Linux

🔗 Les alias Linux : créer des raccourcis dans le terminal

Les alias permettent de créer des raccourcis personnalisés pour des commandes Linux. Ils sont très utiles pour simplifier des commandes longues ou ajouter des options par défaut.


📑 Sommaire


🔧 Qu’est-ce qu’un alias ?

Information
Un alias est un raccourci qui remplace une commande par une autre.

Exemple :

ll = ls -l

Lorsque vous tapez ll, Linux exécute en réalité ls -l.


📂 Exemple classique : ll, la et l

Sur certaines distributions, ces alias ne sont pas activés par défaut.

ll

Peut donner :

ll : commande introuvable
Attention
Les alias peuvent varier selon les distributions (Ubuntu, Debian, CentOS, Fedora...).

Les commandes équivalentes sans alias sont :

ls -l
ls -la
ls -CF

---

➕ Créer un alias

Syntaxe

alias nom='commande'

Exemple simple

alias ll='ls -l'

Exemple avec options

alias la='ls -la'
alias l='ls -CF'

---

Astuce
Les alias sont actifs uniquement dans le shell courant (temporaire).

---

📋 Lister les alias existants

alias

Exemple de sortie :

alias ll='ls --color=auto -l'
alias la='ls --color=auto -la'

---

🗑️ Supprimer un alias

Syntaxe

unalias nom

Exemple

unalias ll

Cela supprime l’alias uniquement dans la session actuelle.

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Supprimer tous les alias

unalias -a

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🚫 Exécuter la commande sans alias

Si un alias existe mais que vous voulez exécuter la commande originale :

\ls

Le backslash ignore les alias.

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Important
Un alias peut masquer une commande système. Toujours vérifier avec type.

---

Vérifier si une commande est un alias

type ls

Exemple :

ls is aliased to `ls --color=auto'

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⚙️ Exemples pratiques réels

🧩 1. Alias pour cp sécurisé

Ajout du mode interactif pour éviter les écrasements accidentels :

alias cp='cp -i'

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🧩 2. Alias de sauvegarde automatique

alias safecp='cp --backup=numbered'

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🧩 3. Alias utile pour logs

alias log='journalctl -xe'

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🧩 4. Alias dangereux à éviter

alias rm='rm -i'

Utile pour éviter les suppressions accidentelles, mais peut gêner les scripts.

---

🔁 Exemple complet : cp + alias + suppression

alias cp='cp -i'

cp fichier1 fichier2

Résultat : confirmation avant écrasement.

Supprimer l’alias :

unalias cp

---

💾 Rendre les alias permanents (.bashrc)

Information
Les alias créés avec la commande alias disparaissent à la fermeture du terminal.

Pour les conserver :

nano ~/.bashrc

Ajouter :

alias ll='ls -l'
alias la='ls -la'
alias l='ls -CF'

Puis appliquer :

source ~/.bashrc

---

Alternative : sans modifier .bashrc

Vous pouvez aussi créer des alias uniquement pour la session actuelle :

alias ll='ls -l'

Ils seront supprimés à la déconnexion.

---

Bonnes pratiques

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📌 Résumé

Commande Action
alias ll='ls -l' Créer un alias
alias Afficher les alias
unalias ll Supprimer un alias
unalias -a Supprimer tous les alias
\ls Ignorer les alias
type ls Vérifier alias/commande

---

À retenir
Les alias sont des raccourcis temporaires puissants pour améliorer la productivité dans le terminal Linux.

Ajouter un utilisateur sudo

sudo.jpg

La commande sudo est un programme conçu pour permettre aux utilisateurs d'exécuter des commandes avec les privilèges de sécurité d'un autre utilisateur. Par défaut, l'utilisateur root

Dans ce guide, nous allons vous montrer comment créer un nouvel utilisateur sur un système Debian et lui donner un accès sudo

Vous pouvez utiliser ce compte utilisateur pour exécuter des commandes admins sans vous connecter à votre serveur Debian en tant qu'utilisateur root.

Créer un utilisateur Sudo

Suivez les étapes ci-dessous pour créer un nouveau compte utilisateur et lui donner un accès sudo. Si vous souhaitez configurer sudo pour un utilisateur existant, passez à l'étape 3.

1. Se connecter à la machine Linux

Se connecter en premier lieu avec le compte root de la machine

2. Création d'un compte utilisateur

Créer un utilsateur en utilisant la commande adduser. Ne pas oublier de remplacer username par le nom d'utilisateur à créer :

adduser username
Le terminal vous demande de taper le mot de passe pour le nouvel utilisateur et de confirmer. Pensez à créer un mot de passe suffisamment sécurisé  (combinaison de lettres, chiffres et caractères spéciaux).
Adding user `username' ...
Adding new group `username' (1001) ...
Adding new user `username' (1001) with group `username' ...
Creating home directory `/home/username' ...
Copying files from `/etc/skel' ...
New password:
Retype new password:
passwd: password updated successfully

Une fois que vous avez défini le mot de passe pour l'utilisateur, la commande créée un répertoire de base pour l'utilisateur, copie plusieurs fichiers de configuration dans le répertoire de base et vous invite à définir les informations du nouvel utilisateur. Si vous souhaitez laisser toutes ces informations vides, appuyez simplement sur ENTER pour tout accepter sans rien remplir.

Changing the user information for username
Enter the new value, or press ENTER for the default
    Full Name []:
    Room Number []:
    Work Phone []:
    Home Phone []:
    Other []:
Is the information correct? [Y/n]

3. Ajouter l'utilisateur au groupe sudo

Par défaut, sur les systèmes Debian, les membres du groupe sudo ont un accès sudo. Pour ajouter un utilisateur au groupe sudo, utilisez la commande usermod .
Remplacer username par le nom d'utilisateur créé plus haut :

usermod -aG sudo username

Tester l'accès sudo

Basculer sur le compte utilisateur créé :

su - username
Utiliser la commande sudo whoami pour savoir si vous êtes connecté avec le bon compte :
sudo whoami
Si l'utilisateur a un accès sudo, le résultat de la commande whoami sera root:
root

Le cas où sudo n'est pas installé. 

Dans cette partie nous allons voir le cas ou sudo n'est pas installé par défaut. C'est le cas par exemple sur la version cd de Debian. 

I L'installation de sudo en fonction de l'OS.

Dans le cas d'un debian ou ubuntu : 

apt-get install sudo

Dans le cas d'un red hat ou CentOS :

yum install sudo

II Ajout de droits sur un utilisateur : 

Dans ce cas, la création d'un utilisateur est nécessaire. Il faut donc faire en sorte d'avoir les droits root. 

adduser <nomuser>
su #se mettre en root

On va donc ensuite modifier le fichier qui modifie les droits sudo via cette commande :

visudo

Conclusion

Vous avez appris à créer un utilisateur avec les privilèges sudo. Vous pouvez maintenant vous connecter à votre serveur Debian avec ce compte utilisateur et utiliser sudo pour exécuter des commandes admins

DDClient - DynDns Client

Automatiser la gestion des adresses IP dynamiques

ddclient permet d'automatiser la mise à jour d'une adresse IP dynamique reliée à un nom de domaine (de 213.95.41.11 à www.ubuntu-fr.org par exemple). Ce système est extrêmement pratique quand il s'agit de créer un serveur web personnel accessible rapidement via un nom de domaine, alors que votre adresse IP change régulièrement.

Installez le paquet ddclient.

sudo apt install -y ddclient

La touche espace sert à sélectionner la redirection "[] Nomduhost.dyndns.com"

Commencez par générer le fichier de configuration en tapant :

sudo dpkg-reconfigure ddclient

Tout d'abord, vous devrez spécifier le service à utiliser. Le ou les noms de domaines qui pointeront vers l'adresse IP dynamique. L'identifiant et le mot de passe avec lesquels vous vous êtes inscrit au service.

ddclient peut prendre connaissance de l'adresse IP dynamique de diverses manières :

Paramètre Signification
web à partir d'une page web
if par une interface réseau (ex : ppp0, eth0…)
fw en interrogeant le routeur
cmd en exécutant une commande
Si vous avez choisi une autre option que « web », il sera nécessaire de modifier le fichier « /etc/ddclient.conf » par la suite afin de spécifier l'interface, l'adresse IP du routeur ou la commande à employer.

Si vous êtes derrière un routeur, ce n'est pas l'ordinateur qui initiera la connexion. Par conséquent, répondez « Non » à la question « Faut-il lancer ddclient lors de la connexion PPP ? ».

L'avant-dernière question vous propose de faire tourner ddclient en tâche de fond (daemon). Puisque le but est d'automatiser la mise à jour de l'adresse IP, répondez « Oui ».

Enfin, vous pouvez définir un délai entre les vérifications. Par défaut, celles-ci s'effectueront toutes les 300 secondes (5 minutes).

ddclient.conf

Maintenant que vous avez répondu aux questions, nous pouvons modifier le fichier « /etc/ddclient.conf » afin d'affiner les réglages.

