dernière instruction : l'exécuter.

Et ce bootloader cela peut être Grub.

Voila pour le début, la partie la plus ennuyeuse est passée. :p


Installation de Grub

Vous allez ici apprendre à installer Grub2 sur votre machine. Depuis la version 2, c'est devenu très facile ! ;)

ATTENTION !
La partie qui suit comporte certains risques, minimes certes mais pas inexistants.
Les opération décrites ici ont été effectuées par des millions de gens mais je ne saurais être tenu responsable des éventuels dommages rencontrés si vous vous écartez hors des sentiers battus.

Installation

Installer Grub2 n'est pas difficile, il vous suffit d'installer le paquet grub-pc, puis de lancer la configuration automatique :

$ sudo apt-get install grub-pc
$ sudo grub-install /dev/sdX // Remplacez le X par la lettre de votre disque-dur dans /dev/ (Exemple: /dev/sda)
$ sudo update-grub

Grub-install copiera tous les fichiers dont grub-pc a besoin dans le dossier /boot et la commande update-grub génèrera un nouveau fichier grub.cfg (voir plus loin).


Upgrade depuis la version précédente

La première version de Grub est peut-être déjà installée sur votre machine. Il est alors possible que Grub2 soit automatiquement mis à jour si la version de votre système est récente, mais pour les versions antérieures, vous serez probablement amenés à effectuer les manipulations suivantes :

$ sudo apt-get install grub-pc
$ sudo upgrade-from-grub-legacy

Durant l'installation, vous devrez configurer le disque sur lequel se trouve la partition /boot.

Image utilisateur

Voila, GRUB est enfin installé.
Si tout s'est bien passé, félicitations à vous. Si ce n'est pas le cas, reportez-vous à la partie "Réparation et Restauration" (en cours de rédaction :-° ) ou en attendant, aux forums ou bien envoyez moi un MP ;)


Configurez Grub2

Ce chapitre va vous permettre de vous faire la main avec Grub2 et de le configurer à vos envies.
A vos claviers !

Mise au point

Voici d'abord ce que la plupart d'entre vous ont (je dis la plupart car cela peut varier selon vos OS installés) :

Image utilisateur

Un Menu classique de GRUB

Ce n'est pas très accueillant, je vous l'accorde...


Les fichiers à modifier

Le fichier /etc/default/grub (debian)

On commence par ouvrir le fameux fichier (en root bien sur) :

# gedit /etc/default/grub // Pour Gnome
# kate /etc/default/grub // Pour KDE

Citation

# If you change this file, run 'update-grub' afterwards to update
# /boot/grub/grub.cfg.

GRUB_DEFAULT=0
GRUB_HIDDEN_TIMEOUT=0
GRUB_HIDDEN_TIMEOUT_QUIET=true
GRUB_TIMEOUT="3"
GRUB_DISTRIBUTOR=`lsb_release -i -s 2> /dev/null || echo Debian`
GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet splash"
GRUB_CMDLINE_LINUX=""

# Uncomment to disable graphical terminal (grub-pc only)
#GRUB_TERMINAL=console

# The resolution used on graphical terminal
# note that you can use only modes which your graphic card supports via VBE
# you can see them in real GRUB with the command `vbeinfo'
#GRUB_GFXMODE=640x480

# Uncomment if you don't want GRUB to pass "root=UUID=xxx" parameter to Linux
#GRUB_DISABLE_LINUX_UUID=true

# Uncomment to disable generation of recovery mode menu entrys
#GRUB_DISABLE_LINUX_RECOVERY="true"

Dans cette couleur bleue, ce sont les commentaires.
Dans cette couleur rouge, ce sont les parties actives qui seront traitées.

Le répertoire /etc/grub.d/ (debian)

La commande ls -al nous renvoie :

total 52
drwxr-xr-x   2 root root  4096 2009-11-09 23:45 .
drwxr-xr-x 169 root root 12288 2009-12-07 17:40 ..
-rwxr-xr-x   1 root root  3296 2009-10-24 02:44 00_header
-rwxr-xr-x   1 root root  1154 2009-10-24 02:31 05_debian_theme
-rwxr-xr-x   1 root root   783 2008-03-04 19:20 06_dell_theme
-rwxr-xr-x   1 root root  3778 2009-10-24 02:44 10_linux
-rwxr-xr-x   1 root root   772 2009-10-23 18:11 20_memtest86+
-rwxr-xr-x   1 root root  5467 2009-10-29 17:21 30_os-prober
-rwxr-xr-x   1 root root   214 2009-10-24 02:44 40_custom
-rw-r--r--   1 root root   483 2009-10-24 02:44 README

A l'exception du README, les autres sont des script bash. La génération du fichier grub.cfg va se passer tout simplement en exécutant l'ensemble de ces scripts dans un ordre croissant, l'ordre étant appliqué sur les numéros XX précédent le caractère _ dans le nom de ces scripts.

  • 00_header : script permettant la génération de l'en-tête du fichier grub.cfg. Cet en-tête est généré principalement à l'aide des informations que vous avez paramétrées dans le fichier /etc/default/grub.

  • 05_debian_theme : script permettant la génération des informations sur le thème graphique du menu de démarrage. À l'heure où j'écris ces lignes, sur Ubuntu 9.10, le thème est minimal : du texte blanc sur un fond noir.

  • 10_linux : script permettant de générer les entrées correspondant à votre système GNU/Linux hôte.

  • 20_memtest86+ : script permettant de générer les entrées memtest.

  • 30_os-prober : script permettant de détecter des nouveaux systèmes lors de la génération du fichier grub.cfg et de générer les entrées correspondantes. Il est normalement capable de détecter les systèmes avec un noyaux Linux, un noyau Hurd, les systèmes Windows et les systèmes Mac OS X.

  • 40_custom : script permettant de générer des entrées introduites manuellement dans ce fichier.

Le fichier /boot/grub/grub.cfg

Alors là, pas touche ! Si vous êtes sur Debian (Ubuntu par exemple), ce fichier est généré automatiquement par Grub après chaque mise à jour de votre part (n'oubliez pas de le faire après les modifications) : sudo update-grub

Sinon, vous pouvez le modifier ; le principe reste le même que plus haut (la syntaxe est un peu différente):


Modification des entrées

Ici, ça ce complique un peu (non, ne partez pas, j'ai dit un peu ! :p )

La ligne de base

Nous allons éditer la ou les lignes commençant par GRUB_DISTRIBUTOR (je n'en ai qu'une, mais je n'exclus pas la possibilité de systèmes un peu plus exotiques ^^ )

Ces lignes vont définir ce qui sera affiché à l'écran suivant les options choisies.

Choisissez parmi les options suivantes :

Citation : Doc

GRUB_DISTRIBUTOR=`lsb_release -i -s 2> /dev/null || echo Debian` # donne : Ubuntu, Linux 2.6...
#GRUB_DISTRIBUTOR=`lsb_release -d -s 2> /dev/null || echo Debian` # donne : Ubuntu 9.10, Linux 2.6...
#GRUB_DISTRIBUTOR=`echo -n $(lsb_release -cds 2> /dev/null || echo Debian)` # donne : Ubuntu 9.10 karmic, Linux 2.6....

Les autres

Il est aussi possible d'ajouter des entrées "manuellement". Pour cela, éditez le fichier /ect/grub.d/40_custom et ajoutez vos entrées. En effet, tout ce qui est présent dans ce fichier sera recopié tel quel dans le fichier grub.cfg.

Exemple:

Citation : 40_custom

### BEGIN /etc/grub.d/40_custom ###
# This file provides an easy way to add custom menu entries. Simply type the
# menu entries you want to add after this comment. Be careful not to change
# the 'exec tail' line above.

menuentry "Windows 7" {
set root=(hd0,1)
chainloader +1
}


Protégez Grub2 avec un mot de passe

Protéger automatiquement tous les recovery modes

Le recovery mode est un mode de Linux vous permettant de réparer votre OS en cas de problème et vous offre notamment un shell normal ainsi que plusieurs autres options intéressantes.

Pour le protéger, il vous suffit de dé-commenter cette ligne du fichier /ect/default/grub :

Citation : menu.lst

#GRUB_DISABLE_LINUX_RECOVERY="true" // Enlevez le #

On n'oublie pas de mettre à jour :

$ sudo update-grub

Ainsi Grub ne génèrera plus d'entrée recovery dans son menu. Notez cependant que le jour où vous avez un problème, vous risquez fort de devoir booter sur un Live CD pour la re-commenter.

Protéger entièrement le menu

Vous pouvez également protéger avec un mot de passe tout le menu.
Ce How To m'a été proposé dans les commentaires. Je ne traiterai pas cette partie plus en détail car :


Le démarrage

Citation

GRUB_DEFAULT=0

Surement la plus intéressante : elle vous permet de modifier l'entrée de votre menu sur laquelle vous allez booter automatiquement. La valeur peut être un nombre naturel (définissant la position) ou saved. Ce dernier indique que l'entrée choisie au dernier démarrage sera la prochaine entrée par défaut. Lorsque cette ligne est commentée, la valeur par défaut est 0.

Citation

GRUB_TIMEOUT="5"

Cette ligne précise le nombre de secondes à attendre avant de booter sur le default. La valeur est soit un nombre naturel (secondes), soit -1. Ce dernier indiquera que le menu doit attendre indéfiniment. Précisons que si la valeur est 0, l'entrée par défaut sera bootée instantanément. Lorsque cette ligne est commentée, la valeur par défaut est 5.

Citation

#GRUB_HIDDEN_TIMEOUT=0

Permet de définir si le menu de démarrage doit être affiché ou non. Si ce paramètre est commenté, il sera affiché, sinon, sa valeur est un nombre naturel (secondes). Lequel définit le nombre de secondes à attendre avant de lancer le boot de l'entrée par défaut. Si cette valeur est supérieure à 0, pendant le nombre de secondes définies, vous aurez la possibilité de faire afficher le menu manuellement en appuyant sur Esc par exemple. Notez bien la différence avec le précédent : ici, vous ne verrez pas le menu.

Citation

#GRUB_HIDDEN_TIMEOUT_QUIET=true

Permet de définir si un chronomètre doit être affiché durant les GRUB_HIDDEN_TIMEOUT secondes définies dans le paramètre précédent. Sa valeur est true ou false. Lorsque cette ligne est commentée, la valeur par défaut est false.


Fond d'écran

Plutôt que de faire un vieux plagia, je préfère vous rediriger vers la doc, bien plus complète sur le sujet.

Le lien est le suivant :
http://doc.ubuntu-fr.org/grub-pc#exemple_fond_d_ecran

Notez cependant que ce n'est pas quelque chose d'essentiel, et que la plupart d'entre vous choisiront sûrement de ne pas afficher leur menu du tout.

Pas vraiment de conclusion, les choses vues dans ce chapitres sont assez diverses et variées.

Encore une fois, si vous avez rencontré un problème, vous pourrez vous reporter au chapitre sur les erreurs fréquentes (en cours de rédaction) ou bien poster un message sur les forums (pensez à faire une recherche avant, les forums grouillent de sujets sur les erreurs de Grub) ou encore m'envoyez un MP, je me ferai un plaisir de vous aider ! ;)


Configurez Grub-legacy

Dans ce chapitre, vous allez apprendre à configurer Grub (ou encore "Grub legacy", l'ancienne version) pour le rendre plus convivial et à terme plus sécurisé !

Déterminer l'ordre de boot

Prenez votre menu et définissez le numéro auquel va correspondre le système qui vous intéresse de cette façon :

Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic

Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic (recovery mod)

Ubuntu, memtest86+

Other operating systems:

Windows XP Media Center Edition

Windows NT/2000/XP

Microsoft Windows XP Embedded

Sur mon code :

  • Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic = 0

  • Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic (recovery mode) = 1

  • Ubuntu, memtest86+ = 2

  • Other operating systems = 3

  • Windows XP Media Center Edition = 4

  • Windows NT/2000/XP = 5

  • Microsoft Windows XP Embedded = 6

Notez bien le nombre qui vous intéresse : celui sur lequel vous désirez booter par défaut.


Méthode 1 : Le default

Une fois revenu sur votre bureau, ouvrez un terminal et entrez-y :

  • pour KDE :

    kdesu kate /boot/grub/menu.lst
  • pour Gnome :

    gksudo gedit /boot/grub/menu.lst
  • pour XFCE :

    sudo mousepad /boot/grub/menu.lst

Si vous n'avez pas compris, on va ouvrir le fichier cible de l'adresse /boot/grub/menu.lst.

Effectivement, ce n'est pas très digeste... :'(
Le mien est résumé ainsi :

default 0

timeout 15

hiddenmenu


title Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic
root (hd0,4)
kernel /boot/vmlinuz-2.6.17-10-generic root=/dev/sda5 ro quiet splash
initrd /boot/initrd.img-2.6.17-10-generic
quiet
savedefault
boot



title Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic (recovery mode)
root (hd0,4)
kernel /boot/vmlinuz-2.6.17-10-generic root=/dev/sda5 ro single
initrd /boot/initrd.img-2.6.17-10-generic
boot



title Ubuntu, memtest86+
root (hd0,4)
kernel /boot/memtest86+.bin
quiet
boot


title                Other operating systems:
root



title                Windows XP Media Center Edition
root                (hd0,0)
savedefault
makeactive
chainloader        +1

Remplacez tout simplement le chiffre suivant default par celui qui vous intéresse.

default X

Où X est le chiffre que vous avez choisi en première partie.

Enregistrez votre fichier, fermez et redémarrez.
Magique :magicien: , le curseur est déjà placé sur le choix que vous vouliez. Laissez passer le temps et Grub bootera sur votre choix par défaut.
C'est tout.


Méthode 2 : savedefault

Il existe une autre méthode afin de déterminer le système par défaut.

Grub vous propose de déterminer lui-même le système sur lequel vous allez booter, en ne choisissant pas n'importe lequel, mais le dernier état sauvegardé.

Question logique : comment sauvegarde-t-on ?

Regardez vos entrées, avec un peu de chance, vous devriez y voir au moins un savedefault. Cela signifie que vous allez automatiquement enregistrer ce choix comme choix par défaut pour le boot.

Placez donc savedefault après votre choix le plus important et prenez soin de le retirer aux autres.
Ensuite, remontez en haut du fichier et éditez encore une fois la ligne default X et changez le X par saved.

Grub sélectionnera automatiquement le système qu'il aura sauvegardé au préalable ;)


Annexes

Le timeout

Une chose qui peut être intéressante est de pouvoir modifier la ligne :

timeout 15

Cette ligne permet de régler le temps limite pour faire votre choix.

Les noms des systèmes

Autre chose : il est possible et facile de modifier les noms des systèmes.

Une partie de mon menu.lst :

title Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic
root (hd0,4)
kernel /boot/vmlinuz-2.6.17-10-generic root=/dev/sda5 ro quiet splash
initrd /boot/initrd.img-2.6.17-10-generic
quiet
savedefault
boot

Il suffit de modifier cette ligne :

title Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic

En :

title Ubuntu

Pour changer le nom et avoir un menu de boot plus simple.

La protection des entrées

Et oui ! C'est possible ! Grub vous permet de protéger votre système avec un mot de passe supplémentaire.

Et alors ? J'ai déjà un Mdp pour me connecter sur ma machine, moi !

C'est vrai. Néanmoins, ce que vous ne savez peut être pas, c'est qu'en mode recovery, vous avez accès à beaucoup d'éléments et notamment une console en root sans mot de passe ! C'est plutôt risqué !