Celui-ci se présente sous cette forme :

pid=/var/run/ddclient.pid 
ssl=yes
protocol=dyndns2            #ou zoneedit1 si vous utilisez zoneedit
use=web
server=members.dyndns.org   #ou dynamic.zoneedit.com si vous utilisez zoneedit
login=identifiant
password='motdepasse'
nom.de.domaine              #si plusieurs nom de domaine, separez par ','

Exemple de configuration DynDns OVH :

protocol=dyndns2

use=web
server=www.ovh.com
login=my-domain.com-user
password='passworddemy-domain.com-user'
subdomain.my-domain.com

use=web
server=www.ovh.com
login=my-domain.com-user1
password='passworddemy-domain.com-user1'
subdomain1.my-domain.com

# ...

Si vous utilisez l'option « ssl=yes », veillez à ce que le paquet libio-socket-ssl-perl soit installé. Votre version de ddclient doit être supérieure à 3.7.0 (cf. le site de DynDNS).
Option Signification
ssl connexion sécurisé lors de l'échange avec DynDNS
protocol service utilisé pour effectuer la liaison
use comment identifier l'adresse IP
server serveur utilisé pour effectuer la mise à jour
login l'identifiant pour le service
password le mot de passe pour le service
wildcard Définit si les adresses du type *.nom.de.domaine fonctionnerons

Intéressons nous à l'option use. Celle-ci accepte plusieurs paramètres :

Paramètre Signification
web donne l'adresse IP à partir d'une page web (par défaut)
cmd donne l'adresse IP en exécutant une commande
fw donne l'adresse IP en interrogeant un routeur
if donne l'adresse IP à partir d'une interface réseau (ex. : ppp0, eth0, etc.)
ip donne l'adresse IP à partir d'une adresse IP

Pour utiliser la plupart de ces paramètres, il vous faudra rajouter quelques lignes au fichier de configuration.

Exemple d'obtention à partir d'une interface réseau :

use=if
if=ppp0

Exemple d'interrogation d'un routeur :

use=fw
fw=ip_du_routeur
fw-login=identifiant_du_routeur
fw-password=motdepasse_du_routeur
Par défaut, ddclient récupère la première adresse IP qu'il trouve. Lorsque l'option fw est utilisée, il est possible que votre routeur ne fournisse pas la bonne. Pour palier ce problème, vous avez la possibilité de spécifier directement le modèle du routeur. Pour obtenir la liste des routeurs pris en charge par la version de ddclient installée, saisissez la commande suivante :
ddclient --help | grep use=

Pour vérifier que la configuration fonctionne:

sudo ddclient -daemon=0 -debug -verbose -noquiet
ddclient utilise un fichier cache en local afin d'éviter de trop solliciter le serveur (certains serveurs limitent la périodicité des mises à jour). On peut alors voir apparaître le message skipped: IP address was already set to xxx.xxx.xxx.xxx

Il est alors nécessaire de supprimer le cache local, afin de forcer ddclient à mettre à jour le serveur :

sudo rm /var/cache/ddclient/ddclient.cache

Exemple de configuration pour le service noip (fichier ddclient.conf) :

ssl=yes
protocol=noip
use=web, web=checkip.dyndns.com/, web-skip='Current IP Address'
server=dynupdate.no-ip.com
login=votrelogin
password='motdepasse'
votreserveur.no-ip.biz

Ajout d'un enregistrement MX à votredomaine.dyndns.org

→ Voir l'article Wikipédia pour la définition et son utilité.

L'astuce ici est de créer un second enregistrement sur votre compte dyndns.org du style mxvotredomaine.dyndns.org et qui sera également mis à jour par le démon.

Après avoir créé mxvotredomaine.dyndns.org, il vous faut modifier le fichier /etc/ddclient.conf de la sorte :

pid=/var/run/ddclient.pid
protocol=dyndns2
use=web
#use=if; if=web
server=members.dyndns.org
login=votre_login
password='votre_password'
mx=mxvotredomaine.dyndns.org    ← Adresse de l'enregistrement MX
backupmx=no                     ← Votre enregistrement MX est prioritaire
votredomaine.dyndns.org,mxvotredomaine.dyndns.org    ← Mise à jour de l'adresse MX

Rechargez ensuite ddclient :

sudo /etc/init.d/ddclient force-reload

Réglage complémentaire avec FreeDNS

Si vous utilisez un sous-domaine fourni par FreeDNS, il se peut que vous soyez confronté à ce message d'erreur :

FATAL: Error loading the Perl module Digest::SHA1 needed for freedns update.
FATAL: On Debian, the package libdigest-sha1-perl must be installed.

En attendant que le problème soit corrigé, il est possible de modifier le fichier /usr/sbin/ddclient et de remplacer « require Digest::SHA1 » par « require Digest::SHA » et « import Digest::SHA1 » par « import Digest::SHA ».

Source : Ask Ubuntu : How can I get ddclient to work with FreeDNS?

Pour supprimer cette application, il suffit de supprimer son paquet. La configuration de l'application sera conservée ou supprimée selon la méthode de désinstallation que vous choisirez.

Grub

Apprenez à maitriser Grub !

Déjà, qu'est ce que Grub ?

Derrière ce nom barbare se cache un programme très utile aux utilisateurs de Linux.
En vérité Grub est ce qu'on appelle un chargeur d'amorçage, ou (pour les anglophones bootloader). L'acronyme signifie the GRand Unified Bootloader ou littéralement le Grand Chargeur Unifié.

Je sais, ça ne veux rien dire ^^ mais ne vous inquiétez pas, nous allons clarifier ça tout au long de ce tutoriel.

Histoire et fonctionnement de Grub

Parlons tout d'abords du bien connu projet GNU.

Sa création

Le projet GNU a été créé par Richard Stallman en 1984 alors qu'il travaillait au MIT (au laboratoire d'intelligence artificielle). Il souhaitait selon ses dires créer un système d'exploitation libre et complet pour "ramener l'esprit de coopération qui prévalait dans la communauté informatique dans les jours anciens".

La mascotte de GNU est un gnou (en raison de sa prononciation anglophone).

Image utilisateur

Le terme GNU est un acronyme récursif pour Gnu's Not Unix (Gnu N'est pas Unix).
Il faut savoir qu'au moment de la création du projet GNU, le système UNIX était déjà bien lancé et reconnu par les informaticiens. GNU fut donc créé dans le but d'être compatible avec ce système.

En 1985, Stallman fonde la Free Software Foundation, structure logistique, légale et financière du projet GNU.
La FSF finance le développement du projet GNU et ce sont pour la plupart des communautés étudiantes américaines qui ont rendu ce projet viable. Le projet GNU se développe rapidement si bien que plusieurs sociétés contribuent au projet GNU en revendant ses logiciels, ou en offrant un support technique.

En 1990, GNU dispose de son propre éditeur de texte (Emacs), de son compilateur (GCC) et de la plupart des bibliothèques dont dispose Unix. Mais il manque encore un noyau.

Les systèmes 100% GNU sont des utopies mais il existe certains systèmes s'en approchant (comme Debian).
La totalité des distributions de Linux sont plus ou moins apparentées au projet GNU au point que Richard Stallman défendait l'appellation distribution GNU/Linux.

A ce stade, il manquait encore une pièce du puzzle : le noyau, et c'est ici que Linux fait son apparition.


L'arrivée de Grub

Grub est un programme de multiboot libre et gratuit.

Ce genre de programme se nomme bootloaderouchargeur d'amorçage. Il permet de choisir entre plusieurs systèmes d'exploitation (OS) sur une seul machine.

Grub a été créé en 1995 par Erich Boleyn à l'université de l'Utah. Avec l'aide de Brian FORD, il a créé un lanceur de multiboot. Erich a compris qu'il aurait plus vite fait d'écrire son propre chargeur plutôt que d'en modifier un autre.

Erich a ajouté de nombreuses fonctions à GRUB, mais d'autres priorités l'ont empêché de suivre les demandes du nombre croissant d'utilisateurs. En 1999, Gordon Matzigkeit et Yoshinori K. Okuji ont adopté GRUB comme un projet GNU officiel.

Sa principale fonction est de pouvoir supporter la spécification multiboot.
Ses concepteurs voulait qu'il soit en même temps :

  • Simple d'utilisation ;

  • Fonctionnel pour les experts et les concepteurs de noyau ;

  • Qu'il soit compatible avec les systèmes du moment.

Grub possède une interface de commande. Elle s'affiche automatiquement si il manque un fichier de configuration ou si il y a une erreur.

Contrairement à LILO, GRUB n'a pas besoin d'être réinstallé pour mettre à jour sa configuration. Une simple commande permet sa mise à jour sudo update-grub

GRUB est par ailleurs très flexible : il permet de charger aussi bien des systèmes compatibles avec le multiboot que des systèmes non-compatibles avec cette fonction (comme Microsoft Windows). Il supporte en outre beaucoup de systèmes de fichiers comme ext3, VFAT ou NTFS. GRUB est également compatible avec le mode Logical Block Address (anglais et pas très utile ici ^^ ).