Pour protéger Grub par un mot de passe, il vous faut déjà ... un mot de passe.
Grub vous propose par ailleurs de le crypter lui-même en md5 :

grub> md5crypt
md5crypt
Password: votre mot de passe
Encrypted: $1$gLhU0/$aW78kHK1QfV3P2b2znUoe/
grub> quit

Décommentez ensuite la ligne correspondant dans le menu.lst (en n'oubliant pas de changer le mot de passe encrypté par le vôtre !!!)

Citation

## password ['--md5'] passwd
# If used in the first section of a menu file, disable all interactive editing
# control (menu entry editor and command-line) and entries protected by the
# command 'lock'
# e.g. password topsecret
password --md5 $1$gLhU0/$aW78kHK1QfV3P2b2znUoe/
# password topsecret

Maintenant vous avez deux possibilités :

Protéger une seule entrée

C'est assez facile, ajoutez simplement lock à la suite de vos options sur le système voulu :

Citation

title Ubuntu 9.04, kernel 2.6.28-14-generic (recovery mode)
lock
uuid e77d8ae8-36d8-42d1-891d-2cf89dbf0b0c
kernel /boot/vmlinuz-2.6.28-14-generic root=UUID=e77d8ae8-36d8-42d1-891d-2cf89dbf0b0c ro single
initrd /boot/initrd.img-2.6.28-14-generic

Pour être sûr de ne pas vous planter, testez sur un ancien noyau ou un vieux truc histoire de ne pas rester coincé au menu.

Protéger tous les recovery mode

Encore une fois, cela va être assez rapide.
Remplacez :

Citation

# lockalternative=false

Par :

Citation

# lockalternative=true

Ainsi, tous vos recovery modes seront protégés et cela même après mise à jour du noyau ;)

Il est vrai que la première version est plus facile à configurer que la dernière, tout tient en un seul fichier (un peu "mastoc" certes :p ).

La structure des répertoires

Contrairement à MS-DOS, Unix voit ses disques comme une unique arborescence. Une partition contient la racine du système de fichier, qu'on note / (et non c:\ comme sous MS-DOS). D'autres partitions, des disquettes, des CD-ROM, etc., peuvent être "montés" dans des répertoires. Par exemple, sur la machine que j'utilise en ce moment, le contenu du CD-ROM est accessible dans le répertoire /mnt/cdrom. Une fois les différents systèmes de fichiers montés, leur utilisation est transparente, sauf dans quelques cas particuliers: impossibilité d'écrire sur un CD-ROM... Bien souvent, sur les systèmes importants, les utilisateurs ne savent même pas dans quelle machine se trouve le disque dur qu'ils utilisent.

La structure "standard" des répertoires est décrite par le FHS (Filesystem Hierarchy Standard) auquel la plupart des distributions Linux essaient de se conformer.

Les principaux répertoires sont:

/bin :

contient les commandes de base (sous Unix, presque toutes les commandes sont "externes", et non intégrées au shell comme sous DOS).

/boot :

contient les informations nécessaires au démarrage de la machine.

/dev :

contient les fichiers spéciaux correspondant aux périphériques.

/etc :

la plupart des fichiers de configuration.

/home :

contient les répertoires personnels des utilisateurs. Par exemple, l'utilisateur toto a généralement pour répertoire /home/toto.

/lib :

contient les principales bibliothèques partagées (équivalent des DLL de Windows).

/lost+found :

quand un disque crashe pour une raison ou pour une autre, on utilise le programme fsck pour réparer (équivalent de scandisk); c'est là qu'il dépose les fragments de fichiers perdus.

/mnt :

les répertoires utilisés pour monter temporairement un système de fichiers (disquette, CD-ROM...).

/opt :

c'est la qu'on installe les logiciels commerciaux.

/proc :

un répertoire factice, dont les fichiers contiennent des infos sur l'état du système et des processus en cours d'exécution.

/root :

le répertoire de l'administrateur système. Il n'est pas sous /home pour des raisons que je détaillerai plus loin.

/sbin :

les commandes de base nécessaires a l'administration système (vérification et réparation des disques, mise en place du réseau...).

/tmp :

les fichiers temporaires.

/usr :

les logiciels installés avec le système.

/usr/X11R6 :

X-Window.

/usr/bin :

les exécutables.

/usr/dict :

les dictionnaires (pour les correcteurs d'orthographe et les craqueurs de mots de passe).

/usr/doc :

la doc.

/usr/etc :

des fichiers de config.

/usr/games :

les jeux.

/usr/include :

les fichiers d'en-tête pour la programmation.

/usr/info :

la doc au format GNU info.

/usr/lib :

les DLL non vitales.

/usr/local :

une sous-hiérarchie qui contient des logiciels compilés sur place à partir des sources. Organisation similaire à /usr.

/usr/man :

le manuel en ligne. Les fichiers sont compressés.

/usr/sbin :

principalement les serveurs réseau.

/usr/share :

des fichiers de données.

/usr/spool :

généralement un lien symbolique vers /var/spool.

/usr/src :

les sources de certains logiciels, principalement le noyau de Linux.

/var :

des données fréquemment réécrites.

/var/catman :

les pages du manuel décompressées (ça se fait à la demande).

/var/lib :

des bases de données, des fichiers de config...

/var/local :

complète /usr/local de la même façon que /var complète /usr.

/var/lock :

des fichiers qui servent à marquer l'utilisation de certaines ressources. Par exemple, quand un logiciel se sert du modem, il crée un fichier ici pour le signaler.

/var/log :

le journal du système.

/var/run :

principalement des infos sur les serveurs en fonctionnement.

/var/spool :

les spools: tout ce qui est "de passage" en attendant d'être utilisé par un logiciel. Ca inclut entre autres le mail, les news, les files d'attente des imprimantes...

/var/tmp :

des fichiers temporaires.

Une petite explication des structures assez similaires de /, /usr et /usr/local. Il est assez fréquent que /usr soit stocké sur un disque distinct de /, voire sur une autre machine. Donc / contient de quoi monter /usr, y compris à travers le réseau, et de quoi réparer si quelque chose foire. La même remarque s'applique a /home; c'est pourquoi le répertoire de l'administrateur est /root et non /home/root. De plus, comme /usr peut être monté en réseau, il peut être partagé entre plusieurs machines; c'est pourquoi les fichiers de config et de données sont dans /var.

Quant à /usr/local, il est séparé de /usr car si /usr est facilement récupérable en cas de pépin (au pire, on réinstalle tout), /usr/local est beaucoup plus difficile à reconstruire: il faut récupérer les sources des logiciels et les recompiler.

Enfin, /opt a une structure totalement différente: chaque logiciel y a son propre répertoire. On pourra par exemple avoir une hiérarchie du style:

  /opt ---+
    +- /opt/Office40
    +- /opt/netscape
    +- /opt/kde
    +- /opt/gnome
    |

Généralement, chaque répertoire de /opt possède au moins les sous-répertoires bin et etc, qui contiennent respectivement les exécutables et les fichiers de config:

  /opt ---+- /opt/gnome --+- /opt/gnome/bin
    |   +- /opt/gnome/etc
    |   |
    |

Étendre la partition et le système de fichiers (Côté Linux)

Une fois l'espace alloué par Proxmox, le système Linux à l'intérieur du LXC doit être informé qu'il peut utiliser ce nouvel espace.

Étape 1 : Vérification de l'état actuel

Connectez-vous en console ou SSH à l'intérieur de votre LXC et vérifiez l'espace disponible :

df -h

Si la taille affichée pour / est déjà la nouvelle taille, Proxmox a fait le travail automatiquement (courant en LXC). Sinon, passez à l'étape suivante.

Étape 2 : Redimensionner le système de fichiers (ext4)

La majorité des LXC utilisent le système de fichiers ext4. Pour l'étendre sans redémarrer :

# On demande à resize2fs d'occuper tout l'espace libre sur le disque racine
resize2fs /dev/sda1

Note : Si /dev/sda1 ne fonctionne pas, utilisez la commande lsblk pour identifier le nom exact de votre partition racine.

Étape 3 : Cas particulier - Gestion par LVM

Si votre LXC utilise LVM (très rare à l'intérieur d'un conteneur, mais possible), suivez ces étapes :

# 1. Étendre le volume physique
pvresize /dev/sda

# 2. Étendre le volume logique (remplacez par votre chemin)
lvextend -l +100%FREE /dev/mapper/ubuntu--vg-ubuntu--lv

# 3. Étendre le système de fichiers
resize2fs /dev/mapper/ubuntu--vg-ubuntu--lv
Astuce : Si après ces commandes df -h ne montre toujours pas de changement, essayez simplement de redémarrer le conteneur depuis l'interface Proxmox (Stop puis Start).

🔑 Guide Complet : Authentification SSH par Clés

L'authentification par clés SSH remplace avantageusement les mots de passe. Elle est plus sécurisée, insensible aux attaques par force brute, et indispensable pour l'automatisation avec des outils comme Ansible (AWX).


1. 🧠 Le Concept : Clé Publique vs Clé Privée

L'authentification SSH repose sur la cryptographie asymétrique. Au lieu d'avoir un mot de passe unique, on utilise un couple de fichiers indissociables :

🔒 La Clé Publique (Le Cadenas) 🗝️ La Clé Privée (La Clé physique)
  • Extension : Finit toujours par .pub (ex: id_ed25519.pub).
  • Rôle : C'est le cadenas que vous installez sur toutes les portes (serveurs) où vous souhaitez entrer.
  • Sécurité : Elle n'est pas secrète. Vous pouvez la distribuer partout, l'envoyer par mail, la mettre sur GitHub. Sans la clé privée associée, elle ne sert à rien.
  • Extension : Pas d'extension (ex: id_ed25519).
  • Rôle : C'est la clé unique que vous gardez sur vous (votre PC ou votre gestionnaire de mots de passe / AWX). Elle ouvre les cadenas.
  • Sécurité : ULTRA SECRÈTE. Elle ne doit jamais quitter votre machine ou votre coffre-fort. Si quelqu'un la vole, il a accès à tous vos serveurs.

2. 🛠️ Générer sa paire de clés

On utilise aujourd'hui l'algorithme ED25519, qui est plus moderne, plus rapide et plus sécurisé que l'ancien RSA.

Ouvrez un terminal sur votre machine locale et tapez :

ssh-keygen -t ed25519 -C "cle-admin-cluster"

Note : L'outil vous demandera où sauvegarder (laissez par défaut) et si vous voulez une "passphrase" et dans le cas d'une passphrase, afin d'éviter de la renseigner à chaque fois, vous pouvez taper la commande ssh-add. Pour l'automatisation (Ansible/AWX), laissez la passphrase vide en appuyant deux fois sur Entrée.


3. 🚀 Déployer la clé (Méthode classique)

Pour autoriser votre clé sur un serveur distant, il faut copier le contenu de la clé publique (le cadenas) dans le fichier ~/.ssh/authorized_keys du serveur. La commande ssh-copy-id fait cela automatiquement :

# Remplacer 'utilisateur' et 'ip_du_serveur'
ssh-copy-id -i ~/.ssh/id_ed25519.pub utilisateur@10.151.x.x

Il vous demandera le mot de passe du serveur une dernière fois pour installer le cadenas. Ensuite, vous pourrez vous connecter sans mot de passe !


4. 🤖 Déploiement Massif (La boucle du Sysadmin)

Si vous avez 15 serveurs ou LXC à configurer d'un coup, faire la commande précédente manuellement est fastidieux (taper "yes" pour l'empreinte, taper 15 fois le mot de passe...).

Voici comment automatiser le déploiement de la clé publique avec une boucle Bash et l'outil sshpass.

Prérequis :

Installez l'utilitaire sshpass sur votre machine d'administration :

sudo apt update && sudo apt install sshpass -y

Le Script de boucle :

Modifiez ce bloc avec vos IPs, votre utilisateur cible, et votre mot de passe, puis collez-le dans le terminal.

# 1. On stocke le mot de passe dans une variable d'environnement
export SSHPASS='MonMotDePasseSuperSecret'

# 2. On lance la boucle sur notre liste d'IPs
for ip in 10.151.151.230 10.151.151.244 10.151.151.100; do
    echo -e "\n=== Copie de la clé sur root@$ip ==="
    
    # sshpass : injecte le mot de passe automatiquement
    # StrictHostKeyChecking=no : accepte automatiquement la nouvelle empreinte (le fameux 'yes')
    sshpass -e ssh-copy-id -o StrictHostKeyChecking=no -i ~/.ssh/id_ed25519.pub root@$ip
done

# 3. On détruit la variable pour des raisons de sécurité
unset SSHPASS
🎉 Résultat : En 5 secondes, votre clé SSH est poussée sur l'ensemble de votre parc. Vous êtes prêt pour Ansible !

Environnement Python pour Ansible & Molecule (venv)

Objectif : Standardiser un environnement Python isolé pour Ansible et Molecule afin de garantir stabilité, reproductibilité et compatibilité en environnement LXC / serveur / homelab.

1. Architecture recommandée

Principe :
Un environnement Python isolé (venv) par stack.

2. Pré-requis système

sudo apt update
sudo apt install -y python3 python3-venv python3-pip \
gcc git build-essential
ATTENTION :
Ne jamais utiliser sudo pip install sur le système hôte.

3. Création du venv Ansible

python3 -m venv /opt/ansible-venv

Correction des permissions (important en LXC)

sudo chown -R $USER:$USER /opt/ansible-venv

4. Activation du venv

source /opt/ansible-venv/bin/activate

Alias recommandé

echo 'alias avenv="source /opt/ansible-venv/bin/activate"' >> ~/.bashrc
echo 'alias dvenv="deactivate"' >> ~/.bashrc
source ~/.bashrc
Usage : avenv pour activer l’environnement.

5. Installation Ansible (core)

pip install --upgrade pip setuptools wheel
pip install ansible

Validation

ansible --version
ansible-config --version

6. Installation Molecule

Installation standard

pip install molecule

Drivers recommandés

# Docker
pip install molecule molecule-docker

# Podman
pip install molecule molecule-podman

7. Vérification globale

which ansible-config
which molecule
ansible --version
molecule --version
Résultat attendu :
Tous les binaires doivent pointer vers /opt/ansible-venv/bin/

8. Maintenance et mises à jour

Voir les paquets obsolètes

pip list --outdated

Mettre à jour pip

pip install --upgrade pip

Mise à jour globale du venv

pip install pip-review
pip-review --auto
ATTENTION :
Les mises à jour automatiques peuvent casser la compatibilité Ansible/Molecule. À utiliser uniquement en environnement non production.

9. Sauvegarde / reproductibilité

Exporter l’environnement

pip freeze > requirements.txt

Restaurer

pip install -r requirements.txt

10. Dépannage (RUNBOOK)

❌ ansible-config introuvable

pip install ansible

❌ Permission denied dans /opt/ansible-venv

sudo chown -R $USER:$USER /opt/ansible-venv

❌ Molecule ne trouve pas Ansible

pip install ansible molecule

❌ Mauvais PATH (pipx / system conflict)

which ansible
which molecule
echo $PATH

11. Commandes opérationnelles

avenv               # activer venv
dvenv               # désactiver venv
ansible-playbook    # exécuter playbooks
molecule test       # tests infra
pip list            # paquets installés
pip list --outdated # audit

12. Recommandations d’architecture


Conclusion :
Un environnement venv propre garantit stabilité, reproductibilité et compatibilité avec Ansible & Molecule en environnement LXC / homelab.

Extraire le contenu d'un coup d'un contexte

Voici comment extraire tout le contenu de plusieurs fichiers dans une sous-arborescence : 

.venv) [nancmdzk@TOLX302130067 ~/workspace/techdata-ansible-collection] (docs/roles_documentation)$ tree techdata/monitoring/roles/kibana/
techdata/monitoring/roles/kibana/
├── defaults
│   └── main.yml
├── files
│   └── node.options
├── handlers
│   └── main.yml
├── meta
│   ├── argument_specs.yml
│   └── main.yml
├── README.md
├── tasks
│   ├── cleanup_old_facts.yml
│   ├── configure.yml
│   └── main.yml
├── templates
│   └── kibana.yml.j2
├── tests
│   └── main.yml
└── vars
    └── main.yml

8 directories, 12 files

La commande magique : 

find techdata/monitoring/roles/kibana/ -type f -exec echo -e "\n=== {} ===" \; -exec cat {} \;

La même commande magique extraite dans un fichier : 

find techdata/monitoring/roles/kibana/ -type f -exec echo -e "\n=== {} ===" \; -exec cat {} \; > kibana_full_export.txt

Notice explicative des options de la commande :

📦 Vagrant + VirtualBox + LFCS Lab (Fedora)

1. Objectif

Environnement LFCS avec 2 VM Ubuntu gérées par Vagrant + VirtualBox.


2. Installation

Vagrant

sudo dnf install -y vagrant

VirtualBox

sudo dnf install -y VirtualBox

3. Vagrantfile (2 VM)

config.vm.define "ubuntu1" do |vm|
  vm.vm.box = "ubuntu/focal64"
  vm.vm.network "private_network", ip: "192.168.56.101"
end

config.vm.define "ubuntu2" do |vm|
  vm.vm.box = "ubuntu/focal64"
  vm.vm.network "private_network", ip: "192.168.56.102"
end

4. Commandes Vagrant essentielles

vagrant up
vagrant halt
vagrant ssh ubuntu1
vagrant destroy -f
vagrant status

5. Commandes réseau / debug Vagrant

vagrant status
vagrant ssh ubuntu1
ip a

---

6. DEBUG — VirtualBox & Kernel (IMPORTANT)

6.1 Vérifier module kernel VirtualBox

lsmod | grep vbox

Si rien n’apparaît :

sudo modprobe vboxdrv

---

6.2 Vérifier VirtualBox

VBoxManage --version
which VBoxManage
rpm -qa | grep -i virtualbox

---

6.3 Problème kernel modules (akmods)

Sur Fedora, VirtualBox dépend des modules kernel :

sudo akmods --rebuild --force
sudo modprobe vboxdrv

Si problème persiste :

sudo reboot

---

7. DEBUG — Installation / réinstallation VirtualBox

Réinstallation complète

sudo dnf reinstall -y VirtualBox-server akmod-VirtualBox VirtualBox-kmodsrc

Ou nettoyage total :

sudo dnf remove -y VirtualBox-server akmod-VirtualBox VirtualBox-kmodsrc

Puis :

sudo dnf install -y VirtualBox

---

8. DEBUG — Vagrant + provider VirtualBox

Plugins Vagrant

vagrant plugin list
vagrant plugin install vagrant-virtualbox2

Réparation plugins

vagrant plugin repair
vagrant plugin expunge --reinstall
vagrant plugin update

---

9. DEBUG — libvirt (ancien essai Fedora)

Problèmes rencontrés

Commandes de diagnostic utilisées

virsh net-list --all
virsh domifaddr all-courses_ubuntu1
virsh domiflist all-courses_ubuntu1
virsh dumpxml all-courses_ubuntu1
systemctl status libvirtd

Conclusion

Libvirt fonctionne mais est trop complexe sur Fedora 44 pour ce lab. VirtualBox est plus stable pour LFCS.

---

10. Secure Boot / MOK (Fedora)

Problème

Modules kernel VirtualBox bloqués par Secure Boot

Solution

sudo mokutil --list-enrolled

---

11. Cycle de travail recommandé

vagrant up
vagrant ssh ubuntu1
vagrant halt
vagrant up

---

12. Résumé troubleshooting

Raccourcis clavier pour le Terminal

Cette documentation regroupe les raccourcis clavier les plus utilisés dans les terminaux Linux (Bash, Zsh, Shell POSIX compatibles GNU Readline).


⌨️ Déplacement du curseur

Raccourci Action
Ctrl + A Aller au début de la ligne
Ctrl + E Aller à la fin de la ligne
Alt + B Reculer d'un mot
Alt + F Avancer d'un mot
Ctrl + XX Basculer entre la position actuelle et le début de ligne

✂️ Édition et suppression

Raccourci Action
Ctrl + D Supprimer le caractère sous le curseur
Backspace Supprimer le caractère précédent
Ctrl + H Equivalent à Backspace
Ctrl + W Supprimer le mot précédent
Alt + D Supprimer le mot suivant
Ctrl + U Supprimer du curseur jusqu'au début de ligne
Ctrl + K Supprimer du curseur jusqu'à la fin de ligne
Ctrl + Y Coller le dernier texte supprimé
Alt + Backspace Supprimer le mot précédent
Ctrl + T Inverser deux caractères
Alt + T Inverser deux mots

📜 Historique des commandes

Raccourci Action
Flèche Haut Commande précédente
Flèche Bas Commande suivante
Ctrl + P Commande précédente
Ctrl + N Commande suivante
Ctrl + R Recherche dans l'historique
Ctrl + G Quitter la recherche d'historique
!! Exécuter la dernière commande
!n Exécuter la commande numéro n
!texte Dernière commande commençant par "texte"
history Afficher l'historique

🔄 Contrôle des processus

Raccourci Action
Ctrl + C Interrompre le processus courant
Ctrl + Z Suspendre le processus
Ctrl + D Fermer la session ou envoyer EOF
fg Remettre un processus suspendu au premier plan
bg Reprendre un processus en arrière-plan
jobs Afficher les tâches en cours

📂 Autocomplétion

Raccourci Action
Tab Autocompléter commande ou fichier
Tab + Tab Afficher les possibilités
Alt + ? Afficher les complétions possibles
Alt + * Insérer toutes les complétions

🖥️ Gestion de l'écran

Raccourci Action
Ctrl + L Effacer l'écran
clear Effacer l'écran
reset Réinitialiser le terminal

📋 Copier / Coller (Terminal graphique)

Raccourci Action
Ctrl + Shift + C Copier
Ctrl + Shift + V Coller
Shift + Insert Coller
Sélection molette Coller la sélection primaire

🔍 Recherche et navigation avancée

Raccourci Action
Ctrl + R Recherche arrière dans l'historique
Ctrl + S Recherche avant (si activée)
Alt + . Récupérer le dernier argument de la commande précédente
Esc puis . Equivalent à Alt + .

🐧 Raccourcis spécifiques Bash

Raccourci Action
Ctrl + O Exécuter la commande trouvée puis passer à la suivante
Alt + C Mettre en majuscule le caractère courant et avancer
Alt + U Mettre le mot suivant en majuscules
Alt + L Mettre le mot suivant en minuscules
Ctrl + _ Annuler la dernière modification
cd Revient au home directory
cd -  Revient au dossier précédent

🧵 Multiplexeurs de terminal

tmux

Raccourci Action
Ctrl + B puis C Nouvelle fenêtre
Ctrl + B puis N Fenêtre suivante
Ctrl + B puis P Fenêtre précédente
Ctrl + B puis % Division verticale
Ctrl + B puis " Division horizontale

screen

Raccourci Action
Ctrl + A puis C Créer une fenêtre
Ctrl + A puis N Fenêtre suivante
Ctrl + A puis P Fenêtre précédente
Ctrl + A puis D Détacher la session

⭐ Les 15 raccourcis indispensables

  1. Ctrl + C
  2. Ctrl + Z
  3. Ctrl + D
  4. Ctrl + L
  5. Ctrl + A
  6. Ctrl + E
  7. Ctrl + U
  8. Ctrl + K
  9. Ctrl + W
  10. Ctrl + Y
  11. Ctrl + R
  12. Tab
  13. Alt + .
  14. Ctrl + P
  15. Ctrl + N

Version : Linux / Bash / Zsh
Dernière mise à jour : Juin 2026

🔀 Comprendre les redirections : stdout, stderr, 2>&1, /dev/null et tee

Les redirections sont l'un des concepts les plus importants à maîtriser sous Linux. Elles permettent de contrôler où sont envoyés les résultats d'une commande et les messages d'erreur.


📑 Sommaire


📡 Les flux standards Linux

Information
Chaque programme Linux utilise trois flux standards.
Flux Numéro Description
stdin 0 Entrée standard (clavier)
stdout 1 Sortie standard
stderr 2 Sortie d'erreur

Schéma général

             Clavier
                |
                v
            stdin (0)

             COMMANDE

stdout (1) -------------> Écran

stderr (2) -------------> Écran

Par défaut, les résultats et les erreurs sont affichés sur le terminal.


📤 Redirection de stdout (1)

Le symbole > redirige la sortie standard.

ls /etc > resultat.txt

Ce qui se passe

stdout (1)
    |
    v
resultat.txt

Le contenu n'est plus affiché à l'écran mais enregistré dans le fichier.

Écrasement vs Ajout

Syntaxe Effet
> Écrase le fichier
>> Ajoute à la fin du fichier

Exemple

echo "Bonjour" > test.txt
echo "Monde" > test.txt

Résultat :

Monde

Le premier contenu a été remplacé.


⚠️ Redirection de stderr (2)

Les erreurs utilisent un flux différent : stderr.

ls fichier_inexistant

Affiche :

ls: impossible d'accéder à 'fichier_inexistant'

Pour rediriger les erreurs :

ls fichier_inexistant 2> erreurs.log

Schéma

stderr (2)
    |
    v
erreurs.log

📁 Séparer stdout et stderr

ls /etc fichier_inexistant > sortie.log 2> erreur.log
Fichier Contenu
sortie.log Résultat normal
erreur.log Messages d'erreur

🧠 Comprendre 2>&1

Astuce importante
C'est probablement la syntaxe la plus utilisée dans les scripts Linux.

Commande

commande > fichier.log 2>&1

Décomposition

Cette partie :

> fichier.log

équivaut à :

1> fichier.log

Donc :

stdout --> fichier.log

Puis :

2>&1

signifie :

rediriger stderr vers le même emplacement que stdout

Schéma

stdout (1) -----\
                 \
                  ---> fichier.log
                 /
stderr (2) -----/

Résultat

commande > fichier.log 2>&1

Les sorties normales et les erreurs sont regroupées dans le même fichier.


⚠️ Pourquoi l'ordre est important ?

Correct :

commande > fichier.log 2>&1

Incorrect :

commande 2>&1 > fichier.log
Attention
Linux traite les redirections de gauche à droite.

Dans le second cas, stderr continue d'utiliser le terminal.


🚀 Syntaxe simplifiée : &>

Bash fournit un raccourci :

commande &> fichier.log

Équivalent à :

commande > fichier.log 2>&1

Ajout dans le fichier

commande &>> fichier.log

🗑️ Comprendre /dev/null

Information
/dev/null est la poubelle de Linux.

Tout ce qui est envoyé dans ce fichier disparaît immédiatement.

echo "test" > /dev/null

Aucun résultat.

Ignorer les erreurs

commande 2>/dev/null

Ignorer la sortie normale

commande >/dev/null

Tout ignorer

commande >/dev/null 2>&1

Schéma

stdout --------> /dev/null

stderr --------> stdout
                    |
                    v
               /dev/null

Rien ne s'affiche.


🫖 Comprendre la commande tee

La commande tee permet d'écrire à la fois :

Exemple

ls | tee resultat.log

Schéma

stdout
   |
   +------> écran
   |
   +------> resultat.log

L'utilisateur voit le résultat tout en conservant une trace dans un fichier.


🔐 Tee avec sudo

Cette commande échoue :

sudo echo "8.8.8.8 google" > /etc/hosts

Car la redirection est exécutée par le shell utilisateur avant sudo.

Solution

echo "8.8.8.8 google" | sudo tee -a /etc/hosts

Schéma

echo
 |
 v
sudo tee -a
 |
 +------> écran
 |
 +------> /etc/hosts

Ici, c'est bien tee qui écrit dans le fichier avec les privilèges root.


📋 Résumé rapide

Syntaxe Action
commande > fichier stdout vers fichier
commande >> fichier Ajouter stdout
commande 2> fichier stderr vers fichier
commande > fichier 2>&1 stdout + stderr vers fichier
commande &> fichier Version courte Bash
commande >/dev/null Ignorer stdout
commande 2>/dev/null Ignorer stderr
commande >/dev/null 2>&1 Tout ignorer
commande | tee fichier Afficher + enregistrer
commande | sudo tee -a fichier Afficher + enregistrer avec sudo
À retenir
Les 4 syntaxes les plus utilisées en administration Linux sont :

Bootstrap automatique d'un poste Fedora d'administration

Cette page décrit la mise en place d'un poste Fedora destiné à l'administration de l'infrastructure. L'objectif est de pouvoir :


Prérequis


Script de bootstrap

Créer un fichier, par exemple bootstrap-fedora.sh, puis coller le script ci-dessous.

#!/usr/bin/env bash
set -euo pipefail

echo "=== Bootstrap Fedora Administration ==="

SSH_DIR="$HOME/.ssh"
KEY_FILE="$SSH_DIR/id_ed25519"
CONFIG_FILE="$SSH_DIR/config"

ROOT_HOSTS=(
  10.151.151.230
  10.151.151.100
  10.151.151.220
  10.151.151.231
  10.151.151.40
  10.151.151.239
  10.151.151.249
)

NANCRE_HOSTS=(
  10.151.151.244
  10.151.151.245
  10.151.151.246
  10.151.151.247
  10.151.151.240
)

echo
echo "[1/6] Installation des paquets nécessaires"
sudo dnf install -y openssh-clients sshpass

echo
echo "[2/6] Préparation du dossier ~/.ssh"
mkdir -p "$SSH_DIR"
chmod 700 "$SSH_DIR"

echo
echo "[3/6] Génération de la clé SSH si absente"
if [[ ! -f "$KEY_FILE" ]]; then
  ssh-keygen -t ed25519 -a 100 -f "$KEY_FILE" -N ""
else
  echo "Clé déjà existante : $KEY_FILE"
fi

echo
echo "[4/6] Création de ~/.ssh/config"
cat > "$CONFIG_FILE" <<'EOF'
Host nas
    HostName 10.151.151.201
    User n.ancre
    Port 22022
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host 10.151.151.* !10.151.151.201
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no
    UserKnownHostsFile /dev/null

Host proxmox
    HostName 10.151.151.249
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host proxmox-ms
    HostName 10.151.151.239
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host squall
    HostName 10.151.151.245
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host linoa
    HostName 10.151.151.246
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host quistis
    HostName 10.151.151.247
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host selphie
    HostName 10.151.151.240
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host network
    HostName 10.151.151.40
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no

Host webserver
    HostName 10.151.151.100
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no

Host bitwarden
    HostName 10.151.151.231
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no

Host bookstack
    HostName 10.151.151.220
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no

Host bastion
    HostName 10.151.151.244
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no
    UserKnownHostsFile /dev/null

Host plex
    HostName 10.151.151.105
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/awx_ansible_key
EOF

chmod 600 "$CONFIG_FILE"

echo
echo "[5/6] Déploiement de la clé sur les hôtes root"

read -s -p "Mot de passe root : " ROOTPASS
echo
export SSHPASS="$ROOTPASS"

for host in "${ROOT_HOSTS[@]}"; do
  echo "  - root@$host"
  sshpass -e ssh-copy-id \
    -o StrictHostKeyChecking=no \
    -i "$KEY_FILE.pub" \
    root@"$host"
done

unset SSHPASS
unset ROOTPASS

echo
echo "[6/6] Déploiement de la clé sur les hôtes nancre"

read -s -p "Mot de passe nancre : " NANCREPASS
echo
export SSHPASS="$NANCREPASS"

for host in "${NANCRE_HOSTS[@]}"; do
  echo "  - nancre@$host"
  sshpass -e ssh-copy-id \
    -o StrictHostKeyChecking=no \
    -i "$KEY_FILE.pub" \
    nancre@"$host"
done

unset SSHPASS
unset NANCREPASS

echo
echo "=== Vérification ==="
ssh -G proxmox > /dev/null
ssh -G squall > /dev/null
ssh -G bastion > /dev/null

echo
echo "Bootstrap terminé avec succès."