Le boot

Venons en au boot.

What ?

Héhé :p

Derrière ce pavé se cache une notion fondamentale de l'informatique. Tout d'abord, en anglais, TO BOOT signifie INITIALISER.
En informatique, la procédure de boot est le démarrage de l'ordinateur en "passant la main" à un système d'exploitation.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Que se passe-t-il entre le moment où vous appuyez sur le bouton de mise sous tension de votre ordinateur et le moment où vous voyez le logo de votre OS avec sa barre de chargement ?

Image utilisateur

Pendant le moment ou vous voyez les écrans publicitaires avec les marques et logos de votre PC, un programme se charge : le BIOS.

Le BIOS (ou Basic Input Output System) va lire le MBR (Master Boot Record), premier secteur d'un disque dur ou se trouve la table des partitions et un programme : le bootloader.

Ce superbe programme, stocké sur la ROM (mémoire morte) ou sur la mémoire vive, va extraire le noyau du système d'exploitation (kernel en anglais) qui fera le lien entre logiciel et matériel et donne sa dernière instruction : l'exécuter.

Et ce bootloader cela peut être Grub.

Voila pour le début, la partie la plus ennuyeuse est passée. :p


Installation de Grub

Vous allez ici apprendre à installer Grub2 sur votre machine. Depuis la version 2, c'est devenu très facile ! ;)

ATTENTION !
La partie qui suit comporte certains risques, minimes certes mais pas inexistants.
Les opération décrites ici ont été effectuées par des millions de gens mais je ne saurais être tenu responsable des éventuels dommages rencontrés si vous vous écartez hors des sentiers battus.

Installation

Installer Grub2 n'est pas difficile, il vous suffit d'installer le paquet grub-pc, puis de lancer la configuration automatique :

$ sudo apt-get install grub-pc
$ sudo grub-install /dev/sdX // Remplacez le X par la lettre de votre disque-dur dans /dev/ (Exemple: /dev/sda)
$ sudo update-grub

Grub-install copiera tous les fichiers dont grub-pc a besoin dans le dossier /boot et la commande update-grub génèrera un nouveau fichier grub.cfg (voir plus loin).


Upgrade depuis la version précédente

La première version de Grub est peut-être déjà installée sur votre machine. Il est alors possible que Grub2 soit automatiquement mis à jour si la version de votre système est récente, mais pour les versions antérieures, vous serez probablement amenés à effectuer les manipulations suivantes :

$ sudo apt-get install grub-pc
$ sudo upgrade-from-grub-legacy

Durant l'installation, vous devrez configurer le disque sur lequel se trouve la partition /boot.

Image utilisateur

Voila, GRUB est enfin installé.
Si tout s'est bien passé, félicitations à vous. Si ce n'est pas le cas, reportez-vous à la partie "Réparation et Restauration" (en cours de rédaction :-° ) ou en attendant, aux forums ou bien envoyez moi un MP ;)


Configurez Grub2

Ce chapitre va vous permettre de vous faire la main avec Grub2 et de le configurer à vos envies.
A vos claviers !

Mise au point

Voici d'abord ce que la plupart d'entre vous ont (je dis la plupart car cela peut varier selon vos OS installés) :

Image utilisateur

Un Menu classique de GRUB

Ce n'est pas très accueillant, je vous l'accorde...


Les fichiers à modifier

Le fichier /etc/default/grub (debian)

On commence par ouvrir le fameux fichier (en root bien sur) :

# gedit /etc/default/grub // Pour Gnome
# kate /etc/default/grub // Pour KDE

Citation

# If you change this file, run 'update-grub' afterwards to update
# /boot/grub/grub.cfg.

GRUB_DEFAULT=0
GRUB_HIDDEN_TIMEOUT=0
GRUB_HIDDEN_TIMEOUT_QUIET=true
GRUB_TIMEOUT="3"
GRUB_DISTRIBUTOR=`lsb_release -i -s 2> /dev/null || echo Debian`
GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet splash"
GRUB_CMDLINE_LINUX=""

# Uncomment to disable graphical terminal (grub-pc only)
#GRUB_TERMINAL=console

# The resolution used on graphical terminal
# note that you can use only modes which your graphic card supports via VBE
# you can see them in real GRUB with the command `vbeinfo'
#GRUB_GFXMODE=640x480

# Uncomment if you don't want GRUB to pass "root=UUID=xxx" parameter to Linux
#GRUB_DISABLE_LINUX_UUID=true

# Uncomment to disable generation of recovery mode menu entrys
#GRUB_DISABLE_LINUX_RECOVERY="true"

Dans cette couleur bleue, ce sont les commentaires.
Dans cette couleur rouge, ce sont les parties actives qui seront traitées.

Le répertoire /etc/grub.d/ (debian)

La commande ls -al nous renvoie :

total 52
drwxr-xr-x   2 root root  4096 2009-11-09 23:45 .
drwxr-xr-x 169 root root 12288 2009-12-07 17:40 ..
-rwxr-xr-x   1 root root  3296 2009-10-24 02:44 00_header
-rwxr-xr-x   1 root root  1154 2009-10-24 02:31 05_debian_theme
-rwxr-xr-x   1 root root   783 2008-03-04 19:20 06_dell_theme
-rwxr-xr-x   1 root root  3778 2009-10-24 02:44 10_linux
-rwxr-xr-x   1 root root   772 2009-10-23 18:11 20_memtest86+
-rwxr-xr-x   1 root root  5467 2009-10-29 17:21 30_os-prober
-rwxr-xr-x   1 root root   214 2009-10-24 02:44 40_custom
-rw-r--r--   1 root root   483 2009-10-24 02:44 README

A l'exception du README, les autres sont des script bash. La génération du fichier grub.cfg va se passer tout simplement en exécutant l'ensemble de ces scripts dans un ordre croissant, l'ordre étant appliqué sur les numéros XX précédent le caractère _ dans le nom de ces scripts.

  • 00_header : script permettant la génération de l'en-tête du fichier grub.cfg. Cet en-tête est généré principalement à l'aide des informations que vous avez paramétrées dans le fichier /etc/default/grub.

  • 05_debian_theme : script permettant la génération des informations sur le thème graphique du menu de démarrage. À l'heure où j'écris ces lignes, sur Ubuntu 9.10, le thème est minimal : du texte blanc sur un fond noir.

  • 10_linux : script permettant de générer les entrées correspondant à votre système GNU/Linux hôte.

  • 20_memtest86+ : script permettant de générer les entrées memtest.

  • 30_os-prober : script permettant de détecter des nouveaux systèmes lors de la génération du fichier grub.cfg et de générer les entrées correspondantes. Il est normalement capable de détecter les systèmes avec un noyaux Linux, un noyau Hurd, les systèmes Windows et les systèmes Mac OS X.

  • 40_custom : script permettant de générer des entrées introduites manuellement dans ce fichier.

Le fichier /boot/grub/grub.cfg

Alors là, pas touche ! Si vous êtes sur Debian (Ubuntu par exemple), ce fichier est généré automatiquement par Grub après chaque mise à jour de votre part (n'oubliez pas de le faire après les modifications) : sudo update-grub

Sinon, vous pouvez le modifier ; le principe reste le même que plus haut (la syntaxe est un peu différente):


Modification des entrées

Ici, ça ce complique un peu (non, ne partez pas, j'ai dit un peu ! :p )

La ligne de base

Nous allons éditer la ou les lignes commençant par GRUB_DISTRIBUTOR (je n'en ai qu'une, mais je n'exclus pas la possibilité de systèmes un peu plus exotiques ^^ )

Ces lignes vont définir ce qui sera affiché à l'écran suivant les options choisies.

Choisissez parmi les options suivantes :

Citation : Doc

GRUB_DISTRIBUTOR=`lsb_release -i -s 2> /dev/null || echo Debian` # donne : Ubuntu, Linux 2.6...
#GRUB_DISTRIBUTOR=`lsb_release -d -s 2> /dev/null || echo Debian` # donne : Ubuntu 9.10, Linux 2.6...
#GRUB_DISTRIBUTOR=`echo -n $(lsb_release -cds 2> /dev/null || echo Debian)` # donne : Ubuntu 9.10 karmic, Linux 2.6....

Les autres

Il est aussi possible d'ajouter des entrées "manuellement". Pour cela, éditez le fichier /ect/grub.d/40_custom et ajoutez vos entrées. En effet, tout ce qui est présent dans ce fichier sera recopié tel quel dans le fichier grub.cfg.

Exemple:

Citation : 40_custom

### BEGIN /etc/grub.d/40_custom ###
# This file provides an easy way to add custom menu entries. Simply type the
# menu entries you want to add after this comment. Be careful not to change
# the 'exec tail' line above.

menuentry "Windows 7" {
set root=(hd0,1)
chainloader +1
}


Protégez Grub2 avec un mot de passe

Protéger automatiquement tous les recovery modes

Le recovery mode est un mode de Linux vous permettant de réparer votre OS en cas de problème et vous offre notamment un shell normal ainsi que plusieurs autres options intéressantes.