Installation du script

nano bootstrap-fedora.sh
chmod +x bootstrap-fedora.sh

Exécution

./bootstrap-fedora.sh

Le script va demander deux mots de passe distincts :


Structure des accès

Accès en root

Accès avec nancre


Tests manuels

Après exécution, vérifier les alias SSH :

ssh proxmox
ssh proxmox-ms
ssh squall
ssh linoa
ssh quistis
ssh selphie
ssh network
ssh webserver
ssh bitwarden
ssh bookstack
ssh bastion
ssh nas

Si tout est correct, aucune demande de mot de passe ne doit apparaître pour les hôtes déjà provisionnés.


Notes

🔒Ajout d'un sous-domaine sur le reverse proxy Nginx génération Let's Encrypt

Cette procédure décrit l'ajout d'un nouveau sous-domaine sur le reverse proxy Nginx, avec :


1. Architecture

Le principe est le suivant :

Internet
   │
   │ https://SOUS-DOMAINE.numericare.fr
   ▼
Routeur / équipement amont
   │
   │ PROXY protocol
   ▼
Reverse Proxy Nginx
   │
   │ HTTPS / HTTP
   ▼
Serveur interne
10.151.151.xxx:PORT

Dans cette infrastructure, les configurations Nginx sont stockées directement dans :

/etc/nginx/conf.d/

Un fichier est créé par sous-domaine.

Exemple :

/etc/nginx/conf.d/browser.numericare.fr.conf

2. Informations nécessaires avant de commencer

Déterminer les éléments suivants :

Élément Exemple
Sous-domaine browser.numericare.fr
Serveur backend 10.151.151.229
Port backend 3001
Protocole backend HTTPS
Fichier Nginx /etc/nginx/conf.d/browser.numericare.fr.conf
Authentification /etc/nginx/.htpasswd

Avant de commencer, confirmer également que le serveur backend est accessible depuis le reverse proxy.

3. Vérifier le DNS

Créer ou modifier l'enregistrement DNS du sous-domaine.

Le sous-domaine doit pointer vers l'adresse IP publique qui arrive sur le reverse proxy.

Exemple :

browser.numericare.fr → IP publique du reverse proxy

Ne pas faire pointer directement le DNS vers l'adresse privée du backend :

❌ browser.numericare.fr → 10.151.151.229

Depuis le reverse proxy, vérifier la résolution :

dig +short browser.numericare.fr

ou :

nslookup browser.numericare.fr

Le résultat doit correspondre à l'adresse IP publique du reverse proxy.

4. Vérifier le backend

Depuis le reverse proxy, tester la connectivité vers le serveur interne.

Pour un backend HTTPS :

curl -vk https://10.151.151.229:3001/

Pour un backend HTTP :

curl -v http://10.151.151.229:3001/

Tester également le port :

nc -vz 10.151.151.229 3001

Le résultat attendu est similaire à :

Connection to 10.151.151.229 3001 port [tcp/*] succeeded!

Si le backend n'est pas accessible, ne pas poursuivre la configuration du reverse proxy.

5. Vérifier le répertoire Let's Encrypt

Le répertoire utilisé pour les challenges ACME doit exister :

sudo ls -ld /var/www/certbot

S'il n'existe pas :

sudo mkdir -p /var/www/certbot
sudo chown -R www-data:www-data /var/www/certbot

6. Créer le fichier Nginx

Créer le fichier correspondant au sous-domaine :

sudo nano /etc/nginx/conf.d/SOUS-DOMAINE.numericare.fr.conf

Exemple pour browser.numericare.fr :

sudo nano /etc/nginx/conf.d/browser.numericare.fr.conf

7. Configuration HTTP / HTTPS

Utiliser la structure suivante :

map $http_upgrade $connection_upgrade {
    default upgrade;
    ''      close;
}

server {
    listen 80;
    server_name SOUS-DOMAINE.numericare.fr;

    # Let's Encrypt ACME HTTP-01
    location ^~ /.well-known/acme-challenge/ {
        root /var/www/certbot;
        try_files $uri =404;
    }

    # Tout le reste → HTTPS
    location / {
        return 301 https://$host$request_uri;
    }
}

server {
    listen 443 ssl proxy_protocol;
    server_name SOUS-DOMAINE.numericare.fr;

    # ============================================================
    # SSL
    # ============================================================
    ssl_certificate /etc/letsencrypt/live/SOUS-DOMAINE.numericare.fr/fullchain.pem;
    ssl_certificate_key /etc/letsencrypt/live/SOUS-DOMAINE.numericare.fr/privkey.pem;
    ssl_dhparam /etc/letsencrypt/ssl-dhparams.pem;
    include /etc/letsencrypt/options-ssl-nginx.conf;
    keepalive_timeout 70;

    # ============================================================
    # REAL IP
    # ============================================================
    real_ip_header proxy_protocol;

    set_real_ip_from 10.151.151.230;
    set_real_ip_from 10.151.151.228;
    set_real_ip_from 10.151.151.102;

    # ============================================================
    # AUTHENTIFICATION
    # ============================================================
    satisfy any;

    # Pas de mot de passe depuis le LAN
    allow 10.151.151.0/24;

    # Authentification obligatoire depuis l'extérieur
    deny all;

    auth_basic "Restricted Access";
    auth_basic_user_file /etc/nginx/.htpasswd;

    # ============================================================
    # PROXY
    # ============================================================
    location / {
        proxy_pass https://10.151.151.xxx:PORT;

        proxy_buffering off;

        proxy_set_header Host $http_host;
        proxy_set_header X-Real-IP $remote_addr;
        proxy_set_header X-Forwarded-For $proxy_add_x_forwarded_for;
        proxy_set_header X-Forwarded-Proto $scheme;

        # WebSockets
        proxy_set_header Upgrade $http_upgrade;
        proxy_set_header Connection $connection_upgrade;
        proxy_http_version 1.1;
    }
}

Important : si plusieurs fichiers Nginx utilisent le bloc :

map $http_upgrade $connection_upgrade {
    default upgrade;
    ''      close;
}

le map ne doit être déclaré qu'une seule fois dans toute la configuration Nginx.

Vérifier avant d'en ajouter un nouveau :

sudo grep -R "map \$http_upgrade" /etc/nginx/

Si le map existe déjà, ne pas le recopier dans le nouveau fichier.

8. Ne pas recharger Nginx immédiatement

Si le certificat n'existe pas encore, la configuration HTTPS référence des fichiers inexistants :

/etc/letsencrypt/live/SOUS-DOMAINE.numericare.fr/fullchain.pem
/etc/letsencrypt/live/SOUS-DOMAINE.numericare.fr/privkey.pem

Il est donc préférable de générer le certificat avant le premier reload de cette nouvelle configuration.

9. Générer le certificat Let's Encrypt

Utiliser Certbot avec le webroot :

sudo certbot certonly \
    --webroot \
    -w /var/www/certbot \
    -d SOUS-DOMAINE.numericare.fr

Exemple :

sudo certbot certonly \
    --webroot \
    -w /var/www/certbot \
    -d browser.numericare.fr

Certbot doit terminer avec un message indiquant que le certificat a été obtenu.

10. Vérifier le certificat

sudo ls -l /etc/letsencrypt/live/SOUS-DOMAINE.numericare.fr/

Les fichiers suivants doivent notamment exister :

cert.pem
chain.pem
fullchain.pem
privkey.pem

11. Tester la configuration Nginx

Avant tout reload :

sudo nginx -t

Le résultat attendu :

syntax is ok
test is successful

En cas d'erreur, ne pas recharger Nginx.

12. Recharger Nginx

Si le test est correct :

sudo systemctl reload nginx

Vérifier que Nginx fonctionne toujours :

sudo systemctl status nginx --no-pager

Le service doit être :

Active: active (running)

13. Tester le HTTPS

Depuis le reverse proxy :

curl -vk https://SOUS-DOMAINE.numericare.fr/

Exemple :

curl -vk https://browser.numericare.fr/

La connexion TLS doit être établie et le certificat doit correspondre au sous-domaine.

14. Vérifier le certificat avec OpenSSL

openssl s_client \
    -connect SOUS-DOMAINE.numericare.fr:443 \
    -servername SOUS-DOMAINE.numericare.fr

Vérifier que le certificat présenté correspond au sous-domaine.

15. Tester l'accès depuis le LAN

Depuis une machine située dans le réseau 10.151.151.0/24, ouvrir :

https://SOUS-DOMAINE.numericare.fr

Grâce à :

satisfy any;
allow 10.151.151.0/24;
deny all;

auth_basic "Restricted Access";
auth_basic_user_file /etc/nginx/.htpasswd;

l'accès depuis le LAN doit être autorisé sans demande de mot de passe.

16. Tester l'accès depuis Internet

Utiliser un réseau extérieur au LAN, par exemple une connexion mobile 4G/5G.

Ouvrir :

https://SOUS-DOMAINE.numericare.fr

Le navigateur doit demander les identifiants HTTP Basic.

Les identifiants sont ceux présents dans :

/etc/nginx/.htpasswd

17. Tester les WebSockets

Si l'application utilise les WebSockets, vérifier son fonctionnement directement dans l'application.

La configuration suivante doit être présente :

proxy_set_header Upgrade $http_upgrade;
proxy_set_header Connection $connection_upgrade;
proxy_http_version 1.1;

Elle permet notamment aux applications interactives utilisant WebSocket de fonctionner correctement derrière Nginx.

18. Vérifier les logs

En cas de problème :

sudo tail -f /var/log/nginx/access.log

Dans un autre terminal :

sudo tail -f /var/log/nginx/error.log

Puis refaire une connexion au sous-domaine.

19. Diagnostic rapide

Symptôme Vérification
DNS incorrect dig +short SOUS-DOMAINE.numericare.fr
Backend inaccessible nc -vz IP PORT
Backend HTTPS curl -vk https://IP:PORT/
Erreur Nginx sudo nginx -t
Erreur TLS openssl s_client ...
Erreur proxy sudo tail -f /var/log/nginx/error.log
Erreur HTTP Basic Vérifier /etc/nginx/.htpasswd
WebSocket Vérifier Upgrade et Connection

20. Vérification finale

Exécuter :

echo "=== DNS ==="
dig +short SOUS-DOMAINE.numericare.fr

echo "=== NGINX ==="
sudo nginx -t

echo "=== CERTIFICAT ==="
sudo ls -l /etc/letsencrypt/live/SOUS-DOMAINE.numericare.fr/

echo "=== SERVICE NGINX ==="
sudo systemctl is-active nginx

echo "=== BACKEND ==="
nc -vz IP_BACKEND PORT_BACKEND

echo "=== HTTPS ==="
curl -Ik https://SOUS-DOMAINE.numericare.fr/

Le nouveau sous-domaine est considéré comme opérationnel lorsque :

Wireguard

Wireguard

01 - Présentation

Cette documentation décrit la mise en place du serveur VPN WireGuard utilisé sur l'infrastructure personnelle Numericare.

L'objectif est de disposer d'un accès distant sécurisé au réseau domestique tout en conservant une navigation Internet performante depuis les appareils mobiles et les ordinateurs portables.


Objectifs


Architecture logique


Client VPN
(iPhone, Windows, Linux, macOS)

        │
        ▼

WireGuard

        │
        ├────────────► Réseau local
        │                 │
        │                 ├── Proxmox
        │                 ├── Kubernetes
        │                 ├── Synology
        │                 ├── Home Assistant
        │                 └── Serveurs Linux
        │
        ▼

AdGuard Home
        │
        ▼

Cloudflare / Quad9

Choix d'architecture

Deux modes de fonctionnement sont possibles avec WireGuard.

Mode Description Choix
Full Tunnel L'intégralité du trafic Internet passe par la maison. ❌ Non retenu
Split Tunnel Seul le trafic destiné au réseau domestique passe dans le VPN. ✅ Retenu

Le mode Split Tunnel permet de conserver les performances de la connexion Internet locale (5G, Fibre, Wi-Fi public...) tout en ayant accès à l'ensemble de l'infrastructure personnelle.


Fonctionnement DNS

Tous les clients VPN utilisent AdGuard Home comme serveur DNS.


Client VPN
     │
     ▼

WireGuard
10.152.152.1

     │
     ▼

AdGuard Home

     │
     ▼

Cloudflare / Quad9

Cette architecture permet de bénéficier du blocage des publicités, des domaines malveillants et des trackers même lorsque l'appareil est connecté en 5G ou sur un réseau Wi-Fi externe.


Plan d'adressage

Équipement Adresse
Serveur WireGuard 10.152.152.1/24
Clients VPN 10.152.152.0/24
LXC NETWORK 10.151.151.40
DNS VPN 10.152.152.1

Principe de fonctionnement


Navigation Internet
───────────────────

Téléphone
      │
      ├────────► DNS
      │
      ▼
WireGuard
      │
      ▼
AdGuard Home
      │
      ▼
Cloudflare / Quad9


Trafic Web
──────────

Téléphone
      │
      ▼
5G / Fibre / Wi-Fi

(Le trafic Internet ne transite pas par le VPN)

Avantages de cette architecture


Cette documentation décrit l'architecture actuellement utilisée sur l'infrastructure Numericare. Les exemples de configuration, les adresses IP et les commandes sont directement issus de l'environnement de production personnel.

Wireguard

02 - Architecture réseau

Cette page présente l'architecture réseau utilisée pour le serveur VPN WireGuard ainsi que les différents flux réseau entre les clients distants, le serveur VPN et l'infrastructure domestique.