Pour le protéger, il vous suffit de dé-commenter cette ligne du fichier /ect/default/grub :

Citation : menu.lst

#GRUB_DISABLE_LINUX_RECOVERY="true" // Enlevez le #

On n'oublie pas de mettre à jour :

$ sudo update-grub

Ainsi Grub ne génèrera plus d'entrée recovery dans son menu. Notez cependant que le jour où vous avez un problème, vous risquez fort de devoir booter sur un Live CD pour la re-commenter.

Protéger entièrement le menu

Vous pouvez également protéger avec un mot de passe tout le menu.
Ce How To m'a été proposé dans les commentaires. Je ne traiterai pas cette partie plus en détail car :


Le démarrage

Citation

GRUB_DEFAULT=0

Surement la plus intéressante : elle vous permet de modifier l'entrée de votre menu sur laquelle vous allez booter automatiquement. La valeur peut être un nombre naturel (définissant la position) ou saved. Ce dernier indique que l'entrée choisie au dernier démarrage sera la prochaine entrée par défaut. Lorsque cette ligne est commentée, la valeur par défaut est 0.

Citation

GRUB_TIMEOUT="5"

Cette ligne précise le nombre de secondes à attendre avant de booter sur le default. La valeur est soit un nombre naturel (secondes), soit -1. Ce dernier indiquera que le menu doit attendre indéfiniment. Précisons que si la valeur est 0, l'entrée par défaut sera bootée instantanément. Lorsque cette ligne est commentée, la valeur par défaut est 5.

Citation

#GRUB_HIDDEN_TIMEOUT=0

Permet de définir si le menu de démarrage doit être affiché ou non. Si ce paramètre est commenté, il sera affiché, sinon, sa valeur est un nombre naturel (secondes). Lequel définit le nombre de secondes à attendre avant de lancer le boot de l'entrée par défaut. Si cette valeur est supérieure à 0, pendant le nombre de secondes définies, vous aurez la possibilité de faire afficher le menu manuellement en appuyant sur Esc par exemple. Notez bien la différence avec le précédent : ici, vous ne verrez pas le menu.

Citation

#GRUB_HIDDEN_TIMEOUT_QUIET=true

Permet de définir si un chronomètre doit être affiché durant les GRUB_HIDDEN_TIMEOUT secondes définies dans le paramètre précédent. Sa valeur est true ou false. Lorsque cette ligne est commentée, la valeur par défaut est false.


Fond d'écran

Plutôt que de faire un vieux plagia, je préfère vous rediriger vers la doc, bien plus complète sur le sujet.

Le lien est le suivant :
http://doc.ubuntu-fr.org/grub-pc#exemple_fond_d_ecran

Notez cependant que ce n'est pas quelque chose d'essentiel, et que la plupart d'entre vous choisiront sûrement de ne pas afficher leur menu du tout.

Pas vraiment de conclusion, les choses vues dans ce chapitres sont assez diverses et variées.

Encore une fois, si vous avez rencontré un problème, vous pourrez vous reporter au chapitre sur les erreurs fréquentes (en cours de rédaction) ou bien poster un message sur les forums (pensez à faire une recherche avant, les forums grouillent de sujets sur les erreurs de Grub) ou encore m'envoyez un MP, je me ferai un plaisir de vous aider ! ;)


Configurez Grub-legacy

Dans ce chapitre, vous allez apprendre à configurer Grub (ou encore "Grub legacy", l'ancienne version) pour le rendre plus convivial et à terme plus sécurisé !

Déterminer l'ordre de boot

Prenez votre menu et définissez le numéro auquel va correspondre le système qui vous intéresse de cette façon :

Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic

Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic (recovery mod)

Ubuntu, memtest86+

Other operating systems:

Windows XP Media Center Edition

Windows NT/2000/XP

Microsoft Windows XP Embedded

Sur mon code :

  • Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic = 0

  • Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic (recovery mode) = 1

  • Ubuntu, memtest86+ = 2

  • Other operating systems = 3

  • Windows XP Media Center Edition = 4

  • Windows NT/2000/XP = 5

  • Microsoft Windows XP Embedded = 6

Notez bien le nombre qui vous intéresse : celui sur lequel vous désirez booter par défaut.


Méthode 1 : Le default

Une fois revenu sur votre bureau, ouvrez un terminal et entrez-y :

  • pour KDE :

    kdesu kate /boot/grub/menu.lst
  • pour Gnome :

    gksudo gedit /boot/grub/menu.lst
  • pour XFCE :

    sudo mousepad /boot/grub/menu.lst

Si vous n'avez pas compris, on va ouvrir le fichier cible de l'adresse /boot/grub/menu.lst.

Effectivement, ce n'est pas très digeste... :'(
Le mien est résumé ainsi :

default 0

timeout 15

hiddenmenu


title Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic
root (hd0,4)
kernel /boot/vmlinuz-2.6.17-10-generic root=/dev/sda5 ro quiet splash
initrd /boot/initrd.img-2.6.17-10-generic
quiet
savedefault
boot



title Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic (recovery mode)
root (hd0,4)
kernel /boot/vmlinuz-2.6.17-10-generic root=/dev/sda5 ro single
initrd /boot/initrd.img-2.6.17-10-generic
boot



title Ubuntu, memtest86+
root (hd0,4)
kernel /boot/memtest86+.bin
quiet
boot


title                Other operating systems:
root



title                Windows XP Media Center Edition
root                (hd0,0)
savedefault
makeactive
chainloader        +1

Remplacez tout simplement le chiffre suivant default par celui qui vous intéresse.

default X

Où X est le chiffre que vous avez choisi en première partie.

Enregistrez votre fichier, fermez et redémarrez.
Magique :magicien: , le curseur est déjà placé sur le choix que vous vouliez. Laissez passer le temps et Grub bootera sur votre choix par défaut.
C'est tout.


Méthode 2 : savedefault

Il existe une autre méthode afin de déterminer le système par défaut.

Grub vous propose de déterminer lui-même le système sur lequel vous allez booter, en ne choisissant pas n'importe lequel, mais le dernier état sauvegardé.

Question logique : comment sauvegarde-t-on ?

Regardez vos entrées, avec un peu de chance, vous devriez y voir au moins un savedefault. Cela signifie que vous allez automatiquement enregistrer ce choix comme choix par défaut pour le boot.

Placez donc savedefault après votre choix le plus important et prenez soin de le retirer aux autres.
Ensuite, remontez en haut du fichier et éditez encore une fois la ligne default X et changez le X par saved.

Grub sélectionnera automatiquement le système qu'il aura sauvegardé au préalable ;)


Annexes

Le timeout

Une chose qui peut être intéressante est de pouvoir modifier la ligne :

timeout 15

Cette ligne permet de régler le temps limite pour faire votre choix.

Les noms des systèmes

Autre chose : il est possible et facile de modifier les noms des systèmes.

Une partie de mon menu.lst :

title Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic
root (hd0,4)
kernel /boot/vmlinuz-2.6.17-10-generic root=/dev/sda5 ro quiet splash
initrd /boot/initrd.img-2.6.17-10-generic
quiet
savedefault
boot

Il suffit de modifier cette ligne :

title Ubuntu, kernel 2.6.17-10-generic

En :

title Ubuntu

Pour changer le nom et avoir un menu de boot plus simple.

La protection des entrées

Et oui ! C'est possible ! Grub vous permet de protéger votre système avec un mot de passe supplémentaire.

Et alors ? J'ai déjà un Mdp pour me connecter sur ma machine, moi !

C'est vrai. Néanmoins, ce que vous ne savez peut être pas, c'est qu'en mode recovery, vous avez accès à beaucoup d'éléments et notamment une console en root sans mot de passe ! C'est plutôt risqué !

Pour protéger Grub par un mot de passe, il vous faut déjà ... un mot de passe.
Grub vous propose par ailleurs de le crypter lui-même en md5 :

grub> md5crypt
md5crypt
Password: votre mot de passe
Encrypted: $1$gLhU0/$aW78kHK1QfV3P2b2znUoe/
grub> quit

Décommentez ensuite la ligne correspondant dans le menu.lst (en n'oubliant pas de changer le mot de passe encrypté par le vôtre !!!)

Citation

## password ['--md5'] passwd
# If used in the first section of a menu file, disable all interactive editing
# control (menu entry editor and command-line) and entries protected by the
# command 'lock'
# e.g. password topsecret
password --md5 $1$gLhU0/$aW78kHK1QfV3P2b2znUoe/
# password topsecret

Maintenant vous avez deux possibilités :

Protéger une seule entrée

C'est assez facile, ajoutez simplement lock à la suite de vos options sur le système voulu :

Citation

title Ubuntu 9.04, kernel 2.6.28-14-generic (recovery mode)
lock
uuid e77d8ae8-36d8-42d1-891d-2cf89dbf0b0c
kernel /boot/vmlinuz-2.6.28-14-generic root=UUID=e77d8ae8-36d8-42d1-891d-2cf89dbf0b0c ro single
initrd /boot/initrd.img-2.6.28-14-generic

Pour être sûr de ne pas vous planter, testez sur un ancien noyau ou un vieux truc histoire de ne pas rester coincé au menu.