Vue d'ensemble


                                      Internet
                                          │
                                          │
                                          ▼
                           adguard.numericare.fr
                                          │
                                          │
                              Routeur ASUS RT-AC88U
                           Redirection UDP 51820
                                          │
                                          ▼
                              LXC NETWORK (Debian 12)
                               10.151.151.40
                                          │
             ┌────────────────────────────┼────────────────────────────┐
             │                            │                            │
             │                            │                            │
        WireGuard                   AdGuard Home                  DDNS Updater
      10.152.152.1                     Docker                       Docker
             │
             ▼
        Réseau VPN
      10.152.152.0/24
             │
             ▼
      Réseau domestique
      192.168.150.0/24

Plan d'adressage IP

Équipement Adresse IP Description
Routeur ASUS 192.168.150.254 Passerelle Internet
LXC NETWORK 10.151.151.40 Serveur Debian hébergeant les services réseau
WireGuard 10.152.152.1/24 Serveur VPN
Clients VPN 10.152.152.0/24 Téléphones et ordinateurs
AdGuard Home 10.152.152.1:53 Serveur DNS utilisé par les clients VPN

Services hébergés dans le LXC NETWORK

Service Mode Description
WireGuard Installation native Serveur VPN
AdGuard Home Docker (network_mode: host) Serveur DNS avec filtrage
ISC DHCP Docker (network_mode: host) Serveur DHCP
DDNS Updater Docker (network_mode: host) Mise à jour automatique du DNS OVH

Flux réseau

Connexion VPN


Client VPN
      │
      │ UDP 51820
      ▼
Routeur ASUS
      │
      ▼
LXC NETWORK
      │
      ▼
WireGuard

Accès aux serveurs internes

WireGuard

Résolution DNS


Client VPN
      │
      ▼
10.152.152.1
(WireGuard)

      │
      ▼

AdGuard Home

      │
      ▼

Cloudflare
Google
Quad9

Mode Split Tunnel

L'infrastructure utilise un fonctionnement Split Tunnel.

Seuls les flux destinés aux réseaux internes transitent par le VPN. Le reste du trafic Internet continue d'utiliser la connexion locale (5G, Fibre ou Wi-Fi).

Destination Passe dans le VPN
192.168.150.0/24 ✅ Oui
10.151.151.0/24 ✅ Oui
10.152.152.0/24 ✅ Oui
Internet ❌ Non

Résolution DNS

Tous les clients WireGuard utilisent le serveur DNS interne de WireGuard.


DNS = 10.152.152.1

Cette configuration permet :


Pourquoi utiliser l'adresse 10.152.152.1 comme DNS ?

Bien que le conteneur AdGuard Home soit installé sur le LXC 10.151.151.40, les clients VPN utilisent l'adresse 10.152.152.1.

Cette adresse correspond à l'interface WireGuard du serveur et présente plusieurs avantages :


Bonnes pratiques

Wireguard

03 - Installation des prérequis

Cette page décrit l'installation des composants nécessaires au fonctionnement du serveur WireGuard sur le LXC NETWORK.

À l'issue de cette étape, le serveur disposera de tous les outils nécessaires pour créer le VPN, générer les clés cryptographiques et assurer le routage des paquets.


Prérequis

Élément Valeur
Système d'exploitation Debian 12 (Bookworm)
Serveur LXC NETWORK
Adresse IP 10.151.151.40
Accès Compte sudo ou root
Connexion Internet Requise

Architecture concernée


                     Internet
                         │
                         ▼
                    Freebox
                 192.168.150.0/24
                         │
                         ▼
                Routeur ASUS
                 10.151.151.0/24
                         │
                         ▼
              LXC NETWORK (Debian 12)
                  10.151.151.40
                         │
                  Installation de
                   WireGuard

Installation des paquets

Mettre à jour les dépôts puis installer les différents composants nécessaires.

sudo apt update

sudo apt install wireguard qrencode iptables-persistent -y

Description des paquets

Paquet Description
wireguard Serveur VPN WireGuard et outils de gestion.
qrencode Permet de générer des QR Codes pour les clients mobiles.
iptables-persistent Sauvegarde automatiquement les règles NAT après un redémarrage.

Vérification de l'installation

Contrôler que WireGuard est correctement installé.

wg --version

Résultat attendu

wireguard-tools v1.x.x

La version peut varier selon les mises à jour de Debian.


Vérification du module WireGuard

Contrôler que le noyau Linux dispose bien du support WireGuard.

sudo modprobe wireguard

lsmod | grep wireguard

Résultat attendu

wireguard    XXXXX    X

Vérification des outils installés

which wg

which wg-quick

which qrencode

Résultat attendu

/usr/bin/wg
/usr/bin/wg-quick
/usr/bin/qrencode

Versions installées

Il peut être utile de conserver les versions des composants installés afin de faciliter un futur dépannage.

dpkg -l | grep wireguard

dpkg -l | grep qrencode

Bonnes pratiques

Recommandations


Dépannage

Commande "wg" introuvable

Vérifier que le paquet est bien installé.

dpkg -l | grep wireguard

Le module WireGuard ne se charge pas

Vérifier la version du noyau Linux.

uname -r

Debian 12 intègre nativement le support WireGuard dans son noyau.


Résumé de cette étape

Élément Statut
Paquets installés ✅
WireGuard disponible ✅
Module noyau chargé ✅
QR Code disponible ✅
iptables-persistent installé ✅

À l'issue de cette étape, le serveur possède tous les outils nécessaires pour mettre en place le VPN WireGuard. La prochaine page sera consacrée à la préparation de l'environnement, à la création de l'arborescence de travail et à la génération des clés cryptographiques du serveur.

Wireguard

04 - Préparation de l'environnement

Cette étape consiste à préparer l'environnement de travail du serveur WireGuard.

Les clés cryptographiques du serveur seront générées puis stockées dans un répertoire dédié afin de faciliter la maintenance et les sauvegardes.


Pourquoi stocker les clés dans /opt/network ?

Par défaut, WireGuard ne fournit aucune arborescence permettant d'organiser les clés des différents clients.

L'infrastructure Numericare utilise donc un répertoire dédié afin de centraliser toutes les informations liées au VPN.

Avantages


Arborescence retenue

/opt/network/

└── wireguard
    ├── server
    │     ├── server.key
    │     └── server.pub
    │
    ├── clients
    │     ├── iphone/
    │     ├── windows/
    │     ├── ubuntu/
    │     └── ...
    │
    └── qr
          ├── iphone.png
          ├── windows.png
          └── ...

Création de l'arborescence

sudo mkdir -p /opt/network/wireguard/server

sudo mkdir -p /opt/network/wireguard/clients

sudo mkdir -p /opt/network/wireguard/qr

Vérification

tree /opt/network

Résultat attendu

/opt/network
└── wireguard
    ├── clients
    ├── qr
    └── server

Création des clés du serveur

Les clés WireGuard utilisent la cryptographie à clé publique.


Se placer dans le répertoire du serveur

cd /opt/network/wireguard/server

Sécuriser les permissions par défaut

Avant de générer les clés, il est recommandé de limiter automatiquement les droits des nouveaux fichiers.

umask 077

Les fichiers créés seront uniquement accessibles au propriétaire.


Génération des clés

wg genkey | tee server.key | wg pubkey > server.pub

Contenu du répertoire

ls -lh

Résultat attendu

server.key
server.pub

Afficher les clés

cat server.key

cat server.pub

Important


Vérification des permissions

ls -l

Résultat attendu

-rw------- server.key
-rw------- server.pub

Sauvegarde recommandée

Les clés du serveur sont les éléments les plus importants de l'infrastructure WireGuard.

Une copie hors du serveur est fortement recommandée.

Bonnes pratiques


Vérifications complémentaires

Calculer l'empreinte SHA256 des clés permet de vérifier ultérieurement leur intégrité.

sha256sum server.key

sha256sum server.pub

Résumé de cette étape

Élément Statut
Arborescence créée ✅
Répertoire serveur ✅
Répertoire clients ✅
Répertoire QR Codes ✅
Clé privée générée ✅
Clé publique générée ✅
Permissions vérifiées ✅

À l'issue de cette étape, le serveur possède désormais son identité cryptographique. La page suivante sera consacrée à l'activation du routage IP et à la création de l'interface WireGuard (wg0).

Wireguard

05 - Configuration du serveur WireGuard

Cette étape consiste à configurer le serveur WireGuard afin qu'il puisse accepter les connexions des futurs clients VPN.

À l'issue de cette page, l'interface wg0 sera entièrement configurée.


Architecture


                     Clients VPN
                  10.152.152.0/24
                         │
                         │
                    Interface wg0
                    10.152.152.1
                         │
                  LXC NETWORK
                  10.151.151.40
                         │
                         ▼
                Réseau ASUS
                10.151.151.0/24

Activation du routage IPv4

Le serveur doit être capable de transférer les paquets entre le réseau VPN et le réseau local.

Éditer le fichier :

sudo nano /etc/sysctl.conf

Décommenter ou ajouter la ligne suivante :

net.ipv4.ip_forward=1

Appliquer immédiatement la configuration :

sudo sysctl -p

Vérifier :

cat /proc/sys/net/ipv4/ip_forward

Résultat attendu

1

Pourquoi activer le routage ?

Sans cette option, Linux reçoit les paquets provenant du VPN mais refuse de les transmettre vers le réseau local.

Le serveur WireGuard joue le rôle de routeur entre :


Création du fichier de configuration

sudo nano /etc/wireguard/wg0.conf

Configuration complète

[Interface]

Address = 10.152.152.1/24

ListenPort = 51820

PrivateKey = <CONTENU_DE_SERVER.KEY>

PostUp = iptables -A FORWARD -i wg0 -j ACCEPT
PostUp = iptables -A FORWARD -o wg0 -j ACCEPT
PostUp = iptables -t nat -A POSTROUTING -o eth0 -j MASQUERADE

PostDown = iptables -D FORWARD -i wg0 -j ACCEPT
PostDown = iptables -D FORWARD -o wg0 -j ACCEPT
PostDown = iptables -t nat -D POSTROUTING -o eth0 -j MASQUERADE

Comprendre chaque paramètre

Paramètre Description
Address Adresse IP du serveur sur le réseau VPN.
ListenPort Port UDP utilisé par WireGuard.
PrivateKey Clé privée du serveur générée à l'étape précédente.
PostUp Commandes exécutées automatiquement au démarrage de l'interface.
PostDown Suppression automatique des règles lors de l'arrêt.

Pourquoi utiliser MASQUERADE ?

Les équipements du réseau ASUS ne connaissent pas le réseau VPN 10.152.152.0/24.

Le NAT permet donc de masquer les clients VPN derrière l'adresse IP du serveur 10.151.151.40.


Client VPN

10.152.152.2

        │

        ▼

WireGuard

10.152.152.1

        │

NAT (MASQUERADE)

        │

        ▼

10.151.151.40

        │

        ▼

Serveur NAS
Serveur Linux
Home Assistant
Kubernetes

Pourquoi utiliser l'interface eth0 ?

Le LXC NETWORK possède une seule interface réseau reliée au LAN ASUS.

Les paquets quittent donc naturellement le serveur via eth0.

Vérification :

ip addr

Sécurisation du fichier

Le fichier contient la clé privée du serveur.

sudo chmod 600 /etc/wireguard/wg0.conf

Vérifier :

ls -l /etc/wireguard/wg0.conf

Résultat attendu

-rw------- root root

Contrôle de la configuration

Avant de démarrer WireGuard, vérifier que le fichier est correctement rempli.

sudo cat /etc/wireguard/wg0.conf

Les éléments suivants doivent être présents :


Résumé de cette étape

Élément Statut
Routage IPv4 activé ✅
Configuration WireGuard créée ✅
Interface wg0 configurée ✅
NAT configuré ✅
Permissions sécurisées ✅

À ce stade, le serveur WireGuard est entièrement configuré mais n'est pas encore démarré. La prochaine page décrira le démarrage du service, l'ouverture du port UDP 51820 sur le routeur ASUS ainsi que les vérifications permettant de s'assurer que le serveur est opérationnel.

Wireguard

06 - Démarrage et validation du serveur

Après avoir installé WireGuard, généré les clés cryptographiques et créé le fichier de configuration, il est temps de démarrer le service et de vérifier son bon fonctionnement.

À la fin de cette étape, le serveur WireGuard sera opérationnel et en attente de connexions VPN.


Architecture


                 Internet
                     │
                     ▼
              Routeur ASUS
                     │
                     ▼
        LXC NETWORK (10.151.151.40)
                     │
             WireGuard (wg0)
             10.152.152.1/24
                     │
                     ▼
          En attente des clients VPN

Activer le démarrage automatique

Configurer WireGuard afin que le service démarre automatiquement à chaque redémarrage du serveur.

sudo systemctl enable wg-quick@wg0

Résultat attendu


Démarrer le service

sudo systemctl start wg-quick@wg0

Vérifier l'état du service

sudo systemctl status wg-quick@wg0

Résultat attendu

Active: active (exited)

Le service wg-quick configure l'interface réseau puis termine son exécution. L'état active (exited) est donc parfaitement normal.


Afficher la configuration WireGuard

sudo wg

Résultat attendu

interface: wg0

  public key: xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

  listening port: 51820

À ce stade, aucun client n'est encore configuré. Il est donc normal que la commande n'affiche aucun peer.


Afficher l'adresse IP de l'interface

ip addr show wg0

Résultat attendu

inet 10.152.152.1/24

Contrôler le port d'écoute

Vérifier que WireGuard écoute bien sur le port UDP 51820.

sudo ss -lunp | grep 51820

Résultat attendu

udp   UNCONN   0   0   0.0.0.0:51820

Contrôler les règles NAT

Les règles PostUp doivent avoir été ajoutées automatiquement au démarrage de l'interface.

sudo iptables -L FORWARD

sudo iptables -t nat -L POSTROUTING

Les règles autorisant le transfert entre wg0 et eth0 ainsi que la règle MASQUERADE doivent être présentes.


Vérifier le routage IPv4

cat /proc/sys/net/ipv4/ip_forward

Résultat attendu

1

Consulter les journaux système

En cas de problème lors du démarrage, consulter les journaux de systemd.

sudo journalctl -u wg-quick@wg0

Pour afficher uniquement les derniers événements :

sudo journalctl -u wg-quick@wg0 -n 50

Redémarrer le service

Après toute modification du fichier /etc/wireguard/wg0.conf, redémarrer WireGuard.

sudo systemctl restart wg-quick@wg0

Arrêter le service

sudo systemctl stop wg-quick@wg0

Les règles PostDown supprimeront automatiquement les règles iptables ajoutées au démarrage.


Commandes utiles

Commande Description
sudo wg Afficher l'état du serveur WireGuard.
ip addr show wg0 Afficher l'adresse IP de l'interface VPN.
sudo wg show Afficher les statistiques détaillées.
sudo systemctl restart wg-quick@wg0 Redémarrer le service.
sudo systemctl status wg-quick@wg0 Afficher l'état du service.
sudo journalctl -u wg-quick@wg0 Afficher les journaux système.

Dépannage

L'interface wg0 n'existe pas

Si l'interface n'apparaît pas, vérifier le contenu du fichier /etc/wireguard/wg0.conf ainsi que les journaux systemd.


Le port 51820 n'est pas ouvert

Contrôler que le service est bien démarré :

sudo systemctl status wg-quick@wg0

Puis vérifier la présence de l'interface :

sudo wg

Erreur de syntaxe dans le fichier wg0.conf

Une erreur dans le fichier de configuration empêche le démarrage de WireGuard.

Les journaux systemd indiquent généralement la ligne concernée.

sudo journalctl -u wg-quick@wg0

Résumé de cette étape

Élément Statut
Service activé au démarrage ✅
Interface wg0 créée ✅
Serveur à l'écoute sur UDP 51820 ✅
Règles NAT chargées ✅
Routage IPv4 opérationnel ✅
Serveur prêt à recevoir des clients ✅

Le serveur WireGuard est désormais pleinement opérationnel. La prochaine partie de cette documentation sera consacrée à la configuration du routeur ASUS (redirection du port UDP 51820, DNS dynamique et validation de l'accès depuis Internet), avant de passer à la création du premier client VPN.

Wireguard

07 - Création d'un client WireGuard

Cette page décrit la procédure permettant d'ajouter un nouveau client au serveur WireGuard.