Protéger tous les recovery mode

Encore une fois, cela va être assez rapide.
Remplacez :

Citation

# lockalternative=false

Par :

Citation

# lockalternative=true

Ainsi, tous vos recovery modes seront protégés et cela même après mise à jour du noyau ;)

Il est vrai que la première version est plus facile à configurer que la dernière, tout tient en un seul fichier (un peu "mastoc" certes :p ).

La structure des répertoires

Contrairement à MS-DOS, Unix voit ses disques comme une unique arborescence. Une partition contient la racine du système de fichier, qu'on note / (et non c:\ comme sous MS-DOS). D'autres partitions, des disquettes, des CD-ROM, etc., peuvent être "montés" dans des répertoires. Par exemple, sur la machine que j'utilise en ce moment, le contenu du CD-ROM est accessible dans le répertoire /mnt/cdrom. Une fois les différents systèmes de fichiers montés, leur utilisation est transparente, sauf dans quelques cas particuliers: impossibilité d'écrire sur un CD-ROM... Bien souvent, sur les systèmes importants, les utilisateurs ne savent même pas dans quelle machine se trouve le disque dur qu'ils utilisent.

La structure "standard" des répertoires est décrite par le FHS (Filesystem Hierarchy Standard) auquel la plupart des distributions Linux essaient de se conformer.

Les principaux répertoires sont:

/bin :

contient les commandes de base (sous Unix, presque toutes les commandes sont "externes", et non intégrées au shell comme sous DOS).

/boot :

contient les informations nécessaires au démarrage de la machine.

/dev :

contient les fichiers spéciaux correspondant aux périphériques.

/etc :

la plupart des fichiers de configuration.

/home :

contient les répertoires personnels des utilisateurs. Par exemple, l'utilisateur toto a généralement pour répertoire /home/toto.

/lib :

contient les principales bibliothèques partagées (équivalent des DLL de Windows).

/lost+found :

quand un disque crashe pour une raison ou pour une autre, on utilise le programme fsck pour réparer (équivalent de scandisk); c'est là qu'il dépose les fragments de fichiers perdus.

/mnt :

les répertoires utilisés pour monter temporairement un système de fichiers (disquette, CD-ROM...).

/opt :

c'est la qu'on installe les logiciels commerciaux.

/proc :

un répertoire factice, dont les fichiers contiennent des infos sur l'état du système et des processus en cours d'exécution.

/root :

le répertoire de l'administrateur système. Il n'est pas sous /home pour des raisons que je détaillerai plus loin.

/sbin :

les commandes de base nécessaires a l'administration système (vérification et réparation des disques, mise en place du réseau...).

/tmp :

les fichiers temporaires.

/usr :

les logiciels installés avec le système.

/usr/X11R6 :

X-Window.

/usr/bin :

les exécutables.

/usr/dict :

les dictionnaires (pour les correcteurs d'orthographe et les craqueurs de mots de passe).

/usr/doc :

la doc.

/usr/etc :

des fichiers de config.

/usr/games :

les jeux.

/usr/include :

les fichiers d'en-tête pour la programmation.

/usr/info :

la doc au format GNU info.

/usr/lib :

les DLL non vitales.

/usr/local :

une sous-hiérarchie qui contient des logiciels compilés sur place à partir des sources. Organisation similaire à /usr.

/usr/man :

le manuel en ligne. Les fichiers sont compressés.

/usr/sbin :

principalement les serveurs réseau.

/usr/share :

des fichiers de données.

/usr/spool :

généralement un lien symbolique vers /var/spool.

/usr/src :

les sources de certains logiciels, principalement le noyau de Linux.

/var :

des données fréquemment réécrites.

/var/catman :

les pages du manuel décompressées (ça se fait à la demande).

/var/lib :

des bases de données, des fichiers de config...

/var/local :

complète /usr/local de la même façon que /var complète /usr.

/var/lock :

des fichiers qui servent à marquer l'utilisation de certaines ressources. Par exemple, quand un logiciel se sert du modem, il crée un fichier ici pour le signaler.

/var/log :

le journal du système.

/var/run :

principalement des infos sur les serveurs en fonctionnement.

/var/spool :

les spools: tout ce qui est "de passage" en attendant d'être utilisé par un logiciel. Ca inclut entre autres le mail, les news, les files d'attente des imprimantes...

/var/tmp :

des fichiers temporaires.

Une petite explication des structures assez similaires de /, /usr et /usr/local. Il est assez fréquent que /usr soit stocké sur un disque distinct de /, voire sur une autre machine. Donc / contient de quoi monter /usr, y compris à travers le réseau, et de quoi réparer si quelque chose foire. La même remarque s'applique a /home; c'est pourquoi le répertoire de l'administrateur est /root et non /home/root. De plus, comme /usr peut être monté en réseau, il peut être partagé entre plusieurs machines; c'est pourquoi les fichiers de config et de données sont dans /var.

Quant à /usr/local, il est séparé de /usr car si /usr est facilement récupérable en cas de pépin (au pire, on réinstalle tout), /usr/local est beaucoup plus difficile à reconstruire: il faut récupérer les sources des logiciels et les recompiler.

Enfin, /opt a une structure totalement différente: chaque logiciel y a son propre répertoire. On pourra par exemple avoir une hiérarchie du style:

  /opt ---+
    +- /opt/Office40
    +- /opt/netscape
    +- /opt/kde
    +- /opt/gnome
    |

Généralement, chaque répertoire de /opt possède au moins les sous-répertoires bin et etc, qui contiennent respectivement les exécutables et les fichiers de config:

  /opt ---+- /opt/gnome --+- /opt/gnome/bin
    |   +- /opt/gnome/etc
    |   |
    |

Étendre la partition et le système de fichiers (Côté Linux)

Une fois l'espace alloué par Proxmox, le système Linux à l'intérieur du LXC doit être informé qu'il peut utiliser ce nouvel espace.

Étape 1 : Vérification de l'état actuel

Connectez-vous en console ou SSH à l'intérieur de votre LXC et vérifiez l'espace disponible :

df -h

Si la taille affichée pour / est déjà la nouvelle taille, Proxmox a fait le travail automatiquement (courant en LXC). Sinon, passez à l'étape suivante.

Étape 2 : Redimensionner le système de fichiers (ext4)

La majorité des LXC utilisent le système de fichiers ext4. Pour l'étendre sans redémarrer :

# On demande à resize2fs d'occuper tout l'espace libre sur le disque racine
resize2fs /dev/sda1

Note : Si /dev/sda1 ne fonctionne pas, utilisez la commande lsblk pour identifier le nom exact de votre partition racine.

Étape 3 : Cas particulier - Gestion par LVM

Si votre LXC utilise LVM (très rare à l'intérieur d'un conteneur, mais possible), suivez ces étapes :

# 1. Étendre le volume physique
pvresize /dev/sda

# 2. Étendre le volume logique (remplacez par votre chemin)
lvextend -l +100%FREE /dev/mapper/ubuntu--vg-ubuntu--lv

# 3. Étendre le système de fichiers
resize2fs /dev/mapper/ubuntu--vg-ubuntu--lv
Astuce : Si après ces commandes df -h ne montre toujours pas de changement, essayez simplement de redémarrer le conteneur depuis l'interface Proxmox (Stop puis Start).

🔑 Guide Complet : Authentification SSH par Clés

L'authentification par clés SSH remplace avantageusement les mots de passe. Elle est plus sécurisée, insensible aux attaques par force brute, et indispensable pour l'automatisation avec des outils comme Ansible (AWX).


1. 🧠 Le Concept : Clé Publique vs Clé Privée

L'authentification SSH repose sur la cryptographie asymétrique. Au lieu d'avoir un mot de passe unique, on utilise un couple de fichiers indissociables :

🔒 La Clé Publique (Le Cadenas) 🗝️ La Clé Privée (La Clé physique)
  • Extension : Finit toujours par .pub (ex: id_ed25519.pub).
  • Rôle : C'est le cadenas que vous installez sur toutes les portes (serveurs) où vous souhaitez entrer.
  • Sécurité : Elle n'est pas secrète. Vous pouvez la distribuer partout, l'envoyer par mail, la mettre sur GitHub. Sans la clé privée associée, elle ne sert à rien.
  • Extension : Pas d'extension (ex: id_ed25519).
  • Rôle : C'est la clé unique que vous gardez sur vous (votre PC ou votre gestionnaire de mots de passe / AWX). Elle ouvre les cadenas.
  • Sécurité : ULTRA SECRÈTE. Elle ne doit jamais quitter votre machine ou votre coffre-fort. Si quelqu'un la vole, il a accès à tous vos serveurs.

2. 🛠️ Générer sa paire de clés

On utilise aujourd'hui l'algorithme ED25519, qui est plus moderne, plus rapide et plus sécurisé que l'ancien RSA.

Ouvrez un terminal sur votre machine locale et tapez :

ssh-keygen -t ed25519 -C "cle-admin-cluster"

Note : L'outil vous demandera où sauvegarder (laissez par défaut) et si vous voulez une "passphrase" et dans le cas d'une passphrase, afin d'éviter de la renseigner à chaque fois, vous pouvez taper la commande ssh-add. Pour l'automatisation (Ansible/AWX), laissez la passphrase vide en appuyant deux fois sur Entrée.


3. 🚀 Déployer la clé (Méthode classique)

Pour autoriser votre clé sur un serveur distant, il faut copier le contenu de la clé publique (le cadenas) dans le fichier ~/.ssh/authorized_keys du serveur. La commande ssh-copy-id fait cela automatiquement :

# Remplacer 'utilisateur' et 'ip_du_serveur'
ssh-copy-id -i ~/.ssh/id_ed25519.pub utilisateur@10.151.x.x

Il vous demandera le mot de passe du serveur une dernière fois pour installer le cadenas. Ensuite, vous pourrez vous connecter sans mot de passe !


4. 🤖 Déploiement Massif (La boucle du Sysadmin)

Si vous avez 15 serveurs ou LXC à configurer d'un coup, faire la commande précédente manuellement est fastidieux (taper "yes" pour l'empreinte, taper 15 fois le mot de passe...).

Voici comment automatiser le déploiement de la clé publique avec une boucle Bash et l'outil sshpass.

Prérequis :

Installez l'utilitaire sshpass sur votre machine d'administration :

sudo apt update && sudo apt install sshpass -y

Le Script de boucle :

Modifiez ce bloc avec vos IPs, votre utilisateur cible, et votre mot de passe, puis collez-le dans le terminal.

# 1. On stocke le mot de passe dans une variable d'environnement
export SSHPASS='MonMotDePasseSuperSecret'

# 2. On lance la boucle sur notre liste d'IPs
for ip in 10.151.151.230 10.151.151.244 10.151.151.100; do
    echo -e "\n=== Copie de la clé sur root@$ip ==="
    
    # sshpass : injecte le mot de passe automatiquement
    # StrictHostKeyChecking=no : accepte automatiquement la nouvelle empreinte (le fameux 'yes')
    sshpass -e ssh-copy-id -o StrictHostKeyChecking=no -i ~/.ssh/id_ed25519.pub root@$ip
done

# 3. On détruit la variable pour des raisons de sécurité
unset SSHPASS
🎉 Résultat : En 5 secondes, votre clé SSH est poussée sur l'ensemble de votre parc. Vous êtes prêt pour Ansible !

Environnement Python pour Ansible & Molecule (venv)

Objectif : Standardiser un environnement Python isolé pour Ansible et Molecule afin de garantir stabilité, reproductibilité et compatibilité en environnement LXC / serveur / homelab.

1. Architecture recommandée

Principe :
Un environnement Python isolé (venv) par stack.

2. Pré-requis système

sudo apt update
sudo apt install -y python3 python3-venv python3-pip \
gcc git build-essential
ATTENTION :
Ne jamais utiliser sudo pip install sur le système hôte.

3. Création du venv Ansible

python3 -m venv /opt/ansible-venv

Correction des permissions (important en LXC)

sudo chown -R $USER:$USER /opt/ansible-venv

4. Activation du venv

source /opt/ansible-venv/bin/activate

Alias recommandé

echo 'alias avenv="source /opt/ansible-venv/bin/activate"' >> ~/.bashrc
echo 'alias dvenv="deactivate"' >> ~/.bashrc
source ~/.bashrc
Usage : avenv pour activer l’environnement.

5. Installation Ansible (core)

pip install --upgrade pip setuptools wheel
pip install ansible

Validation

ansible --version
ansible-config --version

6. Installation Molecule

Installation standard

pip install molecule

Drivers recommandés

# Docker
pip install molecule molecule-docker

# Podman
pip install molecule molecule-podman

7. Vérification globale

which ansible-config
which molecule
ansible --version
molecule --version
Résultat attendu :
Tous les binaires doivent pointer vers /opt/ansible-venv/bin/

8. Maintenance et mises à jour

Voir les paquets obsolètes

pip list --outdated

Mettre à jour pip

pip install --upgrade pip

Mise à jour globale du venv

pip install pip-review
pip-review --auto
ATTENTION :
Les mises à jour automatiques peuvent casser la compatibilité Ansible/Molecule. À utiliser uniquement en environnement non production.

9. Sauvegarde / reproductibilité

Exporter l’environnement

pip freeze > requirements.txt

Restaurer

pip install -r requirements.txt

10. Dépannage (RUNBOOK)

❌ ansible-config introuvable

pip install ansible

❌ Permission denied dans /opt/ansible-venv

sudo chown -R $USER:$USER /opt/ansible-venv

❌ Molecule ne trouve pas Ansible

pip install ansible molecule

❌ Mauvais PATH (pipx / system conflict)

which ansible
which molecule
echo $PATH

11. Commandes opérationnelles

avenv               # activer venv
dvenv               # désactiver venv
ansible-playbook    # exécuter playbooks
molecule test       # tests infra
pip list            # paquets installés
pip list --outdated # audit

12. Recommandations d’architecture


Conclusion :
Un environnement venv propre garantit stabilité, reproductibilité et compatibilité avec Ansible & Molecule en environnement LXC / homelab.

Extraire le contenu d'un coup d'un contexte

Voici comment extraire tout le contenu de plusieurs fichiers dans une sous-arborescence : 

.venv) [nancmdzk@TOLX302130067 ~/workspace/techdata-ansible-collection] (docs/roles_documentation)$ tree techdata/monitoring/roles/kibana/
techdata/monitoring/roles/kibana/
├── defaults
│   └── main.yml
├── files
│   └── node.options
├── handlers
│   └── main.yml
├── meta
│   ├── argument_specs.yml
│   └── main.yml
├── README.md
├── tasks
│   ├── cleanup_old_facts.yml
│   ├── configure.yml
│   └── main.yml
├── templates
│   └── kibana.yml.j2
├── tests
│   └── main.yml
└── vars
    └── main.yml

8 directories, 12 files

La commande magique : 

find techdata/monitoring/roles/kibana/ -type f -exec echo -e "\n=== {} ===" \; -exec cat {} \;

La même commande magique extraite dans un fichier : 

find techdata/monitoring/roles/kibana/ -type f -exec echo -e "\n=== {} ===" \; -exec cat {} \; > kibana_full_export.txt

Notice explicative des options de la commande :

📦 Vagrant + VirtualBox + LFCS Lab (Fedora)

1. Objectif

Environnement LFCS avec 2 VM Ubuntu gérées par Vagrant + VirtualBox.


2. Installation

Vagrant

sudo dnf install -y vagrant

VirtualBox

sudo dnf install -y VirtualBox

3. Vagrantfile (2 VM)

config.vm.define "ubuntu1" do |vm|
  vm.vm.box = "ubuntu/focal64"
  vm.vm.network "private_network", ip: "192.168.56.101"
end

config.vm.define "ubuntu2" do |vm|
  vm.vm.box = "ubuntu/focal64"
  vm.vm.network "private_network", ip: "192.168.56.102"
end

4. Commandes Vagrant essentielles

vagrant up
vagrant halt
vagrant ssh ubuntu1
vagrant destroy -f
vagrant status

5. Commandes réseau / debug Vagrant

vagrant status
vagrant ssh ubuntu1
ip a

---

6. DEBUG — VirtualBox & Kernel (IMPORTANT)

6.1 Vérifier module kernel VirtualBox

lsmod | grep vbox

Si rien n’apparaît :

sudo modprobe vboxdrv

---

6.2 Vérifier VirtualBox

VBoxManage --version
which VBoxManage
rpm -qa | grep -i virtualbox

---

6.3 Problème kernel modules (akmods)

Sur Fedora, VirtualBox dépend des modules kernel :

sudo akmods --rebuild --force
sudo modprobe vboxdrv

Si problème persiste :

sudo reboot

---

7. DEBUG — Installation / réinstallation VirtualBox

Réinstallation complète

sudo dnf reinstall -y VirtualBox-server akmod-VirtualBox VirtualBox-kmodsrc

Ou nettoyage total :

sudo dnf remove -y VirtualBox-server akmod-VirtualBox VirtualBox-kmodsrc

Puis :

sudo dnf install -y VirtualBox

---

8. DEBUG — Vagrant + provider VirtualBox

Plugins Vagrant

vagrant plugin list
vagrant plugin install vagrant-virtualbox2

Réparation plugins

vagrant plugin repair
vagrant plugin expunge --reinstall
vagrant plugin update

---

9. DEBUG — libvirt (ancien essai Fedora)

Problèmes rencontrés

Commandes de diagnostic utilisées

virsh net-list --all
virsh domifaddr all-courses_ubuntu1
virsh domiflist all-courses_ubuntu1
virsh dumpxml all-courses_ubuntu1
systemctl status libvirtd

Conclusion

Libvirt fonctionne mais est trop complexe sur Fedora 44 pour ce lab. VirtualBox est plus stable pour LFCS.