Chaque client possède sa propre paire de clés cryptographiques ainsi qu'une adresse IP dédiée sur le réseau VPN.


Architecture


                Serveur WireGuard

                10.152.152.1
                      │
        ──────────────┼──────────────
                      │
          Réseau VPN 10.152.152.0/24
                      │
        ┌─────────────┼─────────────┐
        │             │             │
   Windows        iPhone       Ubuntu
10.152.152.2  10.152.152.3 10.152.152.4

1. Créer le dossier du client

Chaque client possède son propre répertoire contenant ses clés, sa configuration et, si nécessaire, son QR Code.

cd /opt/network/wireguard/clients

mkdir -p windows

cd windows

2. Générer les clés cryptographiques

Limiter les permissions des fichiers générés.

umask 077

Créer ensuite la paire de clés.

wg genkey | tee windows.key | wg pubkey > windows.pub

3. Vérifier les fichiers générés

ls -l

Résultat attendu

windows.key
windows.pub

4. Afficher les clés

cat windows.key

cat windows.pub

Important


5. Déclarer le client sur le serveur

Éditer le fichier de configuration du serveur.

sudo nano /etc/wireguard/wg0.conf

Ajouter à la fin du fichier :

[Peer]

PublicKey = <CONTENU_DE_WINDOWS.PUB>

AllowedIPs = 10.152.152.2/32

Chaque client doit disposer d'une adresse IP unique.

Client Adresse VPN
Windows 10.152.152.2
iPhone 10.152.152.3
Ubuntu 10.152.152.4
Android 10.152.152.5

6. Créer le fichier de configuration du client

nano windows.conf

Configuration du client

[Interface]

PrivateKey = <CONTENU_DE_WINDOWS.KEY>

Address = 10.152.152.2/32

DNS = 10.152.152.1


[Peer]

PublicKey = bdo5MJaEb+NSEk9x5I2yStIDUjvgvgAoZkeQDksSMT4=

Endpoint = adguard.numericare.fr:51820

AllowedIPs = 10.151.151.0/24,10.152.152.0/24

PersistentKeepalive = 25

Comprendre les paramètres

Paramètre Description
PrivateKey Clé privée du client.
Address Adresse IP du client sur le VPN.
DNS Serveur AdGuard Home accessible via le VPN.
Endpoint Nom DNS public du serveur WireGuard.
AllowedIPs Détermine les réseaux qui transitent dans le VPN.
PersistentKeepalive Maintient la connexion active derrière un NAT.

Pourquoi utiliser ces AllowedIPs ?

AllowedIPs = 10.151.151.0/24,10.152.152.0/24

Cette configuration met en œuvre un Split Tunnel.


Pourquoi utiliser DNS = 10.152.152.1 ?

Le serveur WireGuard héberge également AdGuard Home.

Les requêtes DNS transitent donc dans le VPN vers l'adresse du serveur WireGuard.

DNS = 10.152.152.1

Cette configuration permet de bénéficier du filtrage AdGuard même lorsque le client est connecté depuis Internet.


7. Recharger WireGuard

sudo systemctl restart wg-quick@wg0

8. Vérifier que le client est enregistré

sudo wg

Le nouveau Peer doit apparaître.


9. Générer un QR Code (Android / iPhone)

qrencode -o /opt/network/wireguard/qr/windows.png < windows.conf

Ou directement dans le terminal :

qrencode -t ansiutf8 < windows.conf

10. Importer la configuration

Plateforme Méthode
Windows Importer le fichier windows.conf dans le client WireGuard.
Linux Copier le fichier dans /etc/wireguard/wg0.conf puis démarrer wg-quick.
Android Scanner le QR Code.
iPhone / iPad Scanner le QR Code.

11. Vérifications

Une fois connecté :

ping 10.151.151.40

Puis :

nslookup google.fr

Le serveur DNS utilisé doit être :

10.152.152.1

Enfin, sur le serveur :

sudo wg

Le client doit apparaître avec :


Bonnes pratiques


Résumé

Élément Statut
Clés générées ✅
Peer ajouté au serveur ✅
Configuration client créée ✅
QR Code généré ✅
Connexion prête ✅

Le client WireGuard est maintenant prêt à être utilisé. Les chapitres suivants détaillent la configuration spécifique de chaque plateforme (Windows, Ubuntu, Fedora, Android, iPhone et macOS).

Wireguard

08.1 - Configuration d'un client Windows 11

Cette page explique comment installer et configurer le client WireGuard sous Windows 11 afin d'accéder au réseau privé via le serveur VPN.

À l'issue de cette procédure, l'ordinateur pourra se connecter au réseau domestique en toute sécurité et utiliser AdGuard Home comme serveur DNS.


Prérequis


Architecture


          Internet
              │
              ▼
     adguard.numericare.fr
              │
      UDP 51820
              │
              ▼
      Serveur WireGuard
        10.152.152.1
              │
      ───────────────
              │
     Réseau ASUS
    10.151.151.0/24

1. Installer WireGuard

Télécharger puis installer le client officiel WireGuard pour Windows.

Conserver les options d'installation par défaut.


2. Lancer WireGuard

Au premier lancement, la liste des tunnels est vide.


No tunnels configured.

3. Importer la configuration

Cliquer sur :


Import tunnel(s) from file...

Sélectionner le fichier :


windows.conf

Le tunnel apparaît immédiatement dans la liste.


4. Vérifier la configuration

Le contenu doit être similaire à celui-ci :

[Interface]

PrivateKey = xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Address = 10.152.152.2/32

DNS = 10.152.152.1


[Peer]

PublicKey = xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Endpoint = adguard.numericare.fr:51820

AllowedIPs = 10.151.151.0/24,10.152.152.0/24

PersistentKeepalive = 25

Comprendre les paramètres

Paramètre Description
Address Adresse VPN attribuée au poste Windows.
DNS Utilisation d'AdGuard Home via le VPN.
Endpoint Adresse publique du serveur WireGuard.
AllowedIPs Réseaux accessibles via le VPN (Split Tunnel).
PersistentKeepalive Maintient la connexion ouverte derrière un NAT.

5. Établir la connexion

Cliquer sur :


Activate

L'état du tunnel devient :


Active

6. Vérifier l'adresse IP VPN

Ouvrir PowerShell :

ipconfig

Une nouvelle interface WireGuard doit apparaître.

Résultat attendu


Adresse IPv4 : 10.152.152.2

7. Tester la connectivité

Tester le serveur WireGuard :

ping 10.152.152.1

Tester ensuite le serveur Docker / AdGuard :

ping 10.151.151.40

Les deux réponses doivent être positives.


8. Vérifier le DNS

Exécuter :

nslookup google.fr

Le serveur DNS utilisé doit être :


10.152.152.1

Cela confirme que toutes les requêtes DNS transitent par AdGuard Home.


9. Vérifier le serveur

Depuis le serveur Debian :

sudo wg

Le client Windows doit apparaître.

Exemple


peer: xxxxxxxxxxxxxxxxx

latest handshake: 25 seconds ago

transfer: 48 KiB received

transfer: 120 KiB sent

10. Déconnecter le VPN

Dans WireGuard, cliquer sur :


Deactivate

La connexion VPN est immédiatement interrompue.


Dépannage

Le tunnel reste inactif


Aucun Handshake

Sur le serveur :

sudo wg

Si aucun Latest Handshake n'apparaît :


Impossible d'accéder au réseau domestique


Les publicités ne sont pas bloquées

nslookup google.fr

Le serveur interrogé doit être WireGuard / AdGuard Home.


Bonnes pratiques


Résumé

Élément Statut
Client WireGuard installé ✅
Configuration importée ✅
Tunnel établi ✅
Connexion au réseau domestique ✅
DNS AdGuard fonctionnel ✅

Le client Windows est désormais entièrement configuré. Les chapitres suivants présentent la configuration des autres plateformes (Ubuntu, Fedora, Android, iPhone/iPad et macOS), dont la logique est similaire mais avec des méthodes d'installation propres à chaque système.

Wireguard

08.2 - Configuration d'un client Ubuntu

Cette page explique comment installer et configurer un client WireGuard sous Ubuntu afin d'accéder au réseau privé via le serveur VPN.

La configuration s'appuie sur le fichier ubuntu.conf généré lors de la création du client (voir chapitre 07).


Prérequis


Architecture


           Ubuntu
       10.152.152.4
              │
              │
      Tunnel WireGuard
              │
              ▼
     adguard.numericare.fr
              │
              ▼
      Serveur WireGuard
        10.152.152.1
              │
              ▼
      Réseau ASUS
    10.151.151.0/24

1. Installer WireGuard

sudo apt update

sudo apt install wireguard -y

2. Vérifier l'installation

wg --version

Résultat attendu

wireguard-tools v1.x.x

3. Copier le fichier de configuration

Copier le fichier généré sur le serveur dans le répertoire système :

sudo cp ubuntu.conf /etc/wireguard/wg0.conf

4. Sécuriser les permissions

Le fichier contient la clé privée du client.

sudo chmod 600 /etc/wireguard/wg0.conf

Vérification :

ls -l /etc/wireguard/wg0.conf

Résultat attendu

-rw------- root root

5. Vérifier la configuration

sudo cat /etc/wireguard/wg0.conf

Le fichier doit contenir notamment :

[Interface]

Address = 10.152.152.4/32

DNS = 10.152.152.1


[Peer]

Endpoint = adguard.numericare.fr:51820

AllowedIPs = 10.151.151.0/24,10.152.152.0/24

6. Démarrer le tunnel

sudo wg-quick up wg0

Résultat attendu :


7. Vérifier l'interface VPN

ip addr show wg0

Résultat attendu

inet 10.152.152.4/32

8. Vérifier le tunnel

sudo wg

La sortie doit afficher :


9. Tester la connectivité

Tester le serveur VPN :

ping 10.152.152.1

Tester ensuite le réseau local :

ping 10.151.151.40

10. Vérifier le DNS

nslookup google.fr

Le serveur interrogé doit être :

10.152.152.1

11. Arrêter le tunnel

sudo wg-quick down wg0

12. Démarrage automatique (optionnel)

Pour établir automatiquement le VPN au démarrage :

sudo systemctl enable wg-quick@wg0

Pour le désactiver :

sudo systemctl disable wg-quick@wg0

Commandes utiles

Commande Description
sudo wg Afficher l'état du tunnel.
ip addr show wg0 Afficher l'interface VPN.
sudo wg-quick up wg0 Démarrer le tunnel.
sudo wg-quick down wg0 Arrêter le tunnel.
systemctl status wg-quick@wg0 Afficher l'état du service.

Dépannage

L'interface wg0 n'existe pas

Vérifier que le fichier /etc/wireguard/wg0.conf est présent et correctement nommé.


Aucun Handshake


Impossible d'accéder au LAN


Le DNS ne fonctionne pas

resolvectl status

Le serveur DNS doit être :

10.152.152.1

Bonnes pratiques


Résumé

Élément Statut
WireGuard installé ✅
Configuration copiée ✅
Tunnel opérationnel ✅
Connexion au réseau domestique ✅
DNS AdGuard fonctionnel ✅

Le client Ubuntu est maintenant entièrement configuré et peut accéder de manière sécurisée au réseau domestique via WireGuard. La procédure pour Fedora est très proche, avec quelques différences liées au gestionnaire de paquets et aux outils d'administration.

Wireguard

08.3 - Configuration d'un client Fedora

Cette page explique comment installer et configurer un client WireGuard sous Fedora afin d'accéder au réseau privé via le serveur VPN.

Le client utilisera la configuration générée lors du chapitre 07 (fedora.conf).


Prérequis


Architecture


             Fedora
        10.152.152.5
              │
              ▼
      Tunnel WireGuard
              │
              ▼
     adguard.numericare.fr
              │
              ▼
      Serveur WireGuard
        10.152.152.1
              │
              ▼
      Réseau ASUS
    10.151.151.0/24

1. Installer WireGuard

sudo dnf install wireguard-tools -y

2. Vérifier l'installation

wg --version

Résultat attendu

wireguard-tools v1.x.x

3. Copier le fichier de configuration

sudo cp fedora.conf /etc/wireguard/wg0.conf

4. Sécuriser le fichier

sudo chmod 600 /etc/wireguard/wg0.conf

Vérifier :

ls -l /etc/wireguard/wg0.conf

Résultat attendu

-rw------- root root

5. Vérifier la configuration

sudo cat /etc/wireguard/wg0.conf

Le fichier doit notamment contenir :

[Interface]

Address = 10.152.152.5/32

DNS = 10.152.152.1


[Peer]

Endpoint = adguard.numericare.fr:51820

AllowedIPs = 10.151.151.0/24,10.152.152.0/24

6. Démarrer le tunnel

sudo wg-quick up wg0

Résultat attendu


7. Vérifier l'état du tunnel

sudo wg

La sortie doit afficher :


8. Vérifier l'adresse IP

ip addr show wg0

Résultat attendu

inet 10.152.152.5/32

9. Tester la connectivité

ping 10.152.152.1

Puis :

ping 10.151.151.40

Les deux commandes doivent répondre.


10. Vérifier le DNS

nslookup google.fr

Le serveur DNS doit être :

10.152.152.1

Pour afficher la configuration DNS complète :

resolvectl status

11. Activer le démarrage automatique (optionnel)

sudo systemctl enable wg-quick@wg0

Démarrer immédiatement :

sudo systemctl start wg-quick@wg0

Vérifier :

systemctl status wg-quick@wg0

12. Arrêter le tunnel

sudo wg-quick down wg0

Utilisation quotidienne

Commande Description
sudo wg-quick up wg0 Démarrer le VPN.
sudo wg-quick down wg0 Arrêter le VPN.
sudo wg Afficher l'état du tunnel.
sudo wg show Afficher les statistiques détaillées.
systemctl status wg-quick@wg0 Afficher l'état du service.
journalctl -u wg-quick@wg0 Consulter les journaux.

Dépannage

Le tunnel ne démarre pas

journalctl -u wg-quick@wg0

Consulter les derniers messages d'erreur.


Aucun Handshake


Impossible d'accéder au réseau local


Le DNS n'utilise pas AdGuard Home

resolvectl status

Le serveur DNS actif doit être :

10.152.152.1

Bonnes pratiques


Résumé

Élément Statut
WireGuard installé ✅
Configuration importée ✅
Tunnel établi ✅
Connexion au réseau domestique ✅
DNS AdGuard opérationnel ✅

Le client Fedora est maintenant entièrement configuré et peut accéder au réseau domestique de manière sécurisée. Les chapitres suivants présentent la configuration des clients Android, iPhone/iPad et macOS.

Wireguard

08.4 - Configuration d'un client Android

Cette page explique comment installer et configurer WireGuard sur un smartphone ou une tablette Android afin d'accéder au réseau domestique de manière sécurisée.

Deux méthodes d'import sont possibles :


Prérequis


Architecture


             Android

         10.152.152.5

               │

        Tunnel WireGuard

               │

               ▼

   adguard.numericare.fr

               │

               ▼

      Serveur WireGuard

        10.152.152.1

               │

               ▼

       Réseau ASUS

      10.151.151.0/24

1. Installer WireGuard

Installer l'application officielle WireGuard depuis le Google Play Store.


2. Ouvrir l'application

Au premier lancement, aucun tunnel n'est configuré.


3. Ajouter un tunnel

Appuyer sur le bouton :


+

Deux méthodes sont proposées :


4. Import via QR Code (recommandé)

Sélectionner :


Scanner depuis un QR Code

Scanner le QR Code généré sur le serveur.