---

10. Secure Boot / MOK (Fedora)

Problème

Modules kernel VirtualBox bloqués par Secure Boot

Solution

sudo mokutil --list-enrolled

---

11. Cycle de travail recommandé

vagrant up
vagrant ssh ubuntu1
vagrant halt
vagrant up

---

12. Résumé troubleshooting

Raccourcis clavier pour le Terminal

Cette documentation regroupe les raccourcis clavier les plus utilisés dans les terminaux Linux (Bash, Zsh, Shell POSIX compatibles GNU Readline).


⌨️ Déplacement du curseur

Raccourci Action
Ctrl + A Aller au début de la ligne
Ctrl + E Aller à la fin de la ligne
Alt + B Reculer d'un mot
Alt + F Avancer d'un mot
Ctrl + XX Basculer entre la position actuelle et le début de ligne

✂️ Édition et suppression

Raccourci Action
Ctrl + D Supprimer le caractère sous le curseur
Backspace Supprimer le caractère précédent
Ctrl + H Equivalent à Backspace
Ctrl + W Supprimer le mot précédent
Alt + D Supprimer le mot suivant
Ctrl + U Supprimer du curseur jusqu'au début de ligne
Ctrl + K Supprimer du curseur jusqu'à la fin de ligne
Ctrl + Y Coller le dernier texte supprimé
Alt + Backspace Supprimer le mot précédent
Ctrl + T Inverser deux caractères
Alt + T Inverser deux mots

📜 Historique des commandes

Raccourci Action
Flèche Haut Commande précédente
Flèche Bas Commande suivante
Ctrl + P Commande précédente
Ctrl + N Commande suivante
Ctrl + R Recherche dans l'historique
Ctrl + G Quitter la recherche d'historique
!! Exécuter la dernière commande
!n Exécuter la commande numéro n
!texte Dernière commande commençant par "texte"
history Afficher l'historique

🔄 Contrôle des processus

Raccourci Action
Ctrl + C Interrompre le processus courant
Ctrl + Z Suspendre le processus
Ctrl + D Fermer la session ou envoyer EOF
fg Remettre un processus suspendu au premier plan
bg Reprendre un processus en arrière-plan
jobs Afficher les tâches en cours

📂 Autocomplétion

Raccourci Action
Tab Autocompléter commande ou fichier
Tab + Tab Afficher les possibilités
Alt + ? Afficher les complétions possibles
Alt + * Insérer toutes les complétions

🖥️ Gestion de l'écran

Raccourci Action
Ctrl + L Effacer l'écran
clear Effacer l'écran
reset Réinitialiser le terminal

📋 Copier / Coller (Terminal graphique)

Raccourci Action
Ctrl + Shift + C Copier
Ctrl + Shift + V Coller
Shift + Insert Coller
Sélection molette Coller la sélection primaire

🔍 Recherche et navigation avancée

Raccourci Action
Ctrl + R Recherche arrière dans l'historique
Ctrl + S Recherche avant (si activée)
Alt + . Récupérer le dernier argument de la commande précédente
Esc puis . Equivalent à Alt + .

🐧 Raccourcis spécifiques Bash

Raccourci Action
Ctrl + O Exécuter la commande trouvée puis passer à la suivante
Alt + C Mettre en majuscule le caractère courant et avancer
Alt + U Mettre le mot suivant en majuscules
Alt + L Mettre le mot suivant en minuscules
Ctrl + _ Annuler la dernière modification
cd Revient au home directory
cd -  Revient au dossier précédent

🧵 Multiplexeurs de terminal

tmux

Raccourci Action
Ctrl + B puis C Nouvelle fenêtre
Ctrl + B puis N Fenêtre suivante
Ctrl + B puis P Fenêtre précédente
Ctrl + B puis % Division verticale
Ctrl + B puis " Division horizontale

screen

Raccourci Action
Ctrl + A puis C Créer une fenêtre
Ctrl + A puis N Fenêtre suivante
Ctrl + A puis P Fenêtre précédente
Ctrl + A puis D Détacher la session

⭐ Les 15 raccourcis indispensables

  1. Ctrl + C
  2. Ctrl + Z
  3. Ctrl + D
  4. Ctrl + L
  5. Ctrl + A
  6. Ctrl + E
  7. Ctrl + U
  8. Ctrl + K
  9. Ctrl + W
  10. Ctrl + Y
  11. Ctrl + R
  12. Tab
  13. Alt + .
  14. Ctrl + P
  15. Ctrl + N

Version : Linux / Bash / Zsh
Dernière mise à jour : Juin 2026

🔀 Comprendre les redirections : stdout, stderr, 2>&1, /dev/null et tee

Les redirections sont l'un des concepts les plus importants à maîtriser sous Linux. Elles permettent de contrôler où sont envoyés les résultats d'une commande et les messages d'erreur.


📑 Sommaire


📡 Les flux standards Linux

Information
Chaque programme Linux utilise trois flux standards.
Flux Numéro Description
stdin 0 Entrée standard (clavier)
stdout 1 Sortie standard
stderr 2 Sortie d'erreur

Schéma général

             Clavier
                |
                v
            stdin (0)

             COMMANDE

stdout (1) -------------> Écran

stderr (2) -------------> Écran

Par défaut, les résultats et les erreurs sont affichés sur le terminal.


📤 Redirection de stdout (1)

Le symbole > redirige la sortie standard.

ls /etc > resultat.txt

Ce qui se passe

stdout (1)
    |
    v
resultat.txt

Le contenu n'est plus affiché à l'écran mais enregistré dans le fichier.

Écrasement vs Ajout

Syntaxe Effet
> Écrase le fichier
>> Ajoute à la fin du fichier

Exemple

echo "Bonjour" > test.txt
echo "Monde" > test.txt

Résultat :

Monde

Le premier contenu a été remplacé.


⚠️ Redirection de stderr (2)

Les erreurs utilisent un flux différent : stderr.

ls fichier_inexistant

Affiche :

ls: impossible d'accéder à 'fichier_inexistant'

Pour rediriger les erreurs :

ls fichier_inexistant 2> erreurs.log

Schéma

stderr (2)
    |
    v
erreurs.log

📁 Séparer stdout et stderr

ls /etc fichier_inexistant > sortie.log 2> erreur.log
Fichier Contenu
sortie.log Résultat normal
erreur.log Messages d'erreur

🧠 Comprendre 2>&1

Astuce importante
C'est probablement la syntaxe la plus utilisée dans les scripts Linux.

Commande

commande > fichier.log 2>&1

Décomposition

Cette partie :

> fichier.log

équivaut à :

1> fichier.log

Donc :

stdout --> fichier.log

Puis :

2>&1

signifie :

rediriger stderr vers le même emplacement que stdout

Schéma

stdout (1) -----\
                 \
                  ---> fichier.log
                 /
stderr (2) -----/

Résultat

commande > fichier.log 2>&1

Les sorties normales et les erreurs sont regroupées dans le même fichier.


⚠️ Pourquoi l'ordre est important ?

Correct :

commande > fichier.log 2>&1

Incorrect :

commande 2>&1 > fichier.log
Attention
Linux traite les redirections de gauche à droite.

Dans le second cas, stderr continue d'utiliser le terminal.


🚀 Syntaxe simplifiée : &>

Bash fournit un raccourci :

commande &> fichier.log

Équivalent à :

commande > fichier.log 2>&1

Ajout dans le fichier

commande &>> fichier.log

🗑️ Comprendre /dev/null

Information
/dev/null est la poubelle de Linux.

Tout ce qui est envoyé dans ce fichier disparaît immédiatement.

echo "test" > /dev/null

Aucun résultat.

Ignorer les erreurs

commande 2>/dev/null

Ignorer la sortie normale

commande >/dev/null

Tout ignorer

commande >/dev/null 2>&1

Schéma

stdout --------> /dev/null

stderr --------> stdout
                    |
                    v
               /dev/null

Rien ne s'affiche.


🫖 Comprendre la commande tee

La commande tee permet d'écrire à la fois :

Exemple

ls | tee resultat.log

Schéma

stdout
   |
   +------> écran
   |
   +------> resultat.log

L'utilisateur voit le résultat tout en conservant une trace dans un fichier.


🔐 Tee avec sudo

Cette commande échoue :

sudo echo "8.8.8.8 google" > /etc/hosts

Car la redirection est exécutée par le shell utilisateur avant sudo.

Solution

echo "8.8.8.8 google" | sudo tee -a /etc/hosts

Schéma

echo
 |
 v
sudo tee -a
 |
 +------> écran
 |
 +------> /etc/hosts

Ici, c'est bien tee qui écrit dans le fichier avec les privilèges root.


📋 Résumé rapide

Syntaxe Action
commande > fichier stdout vers fichier
commande >> fichier Ajouter stdout
commande 2> fichier stderr vers fichier
commande > fichier 2>&1 stdout + stderr vers fichier
commande &> fichier Version courte Bash
commande >/dev/null Ignorer stdout
commande 2>/dev/null Ignorer stderr
commande >/dev/null 2>&1 Tout ignorer
commande | tee fichier Afficher + enregistrer
commande | sudo tee -a fichier Afficher + enregistrer avec sudo
À retenir
Les 4 syntaxes les plus utilisées en administration Linux sont :

Bootstrap automatique d'un poste Fedora d'administration

Cette page décrit la mise en place d'un poste Fedora destiné à l'administration de l'infrastructure. L'objectif est de pouvoir :


Prérequis


Script de bootstrap

Créer un fichier, par exemple bootstrap-fedora.sh, puis coller le script ci-dessous.

#!/usr/bin/env bash
set -euo pipefail

echo "=== Bootstrap Fedora Administration ==="

SSH_DIR="$HOME/.ssh"
KEY_FILE="$SSH_DIR/id_ed25519"
CONFIG_FILE="$SSH_DIR/config"

ROOT_HOSTS=(
  10.151.151.230
  10.151.151.100
  10.151.151.220
  10.151.151.231
  10.151.151.40
  10.151.151.239
  10.151.151.249
)

NANCRE_HOSTS=(
  10.151.151.244
  10.151.151.245
  10.151.151.246
  10.151.151.247
  10.151.151.240
)

echo
echo "[1/6] Installation des paquets nécessaires"
sudo dnf install -y openssh-clients sshpass

echo
echo "[2/6] Préparation du dossier ~/.ssh"
mkdir -p "$SSH_DIR"
chmod 700 "$SSH_DIR"

echo
echo "[3/6] Génération de la clé SSH si absente"
if [[ ! -f "$KEY_FILE" ]]; then
  ssh-keygen -t ed25519 -a 100 -f "$KEY_FILE" -N ""
else
  echo "Clé déjà existante : $KEY_FILE"
fi

echo
echo "[4/6] Création de ~/.ssh/config"
cat > "$CONFIG_FILE" <<'EOF'
Host nas
    HostName 10.151.151.201
    User n.ancre
    Port 22022
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host 10.151.151.* !10.151.151.201
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no
    UserKnownHostsFile /dev/null

Host proxmox
    HostName 10.151.151.249
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host proxmox-ms
    HostName 10.151.151.239
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host squall
    HostName 10.151.151.245
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host linoa
    HostName 10.151.151.246
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host quistis
    HostName 10.151.151.247
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host selphie
    HostName 10.151.151.240
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519

Host network
    HostName 10.151.151.40
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no

Host webserver
    HostName 10.151.151.100
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no

Host bitwarden
    HostName 10.151.151.231
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no

Host bookstack
    HostName 10.151.151.220
    User root
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no

Host bastion
    HostName 10.151.151.244
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/id_ed25519
    StrictHostKeyChecking no
    UserKnownHostsFile /dev/null

Host plex
    HostName 10.151.151.105
    User nancre
    IdentityFile ~/.ssh/awx_ansible_key
EOF

chmod 600 "$CONFIG_FILE"

echo
echo "[5/6] Déploiement de la clé sur les hôtes root"

read -s -p "Mot de passe root : " ROOTPASS
echo
export SSHPASS="$ROOTPASS"

for host in "${ROOT_HOSTS[@]}"; do
  echo "  - root@$host"
  sshpass -e ssh-copy-id \
    -o StrictHostKeyChecking=no \
    -i "$KEY_FILE.pub" \
    root@"$host"
done

unset SSHPASS
unset ROOTPASS

echo
echo "[6/6] Déploiement de la clé sur les hôtes nancre"

read -s -p "Mot de passe nancre : " NANCREPASS
echo
export SSHPASS="$NANCREPASS"

for host in "${NANCRE_HOSTS[@]}"; do
  echo "  - nancre@$host"
  sshpass -e ssh-copy-id \
    -o StrictHostKeyChecking=no \
    -i "$KEY_FILE.pub" \
    nancre@"$host"
done

unset SSHPASS
unset NANCREPASS

echo
echo "=== Vérification ==="
ssh -G proxmox > /dev/null
ssh -G squall > /dev/null
ssh -G bastion > /dev/null

echo
echo "Bootstrap terminé avec succès."

Installation du script

nano bootstrap-fedora.sh
chmod +x bootstrap-fedora.sh

Exécution

./bootstrap-fedora.sh

Le script va demander deux mots de passe distincts :


Structure des accès

Accès en root

Accès avec nancre


Tests manuels

Après exécution, vérifier les alias SSH :

ssh proxmox
ssh proxmox-ms
ssh squall
ssh linoa
ssh quistis
ssh selphie
ssh network
ssh webserver
ssh bitwarden
ssh bookstack
ssh bastion
ssh nas

Si tout est correct, aucune demande de mot de passe ne doit apparaître pour les hôtes déjà provisionnés.


Notes

🔒 Générer un certificat Let's Encrypt avec Nginx

Cette procédure permet de générer un certificat TLS Let's Encrypt pour un nouveau nom de domaine hébergé derrière le serveur Nginx de la plateforme.

Elle est utilisée lorsqu'un nouveau service HTTP(S) est publié.


🎯 Objectif

À la fin de cette procédure :


📋 Prérequis


📝 Étape 1 - Créer le Virtual Host

Créer un nouveau fichier de configuration.

cd /etc/nginx/conf.d

nano pdf.numericare.fr.conf

📝 Étape 2 - Ajouter la configuration minimale

server {

    listen 80;

    server_name pdf.numericare.fr;

    location /.well-known/acme-challenge/ {

        root /var/www/certbot;

        allow all;

    }

    location / {

        return 404;

    }

}

✅ Étape 3 - Vérifier la configuration Nginx

nginx -t

Le résultat attendu est :

syntax is ok
test is successful

🔄 Étape 4 - Recharger Nginx

systemctl reload nginx

🔐 Étape 5 - Générer le certificat

certbot certonly \
--webroot \
-w /var/www/certbot \
-d pdf.numericare.fr

✅ Étape 6 - Vérifier le certificat

certbot certificates

Vérifier notamment :


📂 Emplacement des certificats

/etc/letsencrypt/live/<domain>/

Les fichiers principaux sont :


🔍 Vérifications

Tester la résolution DNS

dig pdf.numericare.fr

Tester l'accès HTTP

curl http://pdf.numericare.fr

Tester le challenge ACME

curl http://pdf.numericare.fr/.well-known/acme-challenge/test

🚨 Dépannage

Problème Vérification
Échec du challenge ACME Vérifier la résolution DNS et le Virtual Host.
Erreur 404 Contrôler le répertoire /var/www/certbot.
Erreur de permissions Vérifier les droits sur le répertoire ACME.
Échec de validation Contrôler que le port 80 est bien publié vers Nginx.

💡 Bonnes pratiques


🚀 Évolution de la plateforme

Cette procédure est actuellement réalisée manuellement. L'objectif à long terme est de l'automatiser entièrement via AWX et Ansible. À terme, la création d'un nouveau Virtual Host et l'obtention du certificat Let's Encrypt feront partie du processus de déploiement de la plateforme.

```

WireGuard - Ajouter un nouveau client

Ce tutoriel explique comment ajouter un nouveau client WireGuard sur le Raspberry Pi hébergeant AdGuard Home.


1. Créer le dossier du client


cd /opt/papa-network/wireguard/clients
mkdir -p windows
cd windows

2. Générer les clés


umask 077
wg genkey | tee windows.key | wg pubkey > windows.pub

3. Récupérer les clés


cat windows.key
cat windows.pub

4. Ajouter le client au serveur

Éditer :


sudo nano /etc/wireguard/wg0.conf

Ajouter à la fin du fichier :


[Peer]
PublicKey = <CONTENU_DE_WINDOWS.PUB>
AllowedIPs = 10.200.1.X/32

Remplacer X par une adresse IP libre.

Exemple :


10.200.1.4

5. Créer le fichier client


nano windows.conf

[Interface]
PrivateKey = <CONTENU_DE_WINDOWS.KEY>
Address = 10.200.1.4/32
DNS = 192.168.1.2
[Peer]
PublicKey = <CLE_PUBLIQUE_DU_SERVEUR>
Endpoint = papa.numericare.fr:51820
AllowedIPs = 192.168.1.0/24,10.200.1.0/24
PersistentKeepalive = 25

6. Recharger WireGuard


sudo systemctl restart wg-quick@wg0

7. Vérifier le serveur


sudo wg

Le nouveau Peer doit apparaître.


8. Générer le QR Code (Android / iPhone)


qrencode -o /opt/papa-network/wireguard/qr/windows.png < windows.conf

Ou directement dans le terminal :


qrencode -t ansiutf8 < windows.conf

9. Import du client

Plateforme Action
Windows Importer le fichier windows.conf dans WireGuard.
Linux Copier le fichier dans /etc/wireguard/wg0.conf puis démarrer wg-quick@wg0.
Android / iPhone Scanner le QR Code.

10. Vérification

Depuis le client :


ping 192.168.1.2

Puis :


nslookup google.fr

Le serveur DNS doit être :


192.168.1.2

Bonnes pratiques