Le tunnel est automatiquement créé.


5. Import via un fichier

Si le QR Code n'est pas disponible :


Importer depuis un fichier

Sélectionner :


android.conf

6. Vérifier la configuration

Le tunnel doit contenir une configuration similaire à celle-ci :

[Interface]

Address = 10.152.152.5/32

DNS = 10.152.152.1


[Peer]

Endpoint = adguard.numericare.fr:51820

AllowedIPs = 10.151.151.0/24,10.152.152.0/24

PersistentKeepalive = 25

7. Activer le tunnel

Appuyer sur l'interrupteur situé à droite du tunnel.

Android demande l'autorisation de créer un VPN.

Accepter la demande.


8. Vérifier la connexion

Une icône VPN apparaît dans la barre d'état Android.

Le tunnel est maintenant actif.


9. Vérifier le serveur

Depuis le serveur Debian :

sudo wg

Le client Android doit apparaître avec :


10. Tester la connectivité

Depuis un navigateur Android, accéder à une application hébergée sur le réseau domestique.

Par exemple :

Si les applications sont accessibles, le tunnel fonctionne correctement.


11. Vérifier le DNS

Ouvrir un navigateur puis visiter un site de test DNS ou utiliser une application de diagnostic réseau.

Les requêtes DNS doivent être résolues par :


10.152.152.1

Le filtrage AdGuard Home est alors actif même en dehors du domicile.


12. Désactiver le VPN

Dans WireGuard, désactiver simplement l'interrupteur du tunnel.


Dépannage

Le tunnel ne se connecte pas


Aucun Handshake

Sur le serveur :

sudo wg

Si aucun Latest Handshake n'apparaît, vérifier la configuration du client et la redirection du port UDP 51820.


Impossible d'accéder au réseau domestique


Les publicités ne sont pas bloquées


Bonnes pratiques


Résumé

Élément Statut
Application WireGuard installée ✅
Tunnel importé ✅
Connexion VPN établie ✅
Accès au réseau domestique ✅
DNS AdGuard opérationnel ✅

Le client Android est maintenant entièrement configuré. Le chapitre suivant présente la procédure équivalente pour un iPhone ou un iPad.

Wireguard

08.5 - Configuration d'un client iPhone / iPad

Cette page explique comment installer et configurer WireGuard sur un iPhone ou un iPad afin d'accéder au réseau domestique de manière sécurisée.

Deux méthodes d'import sont possibles :


Prérequis


Architecture


          iPhone / iPad

         10.152.152.3

               │

        Tunnel WireGuard

               │

               ▼

   adguard.numericare.fr

               │

               ▼

      Serveur WireGuard

        10.152.152.1

               │

               ▼

       Réseau ASUS

      10.151.151.0/24

1. Installer WireGuard

Installer l'application officielle WireGuard depuis l'App Store.


2. Ouvrir l'application

Au premier lancement, aucun tunnel n'est encore configuré.


3. Ajouter un tunnel

Appuyer sur :


Ajouter un tunnel

Deux méthodes sont disponibles :


4. Import via QR Code (recommandé)

Choisir :


Scanner un QR Code

Scanner ensuite le QR Code généré sur le serveur.

Le tunnel est créé automatiquement.


5. Import via un fichier

Si le QR Code n'est pas disponible :


6. Vérifier la configuration

Le tunnel doit contenir une configuration similaire à :

[Interface]

Address = 10.152.152.3/32

DNS = 10.152.152.1


[Peer]

Endpoint = adguard.numericare.fr:51820

AllowedIPs = 10.151.151.0/24,10.152.152.0/24

PersistentKeepalive = 25

7. Activer le tunnel

Basculer l'interrupteur du tunnel sur Activé.

iOS demande l'autorisation d'ajouter une configuration VPN.

Valider la demande puis s'authentifier avec Face ID, Touch ID ou le code de l'appareil.


8. Vérifier la connexion

Une icône VPN apparaît dans la barre d'état (ou dans le Centre de contrôle selon le modèle d'iPhone/iPad).

Le tunnel est maintenant actif.


9. Vérifier le serveur

Depuis le serveur Debian :

sudo wg

Le client iPhone/iPad doit apparaître avec :


10. Tester l'accès au réseau domestique

Ouvrir Safari puis accéder à un service hébergé sur le réseau domestique, par exemple :

Si les services sont accessibles, le tunnel fonctionne correctement.


11. Vérifier le DNS

Les requêtes DNS doivent être résolues par :


10.152.152.1

Le filtrage AdGuard Home est alors appliqué, même lorsque l'appareil est connecté à un réseau Wi-Fi public ou au réseau mobile.


12. Désactiver le VPN

Ouvrir WireGuard puis désactiver simplement l'interrupteur du tunnel.


VPN à la demande (optionnel)

WireGuard permet d'activer automatiquement le VPN dans certaines situations, par exemple lors de la connexion à un réseau Wi-Fi public.

Cette fonctionnalité peut être configurée dans les paramètres du tunnel afin d'améliorer la sécurité sans intervention manuelle.


Dépannage

Le tunnel ne se connecte pas


Aucun Handshake

Depuis le serveur :

sudo wg

Si aucun Latest Handshake n'apparaît, vérifier la configuration du client et l'ouverture du port UDP 51820.


Impossible d'accéder au réseau domestique


Les publicités ne sont pas bloquées


Bonnes pratiques


Résumé

Élément Statut
Application WireGuard installée ✅
Tunnel importé ✅
Connexion VPN établie ✅
Accès au réseau domestique ✅
DNS AdGuard opérationnel ✅

Le client iPhone / iPad est maintenant entièrement configuré et peut accéder au réseau domestique de manière sécurisée. Le dernier chapitre présente la configuration du client macOS.

Wireguard

08.6 - Configuration d'un client macOS

Cette page explique comment installer et configurer WireGuard sur macOS afin d'accéder au réseau domestique via le serveur VPN.

La méthode recommandée consiste à utiliser l'application officielle WireGuard disponible sur l'App Store.


Prérequis


Architecture


              macOS

         10.152.152.6

               │

        Tunnel WireGuard

               │

               ▼

   adguard.numericare.fr

               │

               ▼

      Serveur WireGuard

        10.152.152.1

               │

               ▼

       Réseau ASUS

      10.151.151.0/24

1. Installer WireGuard

Installer l'application officielle WireGuard depuis l'App Store.


2. Ouvrir l'application

Au premier lancement, aucune configuration VPN n'est présente.


3. Importer un tunnel

Cliquer sur :


Import tunnel(s) from file...

Puis sélectionner le fichier :


macos.conf

Le tunnel est automatiquement ajouté.


4. Vérifier la configuration

La configuration doit être similaire à :

[Interface]

PrivateKey = xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Address = 10.152.152.6/32

DNS = 10.152.152.1


[Peer]

PublicKey = xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Endpoint = adguard.numericare.fr:51820

AllowedIPs = 10.151.151.0/24,10.152.152.0/24

PersistentKeepalive = 25

Comprendre les paramètres

Paramètre Description
Address Adresse VPN attribuée au Mac.
DNS Utilisation d'AdGuard Home via le tunnel VPN.
Endpoint Nom DNS public du serveur WireGuard.
AllowedIPs Réseaux accessibles via le VPN (Split Tunnel).
PersistentKeepalive Maintient la connexion active derrière un routeur NAT.

5. Activer le tunnel

Cliquer sur :


Activate

Lors de la première connexion, macOS demande l'autorisation d'ajouter une configuration VPN.

Valider la demande puis s'authentifier avec Touch ID ou le mot de passe de la session.


6. Vérifier la connexion

Une icône VPN apparaît dans la barre de menus de macOS.

Le tunnel est maintenant actif.


7. Vérifier le serveur

Depuis le serveur Debian :

sudo wg

Le client macOS doit apparaître avec :


8. Tester la connectivité

Ouvrir le Terminal puis exécuter :

ping 10.152.152.1

Puis :

ping 10.151.151.40

Les deux commandes doivent répondre.


9. Vérifier le DNS

Afficher la configuration DNS active :

scutil --dns

Le serveur DNS utilisé par le tunnel doit être :

10.152.152.1

Le filtrage AdGuard Home est alors appliqué aux requêtes DNS transitant par le VPN.


10. Désactiver le VPN

Dans WireGuard, cliquer sur :


Deactivate

Le tunnel est immédiatement fermé.


Utilisation avancée (Terminal)

Les utilisateurs avancés peuvent également gérer le tunnel en ligne de commande à l'aide de wg-quick (si les outils WireGuard sont installés).

sudo wg-quick up wg0

sudo wg

sudo wg-quick down wg0

Dépannage

Le tunnel ne se connecte pas


Aucun Handshake

Depuis le serveur :

sudo wg

Si aucun Latest Handshake n'apparaît, vérifier la configuration du client et la redirection du port UDP 51820.


Impossible d'accéder au réseau domestique


Les publicités ne sont pas bloquées


Bonnes pratiques


Résumé

Élément Statut
Application WireGuard installée ✅
Configuration importée ✅
Tunnel établi ✅
Accès au réseau domestique ✅
DNS AdGuard opérationnel ✅

Le client macOS est désormais entièrement configuré et peut accéder au réseau domestique de manière sécurisée via WireGuard. Vous disposez maintenant d'une procédure complète pour les principales plateformes : Windows, Ubuntu, Fedora, Android, iPhone/iPad et macOS.

Wireguard

09 - Mise à jour de WireGuard

Cette page décrit la procédure recommandée pour mettre à jour WireGuard et ses composants sur le serveur Debian hébergeant le service VPN.

L'objectif est de bénéficier des dernières corrections de sécurité, des améliorations de stabilité et des nouvelles fonctionnalités tout en garantissant la continuité du service.


Prérequis


1. Vérifier la version installée

Afficher la version des outils WireGuard :

wg --version

Exemple :

wireguard-tools v1.0.20210914

2. Vérifier les mises à jour disponibles

sudo apt update

Puis afficher les paquets pouvant être mis à jour :

apt list --upgradable

Si une nouvelle version de wireguard ou wireguard-tools apparaît dans la liste, une mise à jour est disponible.


3. Mettre à jour le système

sudo apt upgrade -y

Cette commande met à jour l'ensemble des paquets installés, y compris WireGuard si une nouvelle version est disponible.


4. Vérifier que le service est toujours actif

sudo systemctl status wg-quick@wg0

Le résultat attendu est similaire à :

Active: active (exited)

5. Vérifier le fonctionnement du tunnel

sudo wg

Contrôler notamment les informations suivantes :


6. Vérifier l'écoute du port UDP

sudo ss -lunp | grep 51820

Le serveur doit toujours être à l'écoute sur le port UDP 51820.


7. Tester la connectivité

Depuis un client WireGuard :


8. Redémarrer le service (si nécessaire)

Dans la majorité des cas, aucun redémarrage n'est nécessaire. Si toutefois la mise à jour le requiert, exécuter :

sudo systemctl restart wg-quick@wg0

Vérifier ensuite le statut du service :

sudo systemctl status wg-quick@wg0

9. Consulter les journaux

En cas d'anomalie après la mise à jour :

journalctl -u wg-quick@wg0

Ou uniquement les derniers événements :

journalctl -u wg-quick@wg0 -n 50

Bonnes pratiques


Résumé

Étape Validation
Version vérifiée ✅
Paquets mis à jour ✅
Service WireGuard opérationnel ✅
Port UDP 51820 à l'écoute ✅
Tests de connexion validés ✅

La mise à jour de WireGuard est terminée. Le serveur bénéficie des dernières corrections tout en conservant sa configuration existante. Il est recommandé de vérifier le bon fonctionnement des clients après chaque mise à jour afin de garantir la disponibilité du service VPN.

Wireguard

10 - Dépannage

Cette page regroupe les principaux problèmes pouvant être rencontrés lors de l'utilisation de WireGuard ainsi que les procédures de diagnostic permettant d'identifier rapidement leur origine.

Les vérifications sont présentées du cas le plus fréquent au plus spécifique.


Vérifier l'état général du serveur

Avant toute investigation, contrôler que le serveur WireGuard fonctionne correctement.

sudo systemctl status wg-quick@wg0

Le résultat attendu est :

Active: active (exited)

Puis vérifier l'interface WireGuard :

sudo wg

Le client ne parvient pas à se connecter

Cause possible

Vérifications

sudo systemctl status wg-quick@wg0
sudo ss -lunp | grep 51820
sudo wg

Vérifier également :


Aucun Handshake

Symptômes

sudo wg

Le champ Latest Handshake est absent ou indique Never.

Causes possibles

Vérifications


Le tunnel est établi mais le réseau domestique est inaccessible

Symptômes

Vérifications

Contrôler les réseaux autorisés :

AllowedIPs = 10.151.151.0/24,10.152.152.0/24

Puis vérifier le routage IPv4 :

cat /proc/sys/net/ipv4/ip_forward

Le résultat attendu est :

1

Le DNS ne fonctionne pas

Symptômes

Vérifications

Contrôler la configuration du client :

DNS = 10.152.152.1

Puis vérifier qu'AdGuard Home est actif :

docker ps

Le conteneur AdGuard Home doit être en état Up.


Impossible d'accéder à Internet

Cause possible

Ce problème apparaît généralement lorsque le client est configuré en Full Tunnel et que le routage ou le NAT du serveur est incorrect.

Vérifications

sudo iptables -t nat -L

Contrôler la présence de la règle MASQUERADE.


Le client se connecte puis se déconnecte régulièrement

Cause possible

Vérification

Le client doit contenir :

PersistentKeepalive = 25

Le serveur écoute sur un mauvais port

Vérifier la configuration :

sudo cat /etc/wireguard/wg0.conf

Le paramètre attendu est :

ListenPort = 51820

Vérifier les journaux

Afficher les derniers événements :

journalctl -u wg-quick@wg0 -n 50

Afficher les journaux en temps réel :

journalctl -fu wg-quick@wg0

Commandes de diagnostic

Commande Description
sudo wg Afficher les tunnels et les Handshakes.
ip addr show wg0 Afficher l'interface WireGuard.
systemctl status wg-quick@wg0 Vérifier le service.
ss -lunp | grep 51820 Vérifier l'écoute du port UDP.
journalctl -u wg-quick@wg0 Consulter les journaux.
docker ps Vérifier qu'AdGuard Home est démarré.
iptables -t nat -L Contrôler les règles NAT.
cat /proc/sys/net/ipv4/ip_forward Vérifier l'activation du routage IPv4.

Résumé

Problème Premier contrôle à effectuer
Aucune connexion Vérifier le service WireGuard.
Aucun Handshake Contrôler les clés, le DNS et le port UDP 51820.
Réseau domestique inaccessible Vérifier les AllowedIPs et le routage IPv4.
DNS inopérant Vérifier AdGuard Home et le paramètre DNS.
Pas d'accès Internet Contrôler les règles NAT et la configuration Full Tunnel.
Déconnexions fréquentes Vérifier le paramètre PersistentKeepalive.

La majorité des incidents WireGuard proviennent d'une configuration incorrecte des clés, des paramètres AllowedIPs, de la résolution DNS ou de la redirection du port UDP 51820. En suivant les vérifications de cette page dans l'ordre, il est généralement possible d'identifier rapidement l'origine du problème.

Wireguard

11 - Annexe : Utilisation du Full Tunnel

Cette documentation est basée sur une architecture Split Tunnel, dans laquelle seul le trafic destiné au réseau domestique transite par le VPN.

Dans certains cas, il peut être souhaitable de faire transiter l'ensemble du trafic Internet par le serveur WireGuard. Ce mode de fonctionnement est appelé Full Tunnel.


Split Tunnel (configuration actuelle)

Dans cette documentation, les clients utilisent la configuration suivante :

AllowedIPs = 10.151.151.0/24,10.152.152.0/24

Cela signifie que seuls les réseaux suivants sont envoyés dans le tunnel VPN :

Tout le reste du trafic Internet continue de sortir directement par la connexion réseau du client.


                Internet
                    ▲
                    │
          Connexion locale
                    ▲
                    │
                Client

                    │
      ──────────────┼──────────────

                    ▼
            Tunnel WireGuard

                    ▼
      Réseau domestique

          10.151.151.0/24

Passer en Full Tunnel

Pour faire transiter l'intégralité du trafic réseau dans le tunnel VPN, remplacer la directive AllowedIPs du client par :

AllowedIPs = 0.0.0.0/0

Pour une prise en charge complète d'IPv4 et d'IPv6 :

AllowedIPs = 0.0.0.0/0,::/0

Fonctionnement

Lorsque le Full Tunnel est activé, l'ensemble des communications du client passe par le serveur WireGuard avant d'accéder à Internet.


          Client

             │

             ▼

      Tunnel WireGuard

             │

             ▼

      Serveur WireGuard

             │

             ▼

       AdGuard Home

             │

             ▼

       Routeur ASUS

             │

             ▼

          Internet

Avantages


Inconvénients


Configuration DNS

Aucune modification supplémentaire n'est nécessaire concernant le DNS si le client utilise déjà la configuration recommandée :

DNS = 10.152.152.1

Les requêtes DNS continueront d'être résolues par AdGuard Home via le tunnel VPN.


Quand utiliser le Full Tunnel ?

Situation Recommandation
Accès au réseau domestique uniquement Conserver le Split Tunnel.
Utilisation sur un Wi-Fi public Utiliser le Full Tunnel.
Bénéficier du filtrage AdGuard partout Utiliser le Full Tunnel.
Masquer son adresse IP publique Utiliser le Full Tunnel.
Optimiser les performances réseau Conserver le Split Tunnel.

Revenir au Split Tunnel

Pour retrouver le comportement décrit dans cette documentation, rétablir la configuration d'origine :

AllowedIPs = 10.151.151.0/24,10.152.152.0/24

Le client utilisera alors le VPN uniquement pour accéder au réseau domestique, tandis que le trafic Internet continuera d'emprunter la connexion locale.


Résumé

Mode Trafic VPN Utilisation recommandée
Split Tunnel Uniquement le réseau domestique Usage quotidien
Full Tunnel Tout le trafic Internet Réseaux publics, confidentialité renforcée

Le Split Tunnel constitue le mode de fonctionnement recommandé pour cette infrastructure, car il offre un excellent compromis entre performances et accès sécurisé au réseau domestique. Le Full Tunnel reste une option intéressante lorsque l'on souhaite protéger l'ensemble de son trafic Internet ou bénéficier du filtrage AdGuard Home sur tous les réseaux.

Nmap - Les commandes indispensables

Installation

Debian / Ubuntu
sudo apt update
sudo apt install nmap
RHEL / Rocky / AlmaLinux
sudo dnf install nmap
Vérifier la version
nmap --version

  1. Découvrir les machines d'un réseau
    Scanner uniquement les hôtes actifs.
    nmap -sn 192.168.1.0/24
    Résultat :
    Host is up
    Nmap scan report for 192.168.1.10
    Nmap scan report for 192.168.1.15
    Très pratique pour :
    inventaire
    retrouver une machine
    détecter un nouvel équipement
  2. Scanner les ports ouverts
    Ports par défaut
    nmap 192.168.1.10
    Tous les ports
    nmap -p- 192.168.1.10
    Ports spécifiques
    nmap -p 22,80,443 192.168.1.10
    Plage
    nmap -p 20-1000 192.168.1.10
  3. Identifier les services
    nmap -sV 192.168.1.10
    Exemple
    22/tcp open ssh OpenSSH 9.8
    80/tcp open nginx 1.26
    443/tcp open https
    Très utile pour vérifier la version d'un service. �
    Nmap
  4. Détection du système d'exploitation
    sudo nmap -O 192.168.1.10
    Exemple
    Linux 6.x
  5. Scan avancé
    sudo nmap -A 192.168.1.10
    Le mode -A active :
    détection OS
    versions
    scripts NSE
    traceroute
    C'est souvent le premier scan complet utilisé pour un audit autorisé. �
    Nmap +1
  6. Scripts NSE
    Lister les scripts
    ls /usr/share/nmap/scripts/
    Scanner les vulnérabilités connues
    sudo nmap --script vuln 192.168.1.10
    Détecter des informations HTTP
    nmap --script http-title 192.168.1.10
    Informations SSL
    nmap --script ssl-cert -p443 192.168.1.10
  7. Scan UDP
    sudo nmap -sU 192.168.1.10
    Exemple
    53 DNS
    123 NTP
    161 SNMP
  8. Traceroute
    sudo nmap --traceroute 192.168.1.10
  9. Scan rapide
    Ports les plus courants
    nmap -F 192.168.1.10
    Timing plus rapide
    nmap -T4 192.168.1.10
  10. Scanner plusieurs machines
    Une plage
    nmap 192.168.1.1-100
    Un réseau
    nmap 192.168.1.0/24
    Depuis un fichier
    hosts.txt
    192.168.1.10
    192.168.1.20
    192.168.1.30
    Puis
    nmap -iL hosts.txt
  11. Sauvegarder les résultats
    Texte
    nmap -oN scan.txt 192.168.1.10
    XML
    nmap -oX scan.xml 192.168.1.10
    Tous les formats
    nmap -oA scan 192.168.1.10
    Très pratique pour conserver un historique ou importer les résultats dans d'autres outils. �
    Reddit
  12. Quelques exemples utiles
    Découvrir toutes les machines
    nmap -sn 192.168.1.0/24
    Scanner un serveur Web
    nmap -sV -p80,443 webserver.local
    Scanner un serveur SSH
    nmap -sV -p22 serveur
    Scanner un NAS
    nmap -A 192.168.1.20
    Scanner tout un VLAN
    nmap -T4 192.168.10.0/24
    Tableau récapitulatif
    Commande
    Description
    -sn
    Découverte des hôtes
    -p-
    Tous les ports
    -p 80,443
    Ports spécifiques
    -sV
    Détection des versions
    -O
    Détection de l'OS
    -A
    Scan avancé
    -sU
    Scan UDP
    -F
    Scan rapide
    -T4
    Plus rapide
    --script vuln
    Scripts NSE de vérification
    --traceroute
    Chemin réseau
    -oA
    Sauvegarde complète
    Bonnes pratiques
    Commencer par -sn pour identifier les hôtes actifs.
    Utiliser -sV pour connaître les services exposés.
    Réserver -A aux audits complets, car il est plus intrusif et plus lent.
    Sauvegarder les résultats avec -oA pour pouvoir comparer les scans dans le temps.
    Utiliser Nmap uniquement sur des systèmes dont tu es propriétaire ou pour lesquels tu as une autorisation explicite.

Mise à jour manuelle de code-server – LXC BASTION

Cette procédure permet de mettre à jour code-server installé sous forme de paquet Debian (.deb) sur le LXC BASTION.

1. Informations de l'installation

Élément Valeur
Utilisateur nancre
Architecture amd64
Installation Paquet Debian officiel
Binaire /usr/bin/code-server
Installation /usr/lib/code-server
Configuration /home/nancre/.config/code-server/config.yaml
Données utilisateur /home/nancre/.local/share/code-server
Service systemd code-server@nancre.service
Port 8080/TCP

2. Vérifier la version actuelle

Avant toute modification, vérifier la version installée :

dpkg -l | grep code-server
/usr/bin/code-server --version

Exemple :

ii  code-server  4.130.0  amd64  Run VS Code in the browser.

4.130.0 xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx with Code 1.130.0

3. Vérifier que le service fonctionne

sudo systemctl status code-server@nancre.service --no-pager

Le service doit être :

Active: active (running)

Vérifier également que le port 8080 est à l'écoute :

sudo ss -ltnp | grep ':8080'

On doit retrouver une écoute sur :

0.0.0.0:8080

4. Sauvegarder la configuration

Avant la mise à jour, sauvegarder la configuration et les données utilisateur.

cp -a ~/.config/code-server \
~/.config/code-server.backup-$(date +%Y%m%d-%H%M%S)

cp -a ~/.local/share/code-server \
~/.local/share/code-server.backup-$(date +%Y%m%d-%H%M%S)

Vérifier que les sauvegardes existent :

ls -ld ~/.config/code-server.backup-*
ls -ld ~/.local/share/code-server.backup-*

5. Définir la version cible

Remplacer 4.137.0 par la version souhaitée.

export CODE_SERVER_VERSION="4.137.0"

Pour vérifier :

echo "$CODE_SERVER_VERSION"

6. Télécharger le paquet officiel

Se placer dans le répertoire temporaire :

cd /tmp

Télécharger le paquet Debian correspondant à l'architecture AMD64 :

wget "https://github.com/coder/code-server/releases/download/v${CODE_SERVER_VERSION}/code-server_${CODE_SERVER_VERSION}_amd64.deb"

Vérifier que le fichier existe :

ls -lh "/tmp/code-server_${CODE_SERVER_VERSION}_amd64.deb"

7. Vérifier le paquet avant installation

Afficher les informations du paquet :

dpkg-deb -I "/tmp/code-server_${CODE_SERVER_VERSION}_amd64.deb" | grep -E 'Package:|Version:|Architecture:'

Le résultat doit indiquer :

Package: code-server
Version: 4.137.0
Architecture: amd64

8. Installer la nouvelle version

sudo dpkg -i "/tmp/code-server_${CODE_SERVER_VERSION}_amd64.deb"

Si des dépendances sont signalées comme manquantes, exécuter :

sudo apt-get install -f

Puis vérifier de nouveau le paquet :

dpkg -l | grep code-server

9. Vérifier la nouvelle version

/usr/bin/code-server --version

Le résultat doit correspondre à la version cible.

Exemple pour la version 4.137.0 :

4.137.0 b11dabdaca0d3369986975be285db92c8795cea5 with Code 1.137.0

10. Recharger la configuration systemd

L'installation d'un nouveau paquet peut modifier les fichiers systemd. Recharger le gestionnaire systemd :

sudo systemctl daemon-reload

Cette étape est importante si systemd affiche le message :

Warning: The unit file, source configuration file or drop-ins
of code-server@nancre.service changed on disk.
Run 'systemctl daemon-reload' to reload units.

11. Redémarrer code-server

sudo systemctl restart code-server@nancre.service

Vérifier immédiatement le service :

sudo systemctl status code-server@nancre.service --no-pager

Le service doit être :

Active: active (running)

12. Vérifier les logs

Afficher les dernières lignes du journal :

sudo journalctl -u code-server@nancre.service -n 50 --no-pager

En cas de problème, rechercher les erreurs :

sudo journalctl -u code-server@nancre.service --no-pager | grep -Ei 'error|failed|fatal'

13. Vérifier le port d'écoute

sudo ss -ltnp | grep ':8080'

Le port doit être ouvert sur :

0.0.0.0:8080

14. Tester localement

Tester la réponse HTTP de code-server :

curl -I http://127.0.0.1:8080

Une réponse :

HTTP/1.1 401 Unauthorized

est normale puisque l'authentification par mot de passe est activée dans config.yaml.

15. Vérifier la configuration

cat ~/.config/code-server/config.yaml

Configuration actuelle attendue :

bind-addr: 0.0.0.0:8080
auth: password
password: 'MON_MOT_DE_PASSE'
cert: false

Ne pas modifier le mot de passe pendant une simple mise à jour.

16. Test fonctionnel dans le navigateur

Ouvrir l'URL habituelle de code-server et vérifier :

17. Vérification finale

Exécuter :

echo "=== VERSION ==="
 /usr/bin/code-server --version

echo "=== PAQUET ==="
dpkg -l | grep code-server

echo "=== SERVICE ==="
sudo systemctl is-active code-server@nancre.service

echo "=== PORT ==="
sudo ss -ltnp | grep ':8080'

La mise à jour est considérée comme réussie si :


18. Procédure de rollback

En cas de problème après la mise à jour, il est possible de revenir à la version précédente.

18.1 Identifier la version précédente

grep code-server /var/log/dpkg.log | tail -20

On peut également consulter :

ls -lh /tmp/code-server_*.deb

Si le paquet précédent a été conservé dans /tmp, il peut être réinstallé directement.

18.2 Télécharger l'ancienne version

Définir la version précédente :

export OLD_VERSION="4.130.0"

Télécharger le paquet :

cd /tmp

wget "https://github.com/coder/code-server/releases/download/v${OLD_VERSION}/code-server_${OLD_VERSION}_amd64.deb"

18.3 Réinstaller l'ancienne version

sudo dpkg -i "/tmp/code-server_${OLD_VERSION}_amd64.deb"

18.4 Recharger systemd

sudo systemctl daemon-reload

18.5 Redémarrer code-server

sudo systemctl restart code-server@nancre.service

18.6 Vérifier le rollback

/usr/bin/code-server --version

sudo systemctl status code-server@nancre.service --no-pager

sudo ss -ltnp | grep ':8080'

La version précédente doit être affichée et le service doit être active (running).

19. Rollback de la configuration utilisateur

Si la mise à jour a également provoqué un problème avec la configuration ou les extensions, arrêter code-server :

sudo systemctl stop code-server@nancre.service

Identifier la sauvegarde créée avant la mise à jour :

ls -ld ~/.config/code-server.backup-*
ls -ld ~/.local/share/code-server.backup-*

Restaurer la configuration :

rm -rf ~/.config/code-server
cp -a ~/.config/code-server.backup-YYYYMMDD-HHMMSS ~/.config/code-server

Restaurer les données utilisateur uniquement si nécessaire :

rm -rf ~/.local/share/code-server
cp -a ~/.local/share/code-server.backup-YYYYMMDD-HHMMSS ~/.local/share/code-server

Redémarrer :

sudo systemctl start code-server@nancre.service
⚠️ Attention : remplacer YYYYMMDD-HHMMSS par le nom exact de la sauvegarde. Ne pas supprimer les sauvegardes avant d'avoir validé le fonctionnement de la nouvelle version.

20. Commandes rapides – mise à jour

Pour une mise à jour ultérieure déjà validée, la séquence minimale est :

export CODE_SERVER_VERSION="X.Y.Z"

cd /tmp

wget "https://github.com/coder/code-server/releases/download/v${CODE_SERVER_VERSION}/code-server_${CODE_SERVER_VERSION}_amd64.deb"

sudo dpkg -i "/tmp/code-server_${CODE_SERVER_VERSION}_amd64.deb"

sudo systemctl daemon-reload

sudo systemctl restart code-server@nancre.service

/usr/bin/code-server --version

sudo systemctl status code-server@nancre.service --no-pager

sudo ss -ltnp | grep ':8080'

21. Résumé de l'architecture

Utilisateur : nancre
        │
        ▼
code-server@nancre.service
        │
        ▼
/usr/bin/code-server
        │
        ▼
/usr/lib/code-server
        │
        ▼
0.0.0.0:8080
        │
        ▼
Reverse proxy / accès web

Important : le service à utiliser est code-server@nancre.service. Le service utilisateur code-server.service n'est pas celui qui exécute l'instance actuelle.